Deficience Visuelle
Mis à jour le
Altération sévère de la fonction visuelle non corrigeable par lunettes. Inclut la malvoyance (acuité < 3/10) et la cécité. Impact sur les apprentissages, la mobilité et l'autonomie. La prise en charge associe correction optique, rééducation en locomotion, aides techniques (braille, logiciels d'agrandissement) et aménagements scolaires spécifiques.
Comprendre le profil
La déficience visuelle englobe des troubles variés, allant de la malvoyance (acuité visuelle entre 1/10 et 4/10 [3]) à la cécité. Elle peut résulter de pathologies ophtalmologiques (anomalies de la rétine, du nerf optique, malformations oculaires) ou de troubles neurovisuels (troubles de la reconnaissance visuelle, du champ visuel, ou de l'exploration visuelle) [2]. Ces troubles impactent la perception, l'analyse et l'intégration des informations visuelles, affectant ainsi les apprentissages et l'autonomie [KG-1].
Adaptations en classe
Pour limiter l'impact des difficultés visuelles en classe, plusieurs adaptations peuvent être mises en place. L'orthoptiste, en collaboration avec les enseignants, propose des aménagements spécifiques en fonction du type de déficience et des besoins de l'élève. Ces adaptations concernent notamment :
- L'installation dans la classe : recours à un plan incliné, modalités d'éclairage adaptées [1].
- La présentation des exercices : taille des caractères à utiliser, utilisation de guides-lignes ou de loupes [1].
- Les aides techniques : logiciels spécifiques sur ordinateur, outils d'agrandissement [1].
La rééducation orthoptique peut également inclure des objectifs variés, tels que l'amélioration des mouvements oculaires, la rééducation de la vision binoculaire, ou l'entraînement à la prise de repères visuo-spatiaux [5].
Accompagnement individualisé
L'accompagnement individualisé est essentiel pour les élèves présentant une déficience visuelle. L'instructeur en locomotion, par exemple, aide les personnes atteintes de déficience visuelle grave ou de cécité à se déplacer de manière autonome et sécurisée, en développant leur représentation spatiale et leurs capacités de vicariance [3]. La kinésithérapie peut également être envisagée pour préserver, restaurer ou suppléer l'intégrité structurelle et fonctionnelle de l'élève [3].
Travail avec la famille
Le lien entre l'orthoptiste et l'enseignant est crucial pour informer sur le type de déficit visuel et ses répercussions scolaires. Les parents jouent un rôle clé dans la mise en œuvre des adaptations recommandées à la maison et dans le suivi des progrès de l'élève. Une collaboration étroite entre les professionnels de santé, les enseignants et les familles est nécessaire pour assurer un accompagnement cohérent et efficace.
Cadre réglementaire scolaire
Les élèves présentant une déficience visuelle peuvent bénéficier de dispositifs scolaires spécifiques, tels que les Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire (ULIS) ou les Segpa (Sections d'Enseignement Général et Professionnel Adapté). Ces dispositifs visent à offrir un environnement adapté et un accompagnement personnalisé pour favoriser leur inclusion scolaire. Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables.
Ressources liées
Pour approfondir les connaissances sur la déficience visuelle et son accompagnement, plusieurs ressources sont disponibles :
- Fiches Tous à l'école : Déficience visuelle, maladies : BEP [4].
- Articles spécialisés : Recherches sur l’élaboration des représentations spatiales chez les personnes aveugles [4].
- Associations : Syndicat national autonome des orthoptistes (SNAO) [1].
Ces ressources offrent des informations complémentaires sur les stratégies d'accompagnement et les outils adaptés pour les élèves présentant une déficience visuelle.