Fonctions exécutives
Planification, inhibition, flexibilité mentale, mémoire de travail, prise de décision.
Fonctions exécutives
En bref
Dans ce modèle, les troubles co- gnitifs dysexécutifs, en particulier ceux de la mémoire de travail et de la planification à court et long HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et… Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie modalités sensorielles ou plus) des individus présentant un TDC apparaît comme une piste à explorer. Synthèse composantes qui ne sont pas des fonctions exécutives.
HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024)
s du temps. Dans ce modèle, les troubles co- gnitifs dysexécutifs, en particulier ceux de la mémoire de travail et de la planification à court et long
HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents • juillet 2024 39 — p.39
INSERM TDC 2019 — INSERM (2019)
Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie
modalités sensorielles ou plus) des individus présentant un TDC apparaît comme une piste à explorer. De nombreuses études retrouvent une perturbation de certaines fonctions exécutives dans le TDC Les fonctions exécutives regroupent plusieurs fonctions cogni- tives complexes (planification, inhibition et l’administrateur central de la mémoire de travail) qui permettent de réaliser des tâches nouvelles ou difficiles avec des conditions changeantes, des contraintes temporelles ou encore une très forte exigence de précision. Elles sont importantes à prendre en compte étant donné leurs liens probables avec les habiletés scolaires et sociales. Les fonctions exécutives les plus étudiées sont la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur et la planification d’une séquence d’actions. Bien que les études sur les fonctions exécutives souffrent de certaines limites 10, nombre d’entre elles rapportent des perturbations des fonctions exécutives dans le TDC. Pour autant, les fonctions exécutives ne semblent pas affectées de manière globale mais apparaissent déficitaires pour ce qui concerne la mémoire de travail, surtout le domaine visuo- spatial, et l’inhibition d’une réponse automatique. En effet, plusieurs études ont rapporté de manière concordante une perturbation de la mémoire de travail notamment visuo- spatiale. Cette mémoire de travail correspond à la capacité à maintenir une information visuo-spatiale (non verbale) en mémoire pendant l’exécution d’une autre tâche et à manipuler ces informations pendant une courte durée 11. La mémoire de travail est généralement classée dans les fonctions exécutives dans la littérature sur le TDC mais elle comporte aussi des — _p.42_
Synthèse
composantes qui ne sont pas des fonctions exécutives. L’inter- prétation des résultats par rapport aux fonctions exécutives reste donc en suspens. Des travaux rapportent des performances moindres pour des tâches d’inhibition motrice en comparaison aux performances des enfants contrôles lorsque la réponse est automatique. Ces tâches requièrent de stopper une réponse automatique ou pro- grammée à l’avance ou de modifier une action en cours ou pla- nifiée. Quelques études rapportent également un déficit d’inhi- bition en cas de stimulus émotionnel. Les résultats sont plus controversés concernant la flexibilité mentale ou la planification motrice et/ou exécutive.
Parmi les types de mémoires, la mémoire procédurale est la plus explorée
L’essentiel des travaux sur la mémoire à long terme porte sur l’apprentissage et la mémoire procédurale qui concerne la mémorisation et la rétention à long terme de savoir-faire. Celle-ci pourrait être perturbée, dans certaines conditions mais le déficit dans ce domaine n’est pas encore clairement établi. En effet, il semble que la mémoire procédurale soit affectée uni- quement dans certaines conditions et différemment selon que l’on s’intéresse aux apprentissages par mémorisation de séquences ou aux adaptations visuo-motrices, qui mettent en jeu des réseaux cérébraux distincts. Si les résultats vont dans le sens d’un déficit au niveau des apprentissages par adaptation visuo- motrice, ils sont plus contradictoires concernant la mémorisa- tion de séquences. Ceci pourrait notamment être expliqué par des différences méthodologiques : complexité de la réponse motrice attendue, phase(s) de l’apprentissage testée(s), caractère explicite ou implicite de l’apprentissage mesuré, durée de la pra- tique, etc. Certaines études rapportent également une dégradation de la mémoire visuelle à court terme qui correspond à la capacité à 27 — p.43
Tous à l'école — expert (2024)
ces ; empan de la mémoire de travail définie comme capacité de stockage de l'information présente, sur la base d'un potentiel de traitement finalisé ;
On s'intéresse ainsi à la capacité de raisonnement, mesurant à la fois les connaissances, l'expérience et l'habileté argumentative proprement dite. Les raisonnements impliquant des relations séquentielles ou spatiales correspondent en particulier à l'exercice de fonctions cognitives qui peuvent être affectés dans les troubles de l'apprentissage. Il s'agit aussi d'évaluer les capacités de planification mentale, c'est-à-dire l'organisation et la coordination des routines de fonctionnement, en partie corrélées à la mémoire de travail : mécanismes de suivi et d'adaptation stratégique, capacité de réaction et d'ajustement à la nouveauté...
aux fonctions mnésiques : les processus d'encodage, de stockage et de récupération (verbaux versus visuels) ; la mémoire immédiate, la mémoire de reconnaissance, la mémoire à long terme, le manque du mot...
aux fonctions instrumentales : langage, calcul, activités gestuelles, activités visuo-constructives, compétences visuo-spatiales, gnosies ;
aux fonctions sensori-motrices. — p.1
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aujourd'hui celui de fonctions cérébrales supérieures. Elles nous permettent l'adaptation au monde extérieur et l'équilibre de notre monde intérieur.
Les fonctions cognitives sont le langage dans ses versants de compréhension et d'expression orale et écrite, les fonctions visuo-spatiales , les praxies constructives et gestuelles, les perceptions ou gnosies (visuelle, auditive, sensitive, etc.), la mémoire, l'attention, et les fonctions exécutives qui permettent d'élaborer une stratégie, résoudre un problème logique, tenir compte de ses erreurs.
Les fonctions cognitives sont à la base chez l'enfant des apprentissages scolaires : lecture, écriture, calcul...
Quelles sont les conséquences des troubles cognitifs ?
Les troubles cognitifs sont responsables de troubles des apprentissages et/ou de troubles du comportement. Ils peuvent prendre l'allure d'une lenteur, d'une inattention, de difficultés de mémoire, d'un manque de concentration, d'une « maladresse motrice », de difficultés de compréhension, parfois d'une dissociation selon les compétences sollicitées (oral/écrit ; visuel/verbal)...
On distingue les troubles cognitifs globaux avec déficience intellectuelle homogène, et des troubles cognitifs électifs touchant une fonction cognitive ou une partie seulement et responsables de trouble spécifique des apprentissages avec échec scolaire : dyslexie, dysgraphie, dysorthographie, dyscalculie... malgré des capacités satisfaisantes dans les autres domaines. — p.1