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Dysorthographie

Trouble spécifique de l'acquisition de l'orthographe, souvent associé à la dyslexie. Se manifeste par des erreurs persistantes en orthographe d'usage et grammaticale, malgré un enseignement adapté. Le bilan orthophonique permet le diagnostic et guide la rééducation. Des aménagements scolaires (utilisation de l'ordinateur, dictée aménagée) sont recommandés.

Qu'est-ce que c'est ?

La dysorthographie est un trouble spécifique de l'acquisition de l'orthographe, souvent associé à la dyslexie. Elle se manifeste par des erreurs persistantes en orthographe d'usage et grammaticale, malgré un enseignement adapté [10] [11]. Ce trouble fait partie des troubles spécifiques des apprentissages (TSA), reconnus comme d'origine neuro-développementale [3]. Il n'est pas lié à une déficience sensorielle, motrice ou mentale, ni à un trouble envahissant du développement [3].

La dysorthographie est fréquente : elle concerne environ 3 à 5 % des enfants d'âge scolaire [11]. Elle peut être isolée ou associée à d'autres troubles, comme la dyslexie, la dyscalculie, la dyspraxie, ou les troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [4] [5] [12]. Dans près de 40 % des cas, un enfant concerné par un trouble spécifique des apprentissages présente plusieurs troubles [5].

Les enfants atteints de dysorthographie éprouvent des difficultés à apprendre à orthographier correctement les mots, ce qui a un impact sur leur production écrite [7]. Ce trouble est souvent lié à un dysfonctionnement cognitif commun avec la dyslexie [7].

Ce que ça change au quotidien

La dysorthographie a un impact significatif sur les apprentissages scolaires, notamment en lecture et en écriture [7]. Les enfants concernés peuvent rencontrer des difficultés à suivre le rythme scolaire et à produire des écrits conformes aux attentes [10]. Ces difficultés peuvent entraîner des retards dans les apprentissages et des frustrations, affectant la confiance en soi et la motivation [5].

Au quotidien, la dysorthographie peut nécessiter des adaptations pédagogiques pour permettre à l'enfant de continuer ses apprentissages malgré son trouble. Par exemple, limiter la charge d'écriture ou utiliser des outils informatiques comme le traitement de texte ou la dictée vocale peut être bénéfique [1] [2] [9]. Une pédagogie adaptée est également nécessaire pour tenir compte des besoins et des possibilités de l'enfant dans le domaine déficitaire [1].

Ce qui peut aider

La prise en charge de la dysorthographie repose principalement sur la rééducation orthophonique. Une rééducation orthophonique individuelle est préconisée dès le CP si le trouble persiste, ou dès la fin du CP si la réponse pédagogique adaptée initiale s'est avérée insuffisante [8]. Cette rééducation vise à améliorer les compétences phonologiques et le traitement visuel, ainsi qu'à automatiser le décodage et l'encodage par assemblage [8].

Les adaptations pédagogiques sont également essentielles. Elles peuvent inclure la lecture de l'énoncé des exercices, la limitation de la charge d'écriture, ou l'utilisation d'outils informatiques comme le traitement de texte ou la dictée vocale [1] [2] [9]. Ces adaptations permettent à l'enfant de continuer ses apprentissages malgré son trouble et de progresser de façon autonome [2].

En plus de la rééducation orthophonique, d'autres prises en charge peuvent être nécessaires en fonction des troubles associés. Par exemple, une prise en charge psychomotrice ou ergothérapique peut être indiquée en cas de troubles du graphisme [9]. Un projet de soins adapté peut également être nécessaire pour les troubles comportementaux et émotionnels associés [9].

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs spécifiques pour la dysorthographie.

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Sources mobilisées (5)