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Dysgraphie

Trouble de l'écriture manuscrite affectant la qualité graphique et/ou la vitesse d'écriture. L'écriture est difficilement lisible, lente et coûteuse en effort. Souvent associée à la dyspraxie ou au TDAH. Le diagnostic peut être posé par un graphothérapeute, psychomotricien ou ergothérapeute. La rééducation vise à améliorer le geste graphique et propose des adaptations (ordinateur, logiciels de traitement de texte).

Qu'est-ce que la dysgraphie ?

La dysgraphie est un trouble de l'écriture manuscrite qui affecte la qualité graphique et/ou la vitesse d'écriture. Elle se caractérise par une écriture difficilement lisible, lente et coûteuse en effort. Ce trouble peut toucher la calligraphie, la réalisation de formes géométriques, ou encore la planification et l'organisation du texte [1] [4]. La dysgraphie peut être isolée ou s'associer à d'autres troubles, comme la dyspraxie ou le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-1] [KG-4] [KG-6] [KG-7].

Les troubles du graphisme peuvent porter uniquement sur la calligraphie dans le cadre d’une dyslexie-dysorthographie, ou bien également porter sur la réalisation de dessins simples (du fait de difficultés de coordination gestuelle) ou bien sur les dessins complexes du fait des difficultés de perception, planification et construction spatiales [3].

Ce que ça change au quotidien

La dysgraphie a un impact significatif sur la scolarité de l'enfant. L'écriture étant un processus multidimensionnel, différentes composantes peuvent être à l’origine d’un trouble de l’écriture : difficulté d’écriture liée à l’aspect moteur ; difficulté à terminer la tâche écrite ; orthographe insuffisante ; problèmes avec la composition écrite tels que la planification, le choix des mots, la construction de phrases et l’organisation du texte [1] [4].

Les enfants dysgraphiques peuvent rencontrer des difficultés importantes dans la transcription, la géométrie, et les opérations logico-mathématiques [2]. L'activité de transcription peut être cognitivement très coûteuse, épuisante, et délétère pour l’enfant, qui mettra toute son énergie et son attention sur cette activité, au détriment de l’écoute et de la compréhension de la leçon [6].

Ce qui peut aider

La rééducation du graphisme existe et relève des ergothérapeutes et psychomotriciens formés aux approches neuropsychologiques. Elle doit être le plus précoce possible, dès la fin de maternelle ou le début du primaire, si la calligraphie est nettement déficitaire, avant que les stratégies déviantes d’enchaînement des lettres ne rendent cette rééducation difficile [3] [9].

L’utilisation de la verbalisation pour monter l’écriture des lettres et groupes de lettres permet d’améliorer la lisibilité, la vitesse et surtout le coût cognitif [3]. Les prises en charge peuvent commencer en fin de maternelle, début de primaire si les troubles sont sévères, avant 8 ans en cas de troubles persistant, avant que des stratégies déviantes d’enchaînement des lettres ne soient fixées [9].

Différents types d’aides peuvent être mis en place pour limiter l’activité de transcription et qu’elle ne devienne pas contre-productive. Parfois, dans le cas où les troubles sont trop importants, des outils de compensation (aide humaine ou informatique) sont préconisés [6].

Les troubles du graphisme nécessitent d’être précisément analysés afin de leur apporter la réponse adéquate, par le professionnel le plus pertinent (psychomotricien ou ergothérapeute) [9].

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Sources mobilisées (5)