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Décrochage scolaire

Perte de motivation scolaire pouvant mener à l absentéisme ou au refus scolaire anxieux. Conséquence fréquente du harcèlement chez les élèves TND.

Cadre clinique

Le décrochage scolaire est un phénomène complexe qui peut résulter de divers facteurs, notamment des troubles du neurodéveloppement (TND) non diagnostiqués ou mal pris en charge. En l’absence de diagnostic et de prise en charge adaptés, les enfants présentant des TND risquent un décrochage scolaire, voire un échec scolaire, nécessitant des dispositifs scolaires particuliers. Ce décrochage peut s’accompagner de troubles émotionnels secondaires tels qu’une faible estime de soi, de l’anxiété, de la dépression, un faible intérêt ou un dégoût pour la scolarité, ainsi que des comportements oppositionnels ou agressifs réactionnels [1].

Le refus scolaire anxieux, anciennement appelé phobie scolaire, est une difficulté émotionnelle sérieuse qui se caractérise par une peur intense ou une anxiété excessive à l’idée d’aller à l’école. Ce refus scolaire débute souvent autour de l’âge de 11 ans, à l’entrée au collège, et entraîne une détresse persistante avec un impact majeur sur le bien-être et la scolarité de l’enfant [5]. Les facteurs de risque incluent un absentéisme récurrent durant le primaire, une anxiété de séparation importante, une anxiété sociale, un harcèlement scolaire, une pression scolaire importante, une consommation abusive de jeux vidéo et des réseaux sociaux, des crises d’angoisse récurrentes, une arrivée récente dans une nouvelle école, ou un trouble du neurodéveloppement [3].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte du décrochage scolaire en France. Cependant, il est mentionné que le harcèlement scolaire touche 6 à 10 % des élèves français chaque année, ce qui peut contribuer au décrochage scolaire [KG-8].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic du refus scolaire anxieux repose sur l’identification de signes et symptômes spécifiques. À la maison et avant l’heure d’aller à l’école, l’enfant peut présenter des symptômes tels que des pleurs, des crises de colère, des maux de ventre ou de tête, des nausées, des vomissements, ou des plaintes somatiques diverses. À l’école, l’enfant peut manifester une anxiété intense, des pleurs, des crises de panique, des difficultés à se séparer des parents, ou un refus catégorique d’entrer en classe [5].

Pour les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, le diagnostic doit être posé par des professionnels spécialisés. Les troubles dys, par exemple, peuvent nécessiter des aménagements et/ou des adaptations, voire des compensations dans certains cas. En l’absence de diagnostic et de prise en charge adaptés, ces troubles peuvent entraîner un décrochage scolaire [1].

Interventions recommandées

La gestion du refus scolaire anxieux nécessite une approche multidimensionnelle. Il est essentiel d’agir rapidement pour éviter que l’absence prolongée de l’école ne rende le retour plus difficile. Les stratégies recommandées incluent :

  1. Communiquer avec son enfant et maintenir le lien de confiance : Écouter l’enfant avec empathie pour comprendre ses peurs et ses inquiétudes. Maintenir le dialogue ouvert et rassurer l’enfant en insistant sur la nécessité de trouver une solution ensemble pour le retour à l’école. Diminuer drastiquement le temps d’écran et réguler les horaires d’utilisation des écrans [8].

  2. Favoriser une réintégration progressive de l’établissement scolaire : Organiser le retour à l’école en partenariat avec l’équipe éducative. Encourager de courtes visites à l’école, établir un calendrier précis de reprise progressive, et garder un rythme scolaire même lorsqu’il reste à la maison. Éviter l’inscription au CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) pour ne pas renforcer négativement les troubles de l’enfant [9].

  3. Améliorer la gestion de l’anxiété : Faire du sport, pratiquer des exercices de relaxation, instaurer une routine matinale et d’endormissement qui rassure l’enfant, revoir les exigences scolaires, et apprendre à gérer également le stress des parents. Préparer l’enfant à répondre aux questions de ses pairs sur ses absences [9].

  4. Améliorer l’estime de soi de l’enfant : Encourager l’autosuggestion positive, féliciter les progrès, surmonter avec l’enfant les difficultés académiques, analyser avec lui les facteurs causaux, et favoriser les relations avec les pairs [9].

Pour les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, il est crucial de mettre en place des aménagements et des adaptations scolaires adaptés. Les familles doivent faire face à une multiplicité de soins et à leur coordination, ce qui peut être complexe [1].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés au décrochage scolaire. Cependant, il est important de noter que les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement ont droit à des aménagements et des adaptations scolaires pour faciliter leur scolarité [1].

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Sources mobilisées (6)