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Dyspraxie (TDC)

Trouble Développemental de la Coordination (TDC, anciennement dyspraxie). Trouble de la planification et de l'exécution des gestes volontaires, affectant la motricité fine et globale. Se manifeste par une maladresse, des difficultés en écriture manuscrite, habillage, repas. Prévalence 5-6% des enfants. Le diagnostic associe bilan psychomoteur et/ou ergothérapique. La prise en charge vise l'autonomie et les adaptations (ordinateur, aménagements scolaires).

Qu'est-ce que c'est ?

Le trouble développemental de la coordination (TDC), aussi appelé dyspraxie, est un trouble fréquent qui affecte principalement les habiletés gestuelles. Il se manifeste souvent par des difficultés d'apprentissage à l'école et des limitations dans les activités quotidiennes, comme utiliser des couverts, écrire, ou participer à des activités sportives [1] [2] [4].

Les enfants concernés peuvent présenter de la maladresse, de la lenteur, et des difficultés à réaliser des gestes coordonnés. Ces déficiences interfèrent significativement avec les activités de la vie quotidienne et les apprentissages scolaires [6]. Le TDC peut également être associé à d'autres troubles, comme le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), les troubles des apprentissages (dyslexie, dyscalculie, etc.), ou les troubles du langage [4].

Le diagnostic du TDC repose sur des critères spécifiques, tels que des compétences de coordination motrice inférieures au niveau attendu pour l'âge de l'enfant, des difficultés persistantes dans les activités quotidiennes, et l'absence d'autres causes explicatives comme un handicap intellectuel ou une affection neurologique motrice [6]. Le diagnostic peut être posé à partir de 5 ans, après avoir écarté la possibilité d'un simple retard moteur suivi d'un rattrapage spontané [6].

Ce que ça change au quotidien

Les enfants avec un TDC peuvent rencontrer des difficultés dans divers domaines de la vie quotidienne. Par exemple, ils peuvent avoir des problèmes de motricité fine, comme tenir un crayon, écrire, ou utiliser des ciseaux, ce qui peut impacter leurs apprentissages scolaires [5]. Ils peuvent également éprouver des difficultés de motricité globale, comme marcher, courir, ou participer à des activités sportives [6].

Les déficiits en écriture observés chez ces enfants concernent non seulement le produit final (problème de lisibilité, nombre d’erreurs plus important que chez les enfants typiques) mais également le processus d’écriture [5]. La variabilité et le ralentissement sont caractéristiques des performances motrices des enfants présentant un TDC [8].

De plus, les enfants avec un TDC peuvent présenter des déficits de la motricité globale et de la motricité fine, avec notamment des difficultés à réaliser des gestes coordonnés dans un but précis [5]. Ces difficultés peuvent affecter leur autonomie et leur participation sociale, ainsi que leur qualité de vie [11].

Ce qui peut aider

La prise en charge du TDC vise à favoriser l'autonomie, l'inclusion, et la qualité de vie des enfants concernés. Elle repose sur un diagnostic précis et un parcours de santé adapté [4]. Plusieurs approches peuvent être proposées, comme l'ergothérapie, la psychomotricité, ou des interventions en groupe sur les fonctions motrices [KG-3] [KG-6] [KG-5].

L'ergothérapie, par exemple, peut aider à améliorer les habiletés motrices et à adapter l'environnement de l'enfant pour faciliter ses activités quotidiennes [KG-6]. La psychomotricité peut également être bénéfique pour travailler sur la relation entre le corps et le psychisme [KG-3].

Il est important de noter que les connaissances scientifiques sur le TDC sont en pleine expansion, mais restent encore limitées. Les recommandations d'actions et de recherches visent à améliorer le diagnostic, la prise en charge, la scolarisation, la participation sociale, et le bien-être des personnes concernées et de leur entourage [11].

Qui contacter

Pour un diagnostic et une prise en charge adaptés, il est recommandé de consulter un professionnel de santé spécialisé, comme un ergothérapeute ou un psychomotricien [KG-3] [KG-6]. Vous pouvez également contacter la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour un parcours d'orientation adapté à votre enfant [KG-7].

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Sources mobilisées (6)