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Deficience Visuelle

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Altération sévère de la fonction visuelle non corrigeable par lunettes. Inclut la malvoyance (acuité < 3/10) et la cécité. Impact sur les apprentissages, la mobilité et l'autonomie. La prise en charge associe correction optique, rééducation en locomotion, aides techniques (braille, logiciels d'agrandissement) et aménagements scolaires spécifiques.

Cadre clinique

La déficience visuelle englobe un spectre de troubles affectant la fonction visuelle, incluant la malvoyance et la cécité. La malvoyance est définie par une acuité visuelle du meilleur œil, après correction, comprise entre 1/10ᵉ et 4/10ᵉ [3]. Les causes sont variées : anomalies de la rétine, du nerf optique, malformations oculaires, ou troubles neurovisuels d'origine centrale comme les agnosies visuelles ou les troubles du champ visuel [2]. Ces troubles peuvent coexister avec d'autres pathologies comme l'épilepsie [KG-7] ou la paralysie cérébrale [KG-8], nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire.

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de la déficience visuelle en France. Cependant, les troubles visuels sont fréquents chez les enfants, avec des répercussions significatives sur les apprentissages scolaires et les activités quotidiennes. Les troubles neurovisuels, comme les troubles de la reconnaissance visuelle ou de l'exploration visuelle, sont également documentés [2].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic repose sur un bilan orthoptique complet, incluant trois axes principaux :

L'orthoptiste joue un rôle clé dans ce processus, en collaboration avec l'ophtalmologue [KG-3] [KG-4]. Le bilan permet de définir un projet de rééducation orthoptique adapté aux besoins spécifiques de l'enfant [5].

Interventions recommandées

La prise en charge de la déficience visuelle est pluridisciplinaire et inclut plusieurs axes :

Rééducation orthoptique

La rééducation orthoptique vise à améliorer la vision binoculaire, les mouvements oculaires, et les stratégies d'exploration visuelle. Pour les enfants malvoyants, elle inclut l'apprentissage de l'utilisation d'aides optiques (loupe, téléagrandisseur) et le développement de la vision fonctionnelle [5].

Aménagements scolaires

Les aménagements en classe sont essentiels pour limiter l'impact des difficultés visuelles. Ils incluent :

Intervenants spécialisés

Collaboration entre professionnels

La coordination entre l'orthoptiste, l'enseignant, et les autres intervenants paramédicaux est cruciale pour adapter les aménagements aux besoins spécifiques de chaque élève [1].

Cadre légal et droits

En France, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) instruit les demandes et notifie les droits ouverts aux familles [3]. Les enfants bénéficient de droits spécifiques pour assurer leur scolarisation et leur autonomie, incluant les aménagements pédagogiques et les aides techniques nécessaires.

Les sources disponibles ne précisent pas les détails des dispositifs légaux spécifiques à la déficience visuelle.

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Sources mobilisées (2)