Dysgraphie
Trouble de l'écriture manuscrite affectant la qualité graphique et/ou la vitesse d'écriture. L'écriture est difficilement lisible, lente et coûteuse en effort. Souvent associée à la dyspraxie ou au TDAH. Le diagnostic peut être posé par un graphothérapeute, psychomotricien ou ergothérapeute. La rééducation vise à améliorer le geste graphique et propose des adaptations (ordinateur, logiciels de traitement de texte).
Qu'est-ce que la dysgraphie ?
La dysgraphie est un trouble spécifique de l'écriture manuscrite qui affecte la qualité graphique et/ou la vitesse d'écriture. Elle se manifeste par une écriture difficilement lisible, lente et coûteuse en effort. Ce trouble peut être isolé ou associé à d'autres difficultés, comme la dyspraxie ou le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [1] [9] [10].
La dysgraphie peut être diagnostiquée à partir de 7 ans, après environ 2 ans de pratique de l'écriture manuscrite. Cependant, des observations peuvent déjà être effectuées en maternelle [2]. Le diagnostic repose sur une évaluation fine de la coordination motrice et de l'écriture manuscrite à l'aide de tests standardisés [2] [3] [6] [12].
Ce que ça change au quotidien
La dysgraphie a un impact significatif sur le langage écrit, notamment sur la lecture (décodage, compréhension) et l'orthographe (production écrite, transcription) [KG-5]. Les enfants concernés peuvent éprouver des difficultés à planifier, programmer et coordonner des gestes complexes, ce qui absorbe une grande partie de leur attention et les empêche de prêter attention aux autres aspects de l'écriture, comme l'orthographe et le sens des mots [10].
Les enfants avec une dysgraphie peuvent également rencontrer des difficultés de motricité fine, ce qui peut affecter leur capacité à réaliser des gestes précis des mains et des doigts, comme la préhension, la manipulation et le graphisme [KG-8].
Ce qui peut aider
La rééducation de l'écriture, ou remédiation, vise à permettre à l'enfant de retrouver une écriture fonctionnelle en classe, c'est-à-dire une lisibilité et une vitesse suffisantes sans surcharge cognitive. Cette rééducation s'organise autour de l'enfant en lien avec les parents et les enseignants, qui ont un rôle à jouer dans l'accompagnement et la généralisation des acquis en séance [4].
Plusieurs méthodes de remédiation de la dysgraphie ont été développées, fondées sur des interventions ciblant des habiletés spécifiques. Cependant, il n'existe à l'heure actuelle aucune méthode générique établie et consensuelle pour la rééducation de la dysgraphie [4].
Les adaptations pédagogiques sont également nécessaires pour permettre à l'enfant de continuer ses apprentissages malgré son trouble. Par exemple, limiter la charge d'écriture en cas de dysgraphie peut être une solution [7].
Pour un diagnostic et une prise en charge adaptés, il est recommandé de consulter un professionnel de santé spécialisé, comme un ergothérapeute, un psychomotricien ou un orthophoniste [12].