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INSERM - Dossier d'information Troubles specifiques des apprentissages

Dossier d'information scientifique de l'INSERM sur les troubles specifiques des apprentissages (TSLA/dys). 15 a 20% des enfants ont des difficultes scolaires mais les troubles specifiques concernent 5 a 7% des enfants d'age scolaire. Troubles durables et severes chez 1 a 2%. Dans 40% des cas, plusieurs troubles associes. Couvre : dyslexie (trouble identification mots ecrits, 2,3-12% selon etudes), dysorthographie (expression ecrite), dyscalculie (deficit du calcul). Susceptibilite genetique demontree, genes de predisposition impliques dans la migration neuronale. Diagnostic clinique par evaluation phonologique et cognitive.

Cadre clinique

Les troubles spécifiques des apprentissages (TSA), ou « troubles dys », désignent des troubles durables et sévères affectant 1 à 2% des enfants d'âge scolaire, avec des répercussions sur leur scolarité et leur vie quotidienne [1]. Ces troubles sont répertoriés dans le DSM-5 et la CIM-10, et incluent :

Ces troubles sont spécifiques, ne pouvant être entièrement expliqués par une autre pathologie sensorielle, neurologique, intellectuelle ou psychiatrique, ni par un manque d’apport socioculturel. Ils sont durables, persistants depuis au moins 6 mois, et interfèrent significativement avec la réussite scolaire ou les activités de la vie courante [2].

Repères épidémiologiques

15 à 20% des enfants rencontrent des difficultés d’apprentissage, mais seulement 5 à 7% présentent des TSA [1]. La prévalence varie selon les études et les critères utilisés :

L’association de plusieurs troubles est fréquente (40% des cas), ce qui peut retarder le diagnostic et compliquer la prise en charge [1] [6].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic repose sur l’exclusion de déficiences intellectuelles, neurosensorielles ou psychiatriques, et sur des outils d’évaluation standardisés révélant des scores déficitaires par rapport aux normes d’âge [2]. Le processus diagnostique inclut :

  1. Bilan initial par le médecin traitant, utilisant des outils de dépistage validés
  2. Bilans spécialisés selon le type de trouble :
    • Orthophonique pour les difficultés de langage, de lecture ou de cognition mathématique
    • Psychomotricien ou ergothérapeute pour la coordination motrice ou les difficultés visuo-perceptives
    • Psychologue spécialisé en neuropsychologie pour un bilan cognitif ou attentionnel [7]

Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) de janvier 2018 définissent une organisation en trois niveaux de prise en charge, en fonction de la complexité des interventions nécessaires [7].

Interventions recommandées

La prise en charge des TSA est pluridisciplinaire et inclut :

La recherche actuelle se concentre sur le développement de méthodes de remédiation cognitive innovantes, visant à améliorer les processus de contrôle cognitif et la mémoire de travail [9].

Cadre légal et droits

Les TSA sont reconnus comme des troubles neurodéveloppementaux dans le DSM-5 et la CIM-10, et leur prise en charge s’inscrit dans la politique nationale de lutte contre le handicap [8]. Les enfants concernés bénéficient de droits spécifiques, tels que :

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs légaux spécifiques aux TSA en dehors du cadre général du handicap.

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Sources mobilisées (4)