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Parcours diagnostique troubles Dys (synthèse)

Parcours de diagnostic des troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie). Voir pw-tsla-niveau-1, pw-tsla-niveau-2, pw-tsla-niveau-3 pour le détail des 3 niveaux HAS.

Définition clinique

Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), communément appelés « troubles dys », sont des troubles cognitifs spécifiques neurodéveloppementaux. Ils affectent les apprentissages précoces (langage, geste) ou plus spécifiquement les apprentissages scolaires comme le langage écrit, le calcul. Ces troubles ne sont pas expliqués par une déficience intellectuelle globale et sont répertoriés dans le DSM-5 sous diverses appellations : trouble du langage (dysphasies), trouble spécifique des apprentissages (dyslexies, dysorthographies, dyscalculies), trouble développemental de la coordination (dyspraxies), et déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [4].

Critères diagnostiques

Les TSLA sont définis par des critères spécifiques :

Évaluation

Évaluation initiale

L’évaluation initiale est réalisée par un médecin scolaire, un pédiatre, un psychologue scolaire ou un médecin de l’enfant. Elle inclut des outils de dépistage de l’apprentissage sur lequel porte la plainte et des outils standardisés comme le BREV avant 9 ans, ou le PM 47 ou 39 après 9 ans [1].

Évaluations complémentaires

En cas de troubles spécifiques du langage écrit isolé avec une compréhension conservée à l’oral et à l’écrit, il n’est pas nécessaire d’engager d’autres explorations. Dans les situations d’incertitude, un bilan psychométrique réalisé dans le cadre d’une évaluation psychologique et neuropsychologique est indispensable. Ce bilan vise à apprécier et comprendre le fonctionnement cognitif de l’enfant par une échelle étalonnée et standardisée (échelle composite multidimensionnelle de type échelle de Wechsler) [2].

Bilans spécialisés

Les bilans spécialisés des psychologues, orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens et orthoptistes sont décrits en annexe 5 des recommandations de la HAS. Un avis psychologique ou pédopsychiatrique doit être proposé lorsque le retentissement des troubles génère une souffrance psychologique, et/ou des difficultés relationnelles et/ou du comportement [2].

Intervention

Rééducation orthophonique

Une rééducation orthophonique individuelle est préconisée dès le CP s’il persiste un trouble du langage oral, ou dès la fin du CP si la réponse pédagogique adaptée initiale s’est avérée insuffisante. La rééducation de la lecture et de l’orthographe menée simultanément semble préférable. Ses axes sont déterminés par les résultats précis de l’évaluation individuelle des stratégies déficitaires et préservées, des fonctions cognitives sous-jacentes en langage oral, compétences phonologiques et traitement visuel [8].

Bilan en ergothérapie

Le bilan en ergothérapie a pour objectif d’évaluer la participation sociale de l’enfant dans ses occupations quotidiennes, scolaires et de loisirs. Il comporte un entretien visant au recueil d’information et permettant d’identifier les besoins et les attentes liés à la situation ou au risque de handicap de l’enfant dans son environnement éducatif et/ou social [9].

Bilan en psychomotricité

Un bilan en psychomotricité est indiqué face à des difficultés touchant la motricité globale et/ou la graphomotricité. Ce bilan évalue les intégrités, les déficiences, les limitations d’activité et les restrictions de participation de l’enfant en prenant en compte l’âge, les pathologies, et les contextes de vie [9].

Recommandations officielles

Recommandations de la HAS

« Face à des difficultés touchant la cognition mathématique : Bilan orthophonique de la dyscalculie et des troubles du raisonnement logico-mathématique et rééducation si nécessaire (NGPA) ; Face à des difficultés touchant la motricité globale et/ ou la graphomotricité : Bilan en psychomotricité et/ou en ergothérapie. Dans les situations les plus simples (i.e. trouble spécifique du langage écrit isolé avec une compréhension conservée à l’oral et à l’écrit), il n’est pas nécessaire d’engager d’autres explorations. Dans les situations d’incertitude quant aux mécanismes cognitifs impliqués dans les troubles de l’enfant, un bilan psychométrique réalisé dans le cadre d’une évaluation psychologique et neuropsychologique est indispensable » [2].

Recommandations de l'INSERM

« Les troubles psycho-affectifs sont fréquents chez les enfants présentant des troubles spécifiques d’apprentissage. Leur présence peut conduire à s’interroger sur la priorité des prises en charge. Ces troubles peuvent apparaître comme la conséquence du trouble spécifique des apprentissages, ou comme une co-morbidité qui va en aggraver les manifestations et justifier, dans ce cas, de ne pas négliger les rééducations spécifiques aux troubles des apprentissages » [5].

Articulation avec autres professionnels

Orthophoniste

L’orthophoniste réalise le bilan orthophonique, qui est un outil clinique de diagnostic orthophonique, de pronostic, de dépistage, de prévention et d’information. Le bilan orthophonique précise le type de trouble du langage, de la communication, et sa gravité, en évaluant à la fois l’aspect expressif, réceptif et pragmatique [9].

Psychologue

Le psychologue réalise l’évaluation psychologique et neuropsychologique, qui vise à apprécier et comprendre le fonctionnement cognitif de l’enfant par une échelle étalonnée et standardisée. Ce bilan est réalisé par un psychologue formé à la passation et à l’interprétation de ces épreuves [2].

Ergothérapeute

L’ergothérapeute évalue la participation sociale de l’enfant dans ses occupations quotidiennes, scolaires et de loisirs. Le bilan ergothérapique évalue les intégrités, les déficiences, les limitations d’activité et les restrictions de participation de l’enfant en prenant en compte l’âge, les pathologies, et les contextes de vie [9].

Psychomotricien

Le psychomotricien évalue les intégrités, les déficiences, les limitations d’activité et les restrictions de participation de l’enfant en prenant en compte l’âge, les pathologies, et les contextes de vie. Ce bilan est indiqué face à des difficultés touchant la motricité globale et/ou la graphomotricité [9].

Références

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Sources mobilisées (4)