Allô 119 — Service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger
Mis à jour le
Service d'accueil téléphonique gratuit (119) créé par la loi du 10 juillet 1989 : écoute, conseils et relais d'informations pour les professionnels et le public, recueil des informations sur les enfants en danger et transmission au département pour évaluation (guide MIVILUDES Protection des mineurs p.68). Le guide Santé et dérives sectaires (p.147) indique qu'on peut l'appeler pour obtenir des conseils sur les démarches à entreprendre.
En bref
- Couverture : national
- Mode d’accès : Appel gratuit au 119
- Âge cible : 0-18 ans
- Attesté par : 3 documents (dont 1 Handicap Agir Tôt, 1 Institut du Cerveau de l'Enfant, 1 MIVILUDES) — meilleur niveau de preuve : Pédagogique
Qu'est-ce que c'est ?
Allô 119 est un service national d'accueil téléphonique dédié à l'enfance en danger. Créé par la loi du 10 juillet 1989, il est géré par un groupement d’intérêt public qui réunit l’État, les départements et des associations [3]. Ce service est accessible gratuitement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en composant le 119 [1]. Il a pour missions principales l'écoute, le conseil, et le relais d'informations pour les professionnels et le public, ainsi que le recueil et la transmission des informations sur les enfants en danger au président du conseil général pour évaluation [3].
Le service est également un point de contact pour obtenir des conseils sur les démarches à entreprendre en cas de situations préoccupantes concernant un enfant [5]. Il peut être utilisé par les enfants, les adolescents, mais aussi par les adultes confrontés ou préoccupés par une situation d’enfant en danger ou en risque de l’être, comme les membres de la famille proche, la famille élargie, les voisins, ou la communauté éducative [9].
Ce que ça change au quotidien
Allô 119 offre un soutien précieux pour les parents et les professionnels en cas de doute ou de situation préoccupante concernant un enfant. Par exemple, en cas de syndrome du bébé secoué, un phénomène grave qui peut survenir lorsque des secousses violentes sont infligées à un nourrisson, le service peut fournir une aide immédiate. Les professionnels du 119 sont là pour écouter et aider les parents qui se sentent dépassés par la situation, notamment face aux pleurs persistants de leur bébé [2].
Le service peut également être un relais important en cas de dérives sectaires ou de situations à risque pour l’enfant. Les professionnels de santé, comme les médecins, les sages-femmes, ou les infirmiers, peuvent contacter le 119 pour obtenir des conseils sur les démarches à entreprendre en cas de divergence de points de vue avec les parents ou en cas de refus de soins présentant un risque pour l’enfant [5] [6] [7].
Ce qui peut aider
En cas de danger imminent, il est recommandé de contacter la police ou la gendarmerie au 17 ou le 112 depuis un téléphone portable [1]. Pour les situations moins urgentes, le 119 reste un numéro accessible pour signaler une situation préoccupante ou obtenir des conseils. Les parents peuvent également se tourner vers d'autres ressources, comme les sites stop-violences-femmes.gouv.fr et arretonslesviolences.gouv.fr, qui permettent de signaler en ligne une situation de violence sans passer par le téléphone [1].
Pour les professionnels de santé, le signalement peut également être adressé aux services du Conseil général et au procureur de la République près le tribunal de grande instance du lieu de résidence habituel du mineur. Une permanence est assurée 24 heures sur 24 pour ces signalements [5] [6] [7].
Qui contacter
En plus du service Allô 119, plusieurs autres contacts peuvent être utiles en cas de situation préoccupante concernant un enfant :
- Miviludes : miviludes@miviludes.pm.gouv.fr
- La préfecture : le cabinet du préfet (coordonnées disponibles sur le site du ministère de l’Intérieur)
- Le procureur de la République
- Le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie
- Le conseil général, service de l’ASE
- Les rectorats, inspections académiques
Pour les situations de déplacement illicite à l’étranger, vous pouvez contacter :
- Direction des Affaires civiles et du Sceau (DACS), bureau de l’entraide civile et commerciale internationale (coordonnées disponibles sur le site du ministère de la Justice)
- Ministère des Affaires étrangères : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-francais-etranger_1296/conseils-aux-familles3104/enlevements-enfants_1423/67210.html [4].
Sources mobilisées (5)
- [1] MIVILUDES Protection des mineurs — MIVILUDES (2010) 📄 (2 extraits)
- [2] MIVILUDES Santé et dérives sectaires — MIVILUDES (2012) 📄 (4 extraits)
- [3] Ressources pour les parents qui subissent des violences de leur conjoint(e) — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] AgirTot — Handicap Agir Tôt (2020) 📄 (1 extrait)
- [5] AgirTot — Handicap Agir Tôt (2021) 📄 (1 extrait)