Sante.fr - Les troubles du langage et des apprentissages
Page portail du Ministere de la Sante sur les troubles du langage et des apprentissages chez l'enfant. Statistiques : 4-5% d'enfants concernes par des troubles du langage (1 par classe), 25% de formes severes ; 20% de difficultes scolaires, 5-6% de troubles specifiques des apprentissages. Centralise les documents de formation DGS/SFP (diaporamas, scripts video, guides) pour formateurs et medecins, les outils de communication parents (questionnaires FNO 18-20 mois, 30 mois, 4.5 ans), les definitions (begaiement, dysphasie, troubles du langage, trouble d'articulation, trouble de la parole), et les ressources INPES/HAS (expertise INSERM Dys, recommandations HAS 2017).
Cadre clinique
Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) sont des troubles neurodéveloppementaux caractérisés par des déficiences d'une ou plusieurs fonctions cognitives, sans déficience intellectuelle globale [11]. Ils incluent des troubles du langage oral et écrit, ainsi que des troubles des apprentissages spécifiques comme la dyslexie, la dysorthographie, et la dyscalculie [7]. Ces troubles sont souvent associés à d'autres conditions comme les troubles développementaux de la coordination (dyspraxie) ou les déficits de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [7].
Repères épidémiologiques
Les troubles du langage et des apprentissages concernent une proportion significative d'enfants. Selon les estimations, 10 à 16 % des enfants d'une classe d'âge sont concernés par des troubles d’apprentissage, avec 1 % présentant des troubles spécifiques et sévères du langage [1]. Les troubles spécifiques des apprentissages touchent environ 5 à 7 % des enfants d’âge scolaire, avec des formes sévères chez 1 à 2 % d'entre eux [7]. Les troubles du langage oral ou écrit affectent 4 à 5 % des enfants, soit plus de 150 000 enfants de 5 à 9 ans en France [3]. Parmi ces enfants, un quart présente des troubles vraiment sévères [5].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic des TSLA repose sur une évaluation pluridisciplinaire impliquant des professionnels comme les orthophonistes, les psychomotriciens, les psychologues, les neuropédiatres, les pédiatres, et les pédopsychiatres [8]. Le repérage des difficultés d’apprentissage du langage oral puis écrit relève de la compétence des enseignants, du médecin de famille, mais aussi des parents de l’enfant [8]. Le dépistage établit et confirme l’existence de troubles persistants du langage et fait intervenir différentes compétences variables suivant les situations [8].
Les critères diagnostiques des troubles dans le DSM-5 ne préjugent pas de leur évolution dans le temps, qui peut être variable d’un enfant à l’autre, dans le sens de la stabilité, l’aggravation ou l’amélioration [2]. Les troubles spécifiques des apprentissages comprennent, selon la classification internationale DSM-5 :
- le trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture (dyslexie)
- le trouble spécifique des apprentissages avec déficit de l’expression écrite (dysorthographie)
- le trouble spécifique des apprentissages avec déficit du calcul (dyscalculie) [7]
Interventions recommandées
La prise en charge précoce et adaptée d’un enfant atteint de TSLA vise à prévenir ou atténuer leurs conséquences fonctionnelles et parfois psychologiques [11]. Elle nécessite une démarche diagnostique et thérapeutique le plus souvent pluridisciplinaire et une coordination des actions pédagogiques, médicales, paramédicales, psychologiques, sociales, et familiales [11].
Les interventions recommandées incluent :
- Une pédagogie différenciée auprès des élèves en difficulté d’apprentissage [9]
- Une orientation de l’enfant selon son âge et l’évolution de ses difficultés [9]
- Une prise en charge de niveau 1 impliquant des professionnels de santé et des psychologues [9]
Cadre légal et droits
Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages s’intègrent dans la politique nationale de lutte contre le handicap [1]. Un plan d’action triennal pour les enfants atteints d’un trouble spécifique du langage a été mis en place en 2001 par les ministres chargés de l’éducation nationale et de la santé [3]. La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique a réaffirmé l’amélioration du dépistage et de la prise en charge des troubles du langage comme une priorité d’action [3].
Les sources disponibles ne précisent pas les droits spécifiques des enfants atteints de troubles du langage et des apprentissages au-delà des dispositions générales de la politique de santé publique et de l'éducation nationale.