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Sommeil

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Architecture du sommeil, qualité, durée et continuité du sommeil chez l'enfant.

Qu'est-ce que le sommeil ?

Le sommeil de l’enfant évolue au fil de sa croissance. Chez le nouveau-né, les besoins en sommeil sont importants (souvent plus de 14 heures par jour) et le rythme jour-nuit n’est pas encore établi. Avec l’âge, ces besoins diminuent progressivement et le sommeil devient plus stable, exclusivement nocturne, avec la disparition des siestes [1].

Le sommeil est organisé en cycles comprenant deux phases principales : le sommeil lent (léger ou profond) et le sommeil paradoxal. Le sommeil lent permet la restauration des tissus, la sécrétion d’hormones comme l’hormone de croissance, et la consolidation des apprentissages. Le sommeil paradoxal, quant à lui, est associé à une activité intense du cerveau et à l’apparition des rêves. Entre chaque cycle, des éveils courts (jusqu’à 15 minutes) sont normaux, l’enfant se rendormant naturellement pour entamer le cycle suivant [2].

La durée de sommeil recommandée varie selon l’âge. Par exemple, entre 3 et 5 ans, il est conseillé une durée totale de 10 à 13 heures par 24 heures. Ces valeurs sont indicatives et doivent être adaptées aux particularités de chaque enfant, comme les longs ou courts dormeurs, ou les enfants plutôt du matin ou du soir [4].

Ce que le sommeil change au quotidien

Un sommeil de bonne qualité est essentiel au développement physique, cognitif et psychique de l’enfant. Pendant qu’il dort, l’enfant consolide ses apprentissages, crée ses défenses immunitaires et grandit. Un sommeil réparateur favorise également ses apprentissages et son développement global [6].

Cependant, des troubles du sommeil peuvent survenir, comme le somnambulisme, qui se manifeste par des épisodes de marche en dormant. Ces épisodes, généralement bénins, surviennent en première partie de nuit et tendent à disparaître avec l’âge. Il est important d’assurer une bonne hygiène du sommeil et d’éviter les facteurs favorisants pour limiter ces épisodes [11].

D’autres troubles, comme les apnées du sommeil, peuvent également affecter la qualité du sommeil. Les signes incluent une respiration bruyante, des ronflements, des arrêts respiratoires, une respiration bouche ouverte, une transpiration excessive, un sommeil agité, des éveils nocturnes fréquents et des pipis au lit. Si ces signes sont présents, une consultation multidisciplinaire entre un médecin (ORL, pédiatre, pneumologue), un orthodontiste et un orthophoniste peut être nécessaire pour restaurer une respiration nasale, de jour comme de nuit [6].

Ce qui peut aider

Pour favoriser un bon sommeil, il est recommandé de maintenir des horaires de coucher et de lever réguliers, d’éviter les siestes en journée ou de les limiter à une courte durée avant 15h, et de limiter le temps passé devant les écrans, notamment les deux heures précédant le coucher. Une activité physique régulière pendant la journée peut également faciliter l’endormissement, à condition de la terminer 2 à 3 heures avant l’heure du coucher [12].

Au coucher, il est important de fixer une heure jusqu’à laquelle l’enfant a le droit de jouer calmement et d’instaurer un rituel de coucher toujours dans le même ordre. Par exemple, mettre son pyjama, aller aux toilettes, se laver les mains, se brosser les dents, lire une histoire, se coucher, et dormir. Une communication bienveillante et une routine stable au coucher peuvent également aider l’enfant à s’endormir en autonomie [12].

En cas de troubles du sommeil persistants ou de signes inquiétants, il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour évaluer la situation et mettre en place des solutions adaptées [10].

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Sources mobilisées (7)