Serenaid

Anxiété de l'enfant

Troubles anxieux de l'enfant incluant anxiété de séparation, phobie sociale, anxiété généralisée et phobies spécifiques. Touchent 5-10% des enfants et peuvent impacter le sommeil, la scolarité et les relations sociales. Fréquemment comorbides avec le TDAH et les TND. La prise en charge repose sur les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et l'accompagnement parental.

Qu'est-ce que l'anxiété de l'enfant ?

L'anxiété de l'enfant se manifeste par une peur intense, excessive et irrationnelle face à des objets, des animaux, des activités ou des situations précises. Elle peut prendre la forme d'une phobie spécifique, comme la peur des araignées (arachnophobie) ou des pigeons, ou d'une anxiété plus généralisée. Entre 5 et 15 % des enfants souffrent d'une phobie spécifique, avec un âge de début le plus souvent entre 5 et 9 ans. Les filles sont deux fois plus touchées par les phobies que les garçons [1].

Il est important de distinguer les peurs normales, qui font partie du développement de l'enfant, des phobies pathologiques. Les peurs développementales, comme la crainte d'être mangé vers 2 ans ou la peur de l'avion à l'adolescence, évoluent favorablement avec l'âge et ne persistent pas dans le temps. En revanche, une phobie spécifique est une peur persistante qui peut limiter les activités de l'enfant et avoir un impact sur sa vie quotidienne [12].

L'anxiété de l'enfant peut également se manifester par une anxiété de séparation, une anxiété de performance ou une anxiété généralisée. Elle peut s'accompagner de manifestations somatiques comme des douleurs abdominales, des troubles du sommeil, des troubles de l'appétit ou des céphalées [2].

Ce que ça change au quotidien

L'anxiété de l'enfant peut avoir un impact significatif sur son sommeil, sa scolarité et ses relations sociales. Par exemple, un enfant souffrant d'une phobie des pigeons peut éviter de sortir dans la rue s'il habite en ville, ce qui peut limiter ses activités et ses interactions sociales [1].

L'anxiété peut également affecter la concentration et les apprentissages de l'enfant. Les enfants anxieux peuvent présenter plus d'inattention, de moins bonnes compétences sociales et des symptômes plus graves que ceux dont le TDAH n'est pas comorbide d'un trouble anxieux [7].

De plus, l'anxiété de l'enfant peut entraîner des troubles du comportement et des troubles anxieux peuvent être une réponse aux attentes de l'adulte qui sont trop importantes et qui dépassent les capacités cognitives de l’enfant [2].

Ce qui peut aider

La prise en charge de l'anxiété de l'enfant repose principalement sur des thérapies non médicamenteuses. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont particulièrement efficaces pour aider l'enfant à gérer ses peurs et à se confronter progressivement aux situations anxiogènes [5] [6].

L'exposition progressive et répétée est un principe fondamental du traitement de la phobie. Elle consiste à fixer à l'enfant des objectifs d'abord faibles et atteignables, puis de plus en plus anxiogènes, afin de l'aider à surmonter sa peur de manière graduelle [5].

En plus des TCC, d'autres approches thérapeutiques peuvent être envisagées, comme la thérapie d'Acceptation et d'Engagement (ACT), la médiation animale, l'art-thérapie ou les programmes de méditation de pleine conscience adaptés aux enfants [KG-5] [KG-6] [KG-7] [KG-8].

Il est également important d'accompagner l'enfant en lui montrant que vous comprenez ce qu'il ressent et que vous prenez en compte sa peur. Vous pouvez l'encourager à exprimer ses émotions et à parler de ses craintes pour l'aider à les surmonter [5].

En cas de besoin, vous pouvez consulter un psychologue spécialisé dans les troubles anxieux de l'enfant ou un médecin pédopsychiatre qui pourra évaluer et traiter les comorbidités psychiatriques et recommander des thérapies non médicamenteuses [6].

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (6)