Syndrome de Gilles de la Tourette
Trouble neurodéveloppemental caractérisé par des tics moteurs et vocaux involontaires, chroniques (> 1 an). Début typique entre 5 et 7 ans. Comorbidités fréquentes : TDAH (60-80%), TOC (30-50%), anxiété.
Qu'est-ce que c'est ?
Le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des tics moteurs et vocaux involontaires, chroniques (présents depuis plus d’un an) [1]. Ces tics peuvent être des mouvements brefs et répétitifs (comme des clignements des yeux, des hochements de tête) ou des sons (grognements, reniflements, mots) [7]. Les tics apparaissent souvent vers l’âge de 5 à 7 ans et peuvent fluctuer en intensité au fil du temps [1].
Le SGT est souvent associé à d’autres troubles neurodéveloppementaux, comme le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) (60-80% des cas), les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) (30-50%), ou encore l’anxiété [1] [KG-2] [KG-5]. Ces comorbidités peuvent influencer la prise en charge et le quotidien de l’enfant.
Ce que ça change au quotidien
Les tics peuvent avoir un impact significatif sur la vie sociale et scolaire de l’enfant. Par exemple, les tics vocaux, comme la coprolalie (expressions involontaires de mots obscènes), peuvent être socialement invalidants et exposer l’enfant au harcèlement scolaire [2]. Les enfants atteints de SGT peuvent également rencontrer des difficultés à former des amitiés étroites en raison de leur comportement ou de leur impulsivité [2].
Les tics peuvent s’aggraver en situation de stress ou de fatigue, mais diminuer lorsque l’enfant est concentré sur une activité exigeante, comme l’école ou la lecture [1]. Il est donc important de créer un environnement calme et rassurant pour limiter les facteurs aggravants.
Ce qui peut aider
La prise en charge du SGT repose sur une approche multidisciplinaire. Voici quelques pistes pour accompagner votre enfant :
- Éducation et sensibilisation : Informer l’entourage (famille, enseignants, amis) sur le SGT peut aider à mieux comprendre et accepter les tics. Le programme pHARe, par exemple, est un dispositif national visant à prévenir et lutter contre le harcèlement scolaire [2].
- Thérapies comportementales : Des techniques comme la thérapie par rétroaction biologique (biofeedback) ou l’entraînement aux habiletés sociales peuvent être utiles pour gérer les tics et les comportements associés [11].
- Prise en charge des comorbidités : Si votre enfant présente des troubles anxieux, des TOC ou un TDAH, une prise en charge spécifique de ces troubles peut améliorer globalement son bien-être et réduire l’intensité des tics [11].
En cas de besoin, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé pour un accompagnement personnalisé.
Sources mobilisées (4)
- [1] HAS TDAH 1er recours 2015 — HAS (2015) 📄 (4 extraits)
- [2] src-maisondelautisme-harcelement-tnd — DGS (2024) 📄 (1 extrait)
- [3] Les TICS : c’est quoi ? Que faire ? — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [4] TDAH : programme d’entraînement aux habiletés parentales (Barkley) – séances 1 e — expert (2024) 📄 (3 extraits)