Les troubles du langage et des apprentissages
Page portail officielle centralisant les ressources DGS sur les troubles du langage et des apprentissages. Documents de formation (diaporamas, guides formateur), outils medecins (recommandations outils depistage/diagnostic, expertise INSERM), questionnaires parents FNO (18-20 mois, 30 mois, 4.5 ans), definitions (begaiement, dysphasie, trouble du langage, trouble d'articulation). Statistiques : 4-5% de troubles du langage, 20% de difficultes scolaires, 5-6% de troubles specifiques. Reference le guide HAS 2017 sur le parcours TSLA.
Cadre clinique
Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), communément appelés « troubles dys », résultent de troubles cognitifs spécifiques neurodéveloppementaux. Ces troubles affectent les apprentissages précoces (langage, geste) ou les apprentissages scolaires (langage écrit, calcul). Ils ne sont pas expliqués par une déficience intellectuelle globale et sont répertoriés dans le DSM-5 et la CIM-10 [3].
Les TSLA incluent :
- Trouble du langage (dysphasie)
- Trouble spécifique des apprentissages :
- avec déficit en lecture (dyslexie) [KG-1]
- avec déficit de l’expression écrite (dysorthographie)
- avec déficit du calcul (dyscalculie) [KG-1]
- Trouble développemental de la coordination (dyspraxie) [KG-1], incluant certaines formes de dysgraphie
- Déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-1]
Ces troubles sont durables, spécifiques, et interfèrent significativement avec la réussite scolaire, le fonctionnement professionnel ou les activités de la vie courante [3].
Repères épidémiologiques
La prévalence des TSLA est estimée à 8 % des enfants par classe d’âge [11]. Les troubles spécifiques des apprentissages concernent 5 à 7 % des enfants d’âge scolaire, avec des formes sévères chez 1 à 2 % d’entre eux [2]. Les troubles du langage oral touchent environ 4 à 5 % des enfants [12].
Les troubles sont souvent associés : 40 % des enfants concernés présentent plusieurs troubles. Par exemple, un trouble du langage oral augmente de plus de 50 % le risque de trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture [2].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic des TSLA nécessite l’exclusion de déficiences intellectuelles, neurosensorielles, psychiatriques ou environnementales. Il repose sur des outils de dépistage validés et des bilans spécialisés [4].
Outils de dépistage
- Questionnaires pour enseignants et parents (ex. : « Considérez-vous que cet enfant a un problème de langage ? ») [9]
- Batteries de tests (ex. : ERTL 4, PER 2000, BREV) [9]
Bilans spécialisés
- Bilan orthophonique pour les troubles de langage, de lecture ou de cognition mathématique
- Bilan psychomotricien ou ergothérapeute pour la coordination motrice, le graphisme ou les difficultés visuo-perceptives
- Bilan neuropsychologique pour les fonctions exécutives et l’attention [4]
Interventions recommandées
La prise en charge des TSLA repose sur un parcours de santé organisé en trois niveaux [1] :
Niveau 1 : Proximité
- Médecin traitant (pédiatre ou généraliste) [KG-4]
- Rééducateurs (orthophonistes, psychomotriciens [KG-6], ergothérapeutes, orthoptistes)
- Psychologues
Niveau 2 : Intermédiaire
- Équipes pluridisciplinaires de proximité sous la direction d’un médecin responsable du projet de soins
- Coordination entre structures ou professionnels
Niveau 3 : Centres de référence
- Centres de référence pour les troubles du langage et des apprentissages (CRTLA) [KG-2]
- Équipes pluridisciplinaires de consultations
- Actions de coordination, formation, conseil et recherche
Cadre légal et droits
Les TSLA sont reconnus comme des troubles cognitifs spécifiques neurodéveloppementaux, nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire et coordonnée. Les parcours de diagnostic et de prise en charge doivent être adaptés aux types de difficultés, à leur sévérité et à l’environnement de l’enfant [4].
Les centres de référence pour les TSLA ont été mis en place par la circulaire DHOS n°2001-209 du 4 mai 2001 [1]. Ces centres assurent des actions de coordination, de formation, de conseil et de recherche, constituant des centres de haut niveau d’expertise pour les situations les plus complexes [1].
Les sources disponibles ne précisent pas les droits spécifiques des enfants atteints de TSLA en termes d’aménagements scolaires ou d’aides financières.