Troubles du Neurodéveloppement (TND)
Catégorie générique regroupant l'ensemble des troubles du neurodéveloppement (TSA, TDAH, troubles Dys, DI, etc.). Utilisée comme cible dans les recommandations HAS transversales qui s'appliquent à tous les TND sans distinction.
Qu'est-ce que c'est ?
Les troubles du neurodéveloppement (TND) regroupent un ensemble d'affections qui débutent durant la période du développement. Ils entraînent des difficultés significatives dans l’acquisition et l’exécution de fonctions spécifiques intellectuelles, motrices, sensorielles, comportementales ou sociales [1]. Ces troubles sont définis par les classifications médicales récentes, notamment le DSM-5 (2015) et la CIM-11 (2018) [1].
Les TND incluent plusieurs catégories, parmi lesquelles :
- Les handicaps intellectuels
- Les troubles de la communication
- Le trouble du spectre de l’autisme (TSA)
- Le trouble spécifique des apprentissages (lecture, expression écrite et déficit du calcul)
- Les troubles moteurs (trouble développemental de la coordination, mouvements stéréotypés, tics)
- Le déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH)
- Les autres TND, spécifiés ou non spécifiés [1]
Ces troubles peuvent être associés entre eux ou à des troubles moteurs ou sensoriels permanents. Les signes d’appel sont souvent communs et la démarche initiale d’accompagnement similaire [1].
Ce que ça change au quotidien
Les TND peuvent impacter significativement le quotidien de l’enfant et de sa famille. Les difficultés rencontrées peuvent concerner la communication, les interactions sociales, les apprentissages, la coordination motrice ou encore l’attention et l’hyperactivité [1].
Par exemple, les signes d’alerte majeurs de TSA incluent :
- L’absence de babillage, de pointage à distance ou d’autres gestes sociaux pour communiquer à 12 mois et au-delà
- L’absence de mots à 18 mois et au-delà
- L’absence d’association de mots à 24 mois et au-delà [8]
D’autres signes d’alerte peuvent être observés, tels que des particularités dans le niveau de vigilance, le sommeil, la diversification alimentaire, la régulation des émotions, le développement moteur, ou l’exploration inhabituelle des objets [8].
Ce qui peut aider
Plusieurs dispositifs et interventions peuvent aider les enfants concernés par des TND. La guidance parentale, par exemple, est un accompagnement structuré des parents d'enfants à haut risque de TND ou avec un TND. Elle vise à transmettre des conseils et des activités à mettre en place à domicile [KG-2].
Le repérage précoce des TND est essentiel pour optimiser le parcours de l’enfant et de sa famille. Les professionnels de santé, tels que les médecins généralistes, les pédiatres, les psychologues, et les professionnels de la rééducation, jouent un rôle clé dans ce repérage et l’orientation vers des interventions précoces [10].
En cas de suspicion de TND, il est recommandé d’orienter l’enfant vers des interventions précoces, telles que des bilans adaptés à la symptomatologie et des rééducations si nécessaire. Le délai entre le repérage et le début des interventions ne doit pas être trop long pour ne pas être préjudiciable au développement de l’enfant [12].
Enfin, des prestations comme l’Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé (AEEH) peuvent être demandées pour compenser les frais liés au handicap d'un enfant de moins de 20 ans [KG-8].