Anxiété de l'enfant
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Troubles anxieux de l'enfant incluant anxiété de séparation, phobie sociale, anxiété généralisée et phobies spécifiques. Touchent 5-10% des enfants et peuvent impacter le sommeil, la scolarité et les relations sociales. Fréquemment comorbides avec le TDAH et les troubles du neurodéveloppement. La prise en charge repose sur les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et l'accompagnement parental.
En bref
- Âge d’apparition habituel : 3-12 ans
Anxiété de l'enfant
En bref
utes pour se calmer, sommeil excessif ou insuffisant pour son âge, réagit fréquemment de façon excessive, inadaptée aux situations ; • signes d’alerte d’un trouble de l’attachement chez l’enfant… Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque l’environnement : soutien familial, qualité du réseau social, mode de garde et sa qualité, changement récent… Tristesse / Anxiété Quand s'inquiéter ?
HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020)
utes pour se calmer, sommeil excessif ou insuffisant pour son âge, réagit fréquemment de façon excessive, inadaptée aux situations ;
• signes d’alerte d’un trouble de l’attachement chez l’enfant : la relation enfant-parents peut être ambivalente ou dans le rejet à la suite d’un vécu insécure lié à des situations diverses (séparation, maladie, pathologie parentale psychiatrique, précarité, négligence, violences, etc.) : manque d’intérêt à son environnement et aux personnes de l’entourage, comportement inquiet, collant avec les parents ou va vers les parents puis leur résiste, anxiété en cas d’absence du parent même très brève ; ou à l’inverse ne semble pas être gêné lorsque le parent s’absente, ignore ou évite le parent quand il revient ; ne cherche pas à être rassuré par les parents, passivité dans la relation avec les parents, leur montre peu d’intérêt, va facilement vers les étrangers, cris, pleurs persistants ; résistance aux câlins, pas de réponse aux sourires, exploration minimale de son environnement et de ses jouets, hypersensibilité aux bruits, texture, odeurs, aliments, indifférence à des situations habituellement gênantes (bruit, mains sales, lumière, vêtements humides, etc.), agitation motrice en cas de stress ou à l’inverse immobilité, inhibition, colères, réactions excessives inadaptées, décalages des acquisitions motrices. — p.62
Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque
l’environnement : soutien familial, qualité du réseau social, mode de garde et sa qualité, changement récent d’environnement, établissement scolaire. L’excès d’impulsivité, d’hyperactivité et d’inattention oriente vers un TDAH. Le retard de langage et de communication peut évoquer un trouble du langage oral ou un TSA (26). Une anxiété ou une peur excessive et persistante peut signaler un trouble anxieux. Ce dernier est suspecté en cas de préoccupation excessive de l’enfant, d’anxiété de séparation, de performance ou d’anxiété généralisée avec toutes les manifestations somatiques qui peuvent s’y associer (douleurs abdominales, troubles du sommeil, de l’appétit, céphalées) (206). Les troubles du comportement et les troubles anxieux peuvent être une réponse aux attentes de l’adulte qui sont trop importantes et qui dépassent les capacités cognitives de l’enfant, particulièrement en contexte de potentiel décalage global de développement. Le changement de comportement selon le lieu peut orienter la problématique. — p.73
Mon enfant souffre d’une phobie : De quoi s’agit-il ? — expert (2024)
Tristesse / Anxiété Quand s'inquiéter ? Anxiété et troubles de l'humeur Mon enfant souffre d’une phobie : De quoi s’agit-il ? Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 6 min de lecture Écouter cet article Lire
Votre enfant présente une peur intense et démesurée face à certains objets ou situations précises. Il peut s’agir d’une phobie spécifique. L’objectif de cette fiche est de vous donner des pistes d’observation de votre enfant afin de repérer s’il souffre de ce trouble anxieux. Nous allons également aborder les mécanismes qui peuvent faciliter le maintien dans le temps de cette peur intense.
Qu’est-ce qu’une phobie spécifique ?
Une phobie spécifique est une peur persistante, excessive et irrationnelle d’un objet, d’un animal, d’une activité ou d’une situation. Certaines phobies sont très spécifiques et limitées (nombre de situations où l’objet peut être rencontré) comme la phobie des araignées (arachnophobie) et donc l’enfant est peu limité dans ses activités par sa phobie. D’autres phobies comme celle des pigeons peut avoir un impact plus important sur la vie de l’enfant car il est susceptible d’en rencontrer souvent lorsqu’il sort dans la rue s’il habite en ville.
5 à 15% des enfants souffrent d’une phobie spécifique, avec un âge de début le plus souvent entre 5 et 9 ans. Les filles sont deux fois plus touchées par les phobies que les garçons.
Est-ce que toutes les peurs des enfants sont des phobies spécifiques ? — p.1
Trouble Obsessionnel Compulsif : comprendre et accompagner mon enfant — expert (2024)
Tristesse / Anxiété Quand s'inquiéter ? Anxiété et troubles de l'humeur Trouble Obsessionnel Compulsif : comprendre et accompagner mon enfant Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 12 min de lecture Écouter cet article Lire
Certaines périodes de stress peuvent introduire de nouvelles peurs dans la vie de vos enfants. Pour certains enfants, ces pensées sont récurrentes et entraînent des comportements ritualisés pour les apaiser. Pour d’autres, elles peuvent surgir ou s’intensifier soudainement. Cette fiche propose des informations et des conseils pour accompagner votre enfant face à ces difficultés. Cette fiche vous propose quelques conseils pour aider votre enfant.
TOC et SOC : quelles différences ?
Le Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC) se manifeste par des obsessions et compulsions qui perturbent significativement la vie sociale, familiale ou scolaire de l’enfant. Ce diagnostic est posé par un médecin.
Les Symptômes Obsessionnels Compulsifs (SOC), quant à eux, entraînent des obsessions et compulsions moins envahissantes, sans impact majeur sur le quotidien. Dans ce cas, l’enfant peut les gérer sans trop de difficulté. — p.1
des obsessions et compulsions moins envahissantes, sans impact majeur sur le quotidien. Dans ce cas, l’enfant peut les gérer sans trop de difficulté.
Les compulsions sont des comportements ou pensées répétitifs que l’enfant adopte pour apaiser l’angoisse liée aux obsessions. Par exemple, il peut se laver les mains de manière excessive par peur des microbes. Ces comportements procurent un soulagement temporaire mais entretiennent un cercle vicieux : chaque obsession renforce la nécessité de la compulsion. Les obsessions sont des pensées, images ou idées envahissantes et involontaires, associées à des émotions désagréables comme la peur, le dégoût ou la culpabilité. Par exemple, un enfant peut craindre qu’un proche tombe gravement malade ou qu’il soit responsable d’un malheur. Pourquoi votre enfant évite certaines situations ?
A la différence de la peur qui est là pour nous avertir d’un danger, l’anxiété est une tendance à se faire du souci de façon excessive à propos de quelque chose. Pour ne pas ressentir cette anxiété et pour tenter de réduire les compulsions, l’enfant va éviter les situations qui déclenchent les obsessions et les compulsions : c’est ce qu’on appelle les évitements. Par exemple, l’enfant va éviter de toucher toutes les poignées de porte de la maison qui évoquent chez lui l’idée d’être contaminé, ce qui le pousse à se laver les mains de manière excessive. — p.1
TDAH : quand le suspecter ? (6-12 ans) — expert (2024)
ner dans les cas extrêmes d’authentiques épisodes dépressifs et des troubles anxieux. Quelles aides solliciter (avec ou sans un diagnostic de TDAH) ?
D’une façon générale les objectifs de ces prises en charge peuvent être :
D’augmenter les capacités attentionnelles et le contrôle inhibiteur des enfants. De maximiser les compétences parentales dans la gestion du comportement de leur enfant. De limiter les conséquences du trouble sur les apprentissages. De limiter les conséquences du trouble sur l’estime de soi, l’anxiété et l’humeur des enfants. Les prises en charge non médicamenteuses La prise en charge du retentissement scolaire Le traitement des pathologies associées #Une guidance parentale telle que le programme triple P et le groupe Barkley pour la transmission d’informations et de conseils aux parents.
#Une psychothérapie individuelle spécialisée en Thérapie cognitive et comportementale pour un travail sur les comportements, les relations sociales, la gestion des émotions par exemple.
#Un groupe d’habiletés sociales pour le développement des compétences sociales et la gestion de l’impulsivité.
#Des groupes ayant pour objet une meilleure prise de conscience de ses troubles par l’enfant et le développement de stratégie visant à améliorer la gestion de ses difficultés comme le programme PIFAM (programme d’Intervention sur les fonctions Attentionnelles et Métacognitives). — p.1
ue sur des bilans psychomoteurs et orthophoniques lorsqu’ils apparaissent nécessaires.
Quels autres troubles peuvent accompagner le TDAH à cet âge ?
L’âge scolaire est également la période durant laquelle d’autres troubles psychiatriques et développementaux peuvent se révéler et être diagnostiquées chez l’enfant. Le TDAH est associé dans plus de deux tiers des cas à un autre trouble chez les enfants et les adolescents de 6 à 17 ans. Il n’est donc pas rare de retrouver chez les enfants TDAH de cet âge un ou plusieurs des troubles suivants :
Des troubles spécifiques des apprentissages comme un trouble du langage écrit, une dysgraphie ou une dyscalculie qui se révèlent à l’école primaire et qui aggravent les difficultés pour apprendre, mais aussi à se concentrer en classe. Un trouble du développement des coordinations motrices qui majore les difficultés de contrôle moteur. Un trouble du spectre autistique qui majore les difficultés dans les interactions sociales et la dysrégulation émotionnelle. Un trouble oppositionnel avec provocation : l’opposition et la provocation de ces enfants se sur-ajoutent aux problèmes de comportement liés au TDAH. L’anxiété et la mauvaise estime de soi peuvent également être présentes. Elles peuvent être dans certains cas la conséquence des difficultés liées au TDAH et entraîner dans les cas extrêmes d’authentiques épisodes dépressifs et des troubles anxieux. Quelles aides solliciter (avec ou sans un diagnostic de TDAH) ? — p.1
L’accommodation parentale face aux difficultés de santé mentale de leur enfant — expert (2024)
e leur enfant qui a des difficultés de santé mentale. C’est une attitude très fréquente chez les parents. Ils vont très vite se substituer à l’enfant.
Par exemple : Ils vont faire les devoirs à la place de leur enfant. Ils peuvent décider d’inviter des amis de leur enfant à la maison et finalement s’occuper des invités durant tout une après-midi, car leur enfant n’est pas en mesure de jouer avec eux.
- Ils aident leur enfant à éviter les situations stressantes :
Les parents vont également faciliter voire renforcer les comportements d’évitement de leur enfant dans des situations identifiées par l’enfant ou les parents comme sources d’angoisse. Cela parait naturel que les parents cherchent à rassurer leur enfant en les protégeant de situation stressante. Cependant, cela peut conduire à renforcer l’anxiété, puisque l’enfant ne se confronte plus à aucune situation de stress. Par exemple : Les parents vont accepter que l’enfant n’aille pas à l’école ou un goûter d’anniversaire… et cela va à terme renforcer l’anxiété de séparation ou l’anxiété sociale.
- Ils évitent de s’opposer aux comportements problématiques de leur enfant :
Par bienveillance, ou par peur de déclencher de l’anxiété ou des crises d’angoisse, les parents n’interviennent pas face aux symptômes.
Par exemple : Dans le TOC, les parents laissent leur enfant réaliser ses compulsions voire y participent.
Les conséquences négatives de l’accommodation parentale sur les troubles de l’enfant — p.1
Comment aider votre enfant anxieux face au changement ? — expert (2024)
Tristesse / Anxiété Accompagner au quotidien Anxiété et troubles de l'humeur Comment aider votre enfant anxieux face au changement ? Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 4 min de lecture Écouter cet article Lire
Les enfants peuvent éprouver des inquiétudes et de l’anxiété face à des changements importants ou des situations inhabituelles. Leur capacité à s’adapter est influencée par la manière dont les adultes les guident et les soutiennent. Dans cette fiche, vous trouverez des conseils pratiques pour accompagner votre enfant dans ces moments difficiles. L’objectif est d’offrir des stratégies simples, tant pour encourager une communication rassurante et l’instauration de routines apaisantes que pour favoriser un environnement sécurisé et positif. Pour des conseils personnalisés, pensez à consulter des professionnels spécialisés.
Assurer une communication bienveillante
Une communication ouverte et rassurante est essentielle pour aider votre enfant à exprimer ses émotions et ses inquiétudes. Adoptez une écoute active et laissez-le poser des questions librement sans forcer la discussion sur des sujets qui le mettent mal à l’aise. En abordant les sujets de manière adaptée et simple, vous renforcez un sentiment de sécurité et de compréhension. — p.1
Refus scolaire anxieux : le comprendre et le gérer — expert (2024)
Apprentissages Tristesse / Anxiété Quand s'inquiéter ? Anxiété et troubles de l'humeur Refus scolaire anxieux : le comprendre et le gérer Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 9 min de lecture Écouter cet article Lire
Le refus scolaire anxieux – appelé antérieurement phobie scolaire – est une difficulté émotionnelle sérieuse qui touche de nombreux enfants. Elle se caractérise par une peur intense ou une anxiété excessive à l’idée d’aller à l’école. Ce refus scolaire débute souvent autour de l’âge de 11 ans, à l’entrée au collège. Contrairement à une simple réticence passagère, il entraîne une détresse persistante avec un impact majeur sur le bien-être et la scolarité de l’enfant. Cette fiche a pour objectif de vous aider à reconnaître un refus scolaire anxieux chez votre enfant, à en comprendre les causes et à mettre en place des stratégies adaptées pour l’accompagner, afin de favoriser son retour à l’école dans les meilleures conditions.
Comment reconnaître le refus scolaire anxieux?
Les signes et symptômes peuvent apparaître aussi bien à la maison qu’à l’école.
À la maison et avant l’heure d’aller à l’école, l’enfant peut présenter : — p.1
fait de l’entrée au collège ou d’un déménagement) Un trouble du neurodéveloppement Quelles sont les stratégies pour gérer le refus scolaire anxieux ?
Il est essentiel d’agir rapidement. Plus un enfant s’absente de l’école, plus le retour devient difficile. Nous vous proposons une stratégie en 4 étapes.
1- Communiquer avec son enfant, et maintenir le lien de confiance Écouter votre enfant avec empathie : pour mieux comprendre ses peurs et ses inquiétudes. Pour certains enfants le sujet d’inquiétude sera leurs notes, pour d’autres ce sera les interactions avec les pairs, ou encore la séparation avec la famille … Essayez de vous mettre à sa place pour comprendre ce qu’il ressent. Maintenez le dialogue ouvert et rassurez le : Restez positif en insistant calmement sur la nécessité de trouver une solution ensemble pour le retour à l’école. Offrez-lui du réconfort en le rassurant et en lui assurant qu’il n’est pas seul. Essayer de lui donner des exemples similaires, par exemple que certains adultes sont parfois en arrêt de travail pour des motifs d’anxiété mais qu’ensuite ils retournent au travail et que cela se passe bien. Diminuer drastiquement le temps d’écran et réguler les horaires d’utilisation des écrans. Les journées sans école ne doivent pas être passées sur les écrans, c’est un enjeu majeur pour éviter que l’enfant change ses horaires de sommeil (passe la nuit sur son téléphone car il n’a pas école le lendemain). Il ne doit pas utiliser les écrans/jeux-vidéo comme un refuge du temps où il ne va pas à l’école. Il est primordial de limiter les bénéfices secondaires comme la consommation d’écrans car ils sont un frein à la reprise scolaire 2- Favoriser une réintégration progressive de son établissement — p.1
ignes et symptômes peuvent apparaître aussi bien à la maison qu’à l’école.
À la maison et avant l’heure d’aller à l’école, l’enfant peut présenter :
Des plaintes fréquentes de douleurs physiques (maux de tête, maux de ventre, nausées) Des troubles du sommeil ou cauchemars liés à l’école Des conflits majorés avec les parents et la fratrie Une résistance ou un refus de quitter la maison pour aller à l’école Une plus grande difficulté à se rendre à l’école après les périodes sans (week-end ou vacances)
Refuser de rentrer dans la salle de classe Être anxieux, avec des crises de panique ou des pleurs excessifs Rester isolé en classe, ou au contraire s’agiter Chuter dans ses résultats scolaires Demander fréquemment d’aller à l’infirmerie avec des plaintes somatiques pour que les parents soient appelés et viennent le chercher.
NB : Il est important de différencier le refus scolaire anxieux d’un trouble oppositionnel. Ce qui peut être difficile pour les parents qui ont parfois l’impression que leur enfant les manipule. Dans le cadre d’un trouble oppositionnel, l’enfant présente une perte de motivation et une volonté de ne plus travailler : l’enfant cherche à rester à la maison pour jouer aux jeux vidéo ou passer du temps sur son téléphone par exemple. À contrario, les enfants souffrant de refus scolaire anxieux apprécient généralement de faire leur travail scolaire, mais sans aller à l’école car c’est générateur de stress. Ce n’est pas une opposition au travail. — p.1
Sources mobilisées (7)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (2 extraits)
- [2] Mon enfant souffre d’une phobie : De quoi s’agit-il ? — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [3] Trouble Obsessionnel Compulsif : comprendre et accompagner mon enfant — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [4] TDAH : quand le suspecter ? (6-12 ans) — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [5] L’accommodation parentale face aux difficultés de santé mentale de leur enfant — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [6] Comment aider votre enfant anxieux face au changement ? — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [7] Refus scolaire anxieux : le comprendre et le gérer — expert (2024) 📄 (3 extraits)