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Parcours diagnostique troubles Dys (synthèse)

Mis à jour le

Parcours de diagnostic des troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie). Voir pw-tsla-niveau-1, pw-tsla-niveau-2, pw-tsla-niveau-3 pour le détail des 3 niveaux HAS.

En bref

Cadre clinique

Les troubles spécifiques des apprentissages, communément appelés « troubles dys », regroupent plusieurs troubles durables affectant des enfants intelligents et sans problème de vue ni d'audition. Ces troubles incluent la dyslexie (difficulté à lire), la dysorthographie (difficulté à écrire sans fautes), la dyscalculie (difficulté avec les nombres et le calcul), la dysgraphie (difficulté du geste d'écriture) et la dyspraxie (difficulté de coordination des gestes). En France, ces troubles concernent 5 à 7 % des enfants d'âge scolaire, avec des formes sévères touchant 1 à 2 % de cette population. Environ 40 % des enfants concernés présentent plusieurs troubles associés [1].

Selon la classification internationale DSM-5, les troubles spécifiques des apprentissages comprennent :

Ces troubles sont souvent associés à d'autres conditions comme le trouble du langage oral (dysphasie), le trouble développemental de la coordination (dyspraxie), et les déficits de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH ou TDA). Dans près de 40 % des cas, un enfant concerné par un trouble spécifique des apprentissages présente plusieurs troubles. Les troubles spécifiques des apprentissages avec déficit en lecture ou avec déficit du calcul sont fréquemment associés à des troubles développementaux de la coordination ou à des déficits de l’attention. En outre, un trouble du langage oral sera suivi d’un risque de trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture dans plus de 50 % des cas [2].

Repères épidémiologiques

Les troubles spécifiques des apprentissages sont fréquents et touchent une part significative de la population scolaire. Une étude a montré que sur 209 cas successifs reçus dans un centre de référence pour les troubles d’apprentissage, 177 enfants présentaient une dyslexie ou une dysorthographie, 48 une dyscalculie, 37 une dysgraphie, et 19 une dyspraxie. Ces troubles sont souvent associés à d'autres conditions, comme le trouble déficit de l’attention/hyperactivité (32 cas) et la dysphasie (26 cas) [11].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic d’un trouble spécifique des apprentissages nécessite d’exclure l’existence d’une déficience intellectuelle, neurosensorielle (audition et vision) ou de difficultés psychiatriques ou d’environnement social pouvant retentir sur les apprentissages. Le médecin à l’origine du diagnostic utilise des outils de dépistage validés pour déterminer le(s) bilan(s) spécialisé(s) utile(s) et le(s) professionnel(s) concerné(s), en fonction de l’âge et du type de trouble observé. Un bilan d’audition en ORL ou un bilan ophtalmologique et orthoptique peuvent être utiles [4].

Le bilan spécialisé dépend du type de trouble :

Les troubles psycho-affectifs sont fréquents chez les enfants présentant des troubles spécifiques d’apprentissage. Leur présence peut conduire à s’interroger sur la priorité des prises en charge. Ces troubles peuvent apparaître comme la conséquence du trouble spécifique des apprentissages, ou comme une comorbidité qui va en aggraver les manifestations. Dans ce cas, une rééducation spécifique aux troubles des apprentissages est justifiée, en plus d'un accompagnement familial vers une prise en charge psychothérapique associée [8].

Interventions recommandées

La prise en charge des troubles spécifiques des apprentissages s’effectue par des professionnels spécialisés selon le diagnostic porté (orthophonistes, neuropsychologues, psychologues, psychomotriciens, ergothérapeutes) et dans le cadre de dispositifs et réseaux pluridisciplinaires de prise en charge des troubles spécifiques des apprentissages (centres de références, Rased, etc.). L’objectif est de permettre à l’enfant de continuer ses apprentissages dans ses domaines de compétence, malgré son trouble, et de lui offrir une pédagogie adaptée à ses besoins et possibilités dans le domaine déficitaire [9].

La rééducation orthophonique est préconisée dès le CP s’il persiste un trouble du langage oral, ou dès la fin du CP si la réponse pédagogique adaptée initiale s’est avérée insuffisante, ou en cas de signes de gravité comme l’absence de correspondance graphème-phonème ou syllabique. La rééducation de la lecture et de l’orthographe menée simultanément semble préférable. Ses axes sont déterminés par les résultats précis de l’évaluation individuelle des stratégies déficitaires et préservées, des fonctions cognitives sous-jacentes en langage oral, compétences phonologiques et traitement visuel [9].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés aux troubles dys. Pour plus d'informations, il est recommandé de consulter les ressources officielles et les associations spécialisées.

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Sources mobilisées (4)