Décrochage scolaire
Perte de motivation scolaire pouvant mener à l absentéisme ou au refus scolaire anxieux. Conséquence fréquente du harcèlement chez les élèves TND.
Qu'est-ce que le décrochage scolaire ?
Le décrochage scolaire désigne une perte de motivation et d'intérêt pour les activités scolaires, pouvant mener à l'absentéisme ou au refus scolaire anxieux. Ce phénomène est fréquent chez les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement (TND), comme l'autisme, les troubles Dys, le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), ou le syndrome de Gilles de la Tourette [5]. Ces troubles rendent les enfants plus vulnérables au harcèlement scolaire, qui peut aggraver le décrochage [1] [2].
Le harcèlement scolaire se définit comme une violence répétée, verbale, physique et/ou psychologique, souvent liée à la stigmatisation de certaines caractéristiques, comme un handicap ou des difficultés d'apprentissage [1]. Les enfants avec des TND sont particulièrement exposés en raison de leurs difficultés à décoder les interactions sociales ou à gérer les moqueries sur leurs troubles [2]. Par exemple, 60 % des élèves avec des troubles Dys déclarent avoir subi du harcèlement scolaire, un taux bien supérieur à la moyenne nationale [5].
Ce que ça change au quotidien
Le décrochage scolaire peut avoir des conséquences importantes sur la vie quotidienne de l'enfant et de sa famille. Les enfants concernés peuvent manifester une anxiété accrue, un isolement social, une baisse de l'estime de soi, et des difficultés à se réinvestir dans les activités scolaires [3]. Ces troubles peuvent aussi entraîner des idées suicidaires dans les cas les plus graves [3].
Les facteurs de risque du refus scolaire anxieux incluent l'absentéisme récurrent, une anxiété de séparation importante, des antécédents de harcèlement scolaire, une pression scolaire excessive, ou une consommation abusive des écrans [4]. La maladie chronique ou les troubles de santé peuvent aussi jouer un rôle, en raison des absences fréquentes, de la fatigue, ou des troubles cognitifs associés [6].
Ce qui peut aider
Pour gérer le refus scolaire anxieux, il est essentiel d'agir rapidement et de manière progressive. Voici quelques stratégies recommandées :
- Communiquer avec l'enfant : Écouter ses peurs avec empathie, maintenir le dialogue ouvert, et rassurer l'enfant en insistant sur la nécessité de trouver une solution ensemble [10].
- Favoriser une réintégration progressive : Organiser le retour à l'école en partenariat avec l'équipe éducative, établir un calendrier précis de reprise, et éviter que l'enfant ne prenne du retard dans les apprentissages [11].
- Améliorer la gestion de l'anxiété : Encourager la pratique du sport, des exercices de relaxation, et instaurer des routines rassurantes [11].
- Renforcer l'estime de soi : Célébrer les progrès, encourager les relations avec les pairs, et recourir à un soutien scolaire si nécessaire [11].
Des programmes comme le programme pHARe, dispositif national de lutte contre le harcèlement à l'école, peuvent aussi aider à prévenir et à agir contre le harcèlement scolaire [3].
Sources mobilisées (5)
- [1] src-maisondelautisme-harcelement-tnd — DGS (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] Refus scolaire anxieux : le comprendre et le gérer — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [3] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [5] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (1 extrait)