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Sommeil

Architecture du sommeil, qualité, durée et continuité du sommeil chez l'enfant.

Qu'est-ce que c'est ?

Le sommeil est un besoin fondamental pour l’enfant, essentiel à son développement physique, cognitif et psychique. Il assure la consolidation des apprentissages, la création des défenses immunitaires et la croissance [10]. Le sommeil de l’enfant évolue avec l’âge. Par exemple, le nouveau-né a un besoin important de sommeil (souvent plus de 14 heures par jour) et n’a pas encore de rythme jour-nuit, tandis que l’enfant qui grandit a des besoins de sommeil qui diminuent progressivement et acquiert un sommeil stable exclusivement nocturne avec la disparition des siestes [5].

Le sommeil est organisé en cycles comprenant deux phases principales : le sommeil lent (léger ou profond) et le sommeil paradoxal. Le sommeil lent permet la restauration des tissus, la sécrétion des hormones comme l’hormone de croissance, la stimulation du système immunitaire, l’élimination des substances toxiques accumulées dans le cerveau tout au long de la journée ou encore la consolidation des apprentissages. Le sommeil paradoxal correspond à une activité intense du cerveau et est le moment d’apparition des rêves. Il est également important pour la consolidation des apprentissages au cours du développement [6].

La durée de sommeil recommandée varie selon l’âge de l’enfant. En moyenne, il est recommandé une durée totale de sommeil de 10 à 13 heures entre 3 et 5 ans, de 10 à 11 heures entre 6 et 12 ans et de 9 à 10 heures après 12 ans [8]. Ces valeurs sont données à titre indicatif, et les besoins et horaires de sommeil sont à adapter en fonction des particularités de chaque enfant.

Ce que ça change au quotidien

Les troubles du sommeil peuvent avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de l’enfant et de sa famille. Par exemple, les troubles du sommeil sont fréquents chez les enfants avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) [KG-2], un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-7], ou une paralysie cérébrale [KG-3]. Ces troubles peuvent se manifester par des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes fréquents, ou une mauvaise qualité de sommeil.

Pour favoriser un bon sommeil, il est recommandé de maintenir des horaires de coucher et de lever réguliers, d’éviter les siestes en journée ou de les limiter en début d’après-midi, de pratiquer une activité physique pendant la journée, de limiter le temps passé devant les écrans, notamment les deux heures précédant le coucher, et de privilégier un repas plutôt léger le soir [12]. Il est également important de créer un environnement propice au sommeil : une luminosité douce, une température adaptée (aux alentours de 18°), un bruit minimal et des températures excessives dans la chambre [2] [12].

Ce qui peut aider

Plusieurs stratégies peuvent être mises en place pour améliorer la qualité du sommeil de l’enfant. Par exemple, il est recommandé de mettre en place une bonne hygiène de sommeil, comme maintenir des horaires de coucher et de lever réguliers, éviter les siestes en journée ou les limiter en début d’après-midi, pratiquer une activité physique pendant la journée, limiter le temps passé devant les écrans, notamment les deux heures précédant le coucher, et privilégier un repas plutôt léger le soir [12].

Il est également important de créer un environnement propice au sommeil : une luminosité douce, une température adaptée (aux alentours de 18°), un bruit minimal et des températures excessives dans la chambre [2] [12]. Pour les enfants qui ont du mal à s’endormir sans la présence d’un parent, il est recommandé de mettre en place une routine stable au coucher, comme un rituel pour le temps que vous allez passer avec lui dans sa chambre avec une durée fixe, une sorte de contrat entre vous et votre enfant. Par exemple : Rituel quotidien de 15 minutes avec lui pour la lecture d’une histoire, un câlin puis un bisou et vous sortez de la chambre [12].

En cas de troubles du sommeil persistants, il est important de consulter un professionnel de santé pour évaluer les facteurs aggravants et mettre en place des stratégies adaptées. Par exemple, les ronflements et la respiration par la bouche la nuit, les apnées du sommeil, le reflux gastro-oesophagien, la constipation, l’obésité, l’énurésie persistante, toute douleur, les allergies ou encore le grattage peuvent aggraver les troubles du sommeil [9].

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Sources mobilisées (5)