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Décrochage scolaire

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Perte de motivation scolaire pouvant mener à l absentéisme ou au refus scolaire anxieux. Conséquence fréquente du harcèlement chez les élèves avec un trouble du neurodéveloppement.

Cadre clinique

Le décrochage scolaire désigne une perte de motivation scolaire pouvant mener à l'absentéisme ou au refus scolaire anxieux. Ce phénomène est une conséquence fréquente du harcèlement chez les élèves présentant des troubles du neurodéveloppement (TND) [1] [KG-1] [KG-2]. Le harcèlement scolaire se définit comme une violence répétée, verbale, physique et/ou psychologique, parfois prolongée en ligne (cyberharcèlement). Il repose sur un rapport de force et de domination, isolant la victime et portant atteinte à sa dignité [1].

Les élèves avec TND sont particulièrement vulnérables. Par exemple, les enfants autistes ont des difficultés à décoder les intentions d'autrui, les signaux non verbaux et les situations sociales, ce qui les expose davantage aux harceleurs. Les élèves avec des troubles Dys subissent souvent des moqueries sur leurs difficultés d'apprentissage, tandis que ceux avec un TDAH peuvent être isolés en raison de leur impulsivité ou de leur faible estime de soi. Le syndrome de Gilles de la Tourette, avec ses tics moteurs et verbaux, augmente aussi le risque de rejet et de harcèlement [2].

Repères épidémiologiques

En France, 6% à 10% des élèves sont victimes de harcèlement scolaire chaque année, soit environ 700 000 à 1 million d'enfants. Parmi les élèves avec des troubles Dys, 60% déclarent avoir subi du harcèlement, un taux supérieur à la moyenne nationale. Les élèves autistes sont également très exposés à des agressions verbales, sociales ou physiques, parfois graves [5].

Diagnostic et évaluation

Le refus scolaire anxieux se caractérise par une peur intense ou une anxiété excessive à l'idée d'aller à l'école, souvent apparue autour de 11 ans. Les signes incluent des plaintes physiques avant l'école, une anxiété de séparation importante, un isolement social, des antécédents de harcèlement, une pression scolaire excessive, ou une consommation abusive d'écrans. Les troubles du neurodéveloppement sont également un facteur de risque [4] [7].

Interventions recommandées

Pour gérer le refus scolaire anxieux, plusieurs stratégies sont recommandées :

  1. Communication et confiance : Écouter l'enfant avec empathie, maintenir un dialogue ouvert, et limiter les écrans pour éviter les bénéfices secondaires [10].
  2. Réintégration progressive : Organiser le retour à l'école en partenariat avec l'équipe éducative, établir un calendrier précis, et éviter le CNED qui peut chroniciser les troubles [11].
  3. Gestion de l'anxiété : Pratiquer du sport, des exercices de relaxation, et instaurer des routines rassurantes. Réviser les exigences scolaires et préparer l'enfant à répondre aux questions sur ses absences [11] [KG-4].
  4. Amélioration de l'estime de soi : Encourager les affirmations positives, célébrer les progrès, et favoriser les relations avec les pairs. Recourir à un soutien scolaire si nécessaire [11].

Cadre légal et droits

Le programme pHARe est un dispositif national obligatoire depuis 2023 pour lutter contre le harcèlement à l'école. Il repose sur cinq piliers : prévenir, former, protéger, inclure, et restaurer. Ce programme vise à créer un environnement scolaire sûr et inclusif pour tous les élèves, y compris ceux avec TND [KG-6].

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Sources mobilisées (5)