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Écriture / graphisme

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Geste graphique et écriture manuscrite : tenue de l'outil, tracé des lettres, copie. Mobilise la motricité fine et les praxies ; impacté par la dysgraphie et la dyspraxie.

En bref

Cadre clinique

L’écriture est une activité scolaire complexe qui mobilise de nombreuses compétences. L’enfant doit maîtriser des gestes précis pour former les lettres, chiffres et signes de ponctuation, tout en passant d’une écriture scripte à une écriture cursive. Cet apprentissage est long et répétitif pour que le geste devienne rapide et fluide [1].

Les compétences nécessaires incluent la motricité fine volontaire pour une bonne tenue du crayon, la coordination œil-main pour suivre et corriger la trace, et la mémoire du geste à produire pour chaque lettre. L’acte orthographique exige également la mise en correspondance des sons et des lettres, la mémorisation des mots, la formation des lettres, l’application des règles de grammaire et d’orthographe, la ponctuation et l’utilisation de majuscules [1].

Repères épidémiologiques

Les troubles de l’écriture, comme la dysgraphie, sont souvent associés à des troubles du neurodéveloppement. Par exemple, plus de la moitié des enfants présentant un trouble développemental de la coordination (TDC) ou dyspraxie sont dysgraphiques. Ces difficultés constituent une des principales raisons de consultation [2].

La dyspraxie se manifeste par des déficits de la motricité globale et fine, avec des difficultés à réaliser des gestes coordonnés. Les enfants concernés ont des problèmes de lisibilité et commettent un nombre plus important d’erreurs que les enfants typiques. Ces déficits concernent non seulement le produit final mais aussi le processus d’écriture [2].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de dysgraphie doit être posé avec prudence, car il peut s’agir d’un retard de maturation du geste ou d’un trouble psychologique. Il est essentiel d’évaluer le caractère fonctionnel de l’écriture en situation de classe et de prendre en compte les difficultés cognitives associées, comme les troubles de la perception visuo-spatiale et de l’attention [3].

Les enfants dyspraxiques peuvent également présenter des difficultés de motricité des yeux et des anomalies de repérage et d’organisation spatiale. Ces troubles perturbent l’appréhension de l’environnement par l’enfant et impactent sa capacité à écrire [11].

Interventions recommandées

La prise en charge de l’écriture peut inclure plusieurs professionnels. La graphothérapie vise à rendre l’écriture plus lisible, rapide et soignée. Si les difficultés sont trop importantes, une prise en charge en ergothérapie peut être envisagée. L’ergothérapeute peut proposer la mise en place de l’outil informatique à l’école, comme le « cartable numérique », pour permettre à l’enfant d’être autonome et rapide dans la prise de notes [5].

Le psychomotricien peut également intervenir si le trouble de l’écriture est lié à un trouble de la motricité fine. Il prendra en charge l’écriture en tenant compte des difficultés motrices de l’enfant [5].

Cadre légal et droits

Les enfants présentant des troubles de l’écriture peuvent bénéficier d’aménagements scolaires. Par exemple, il est possible de limiter l’activité de transcription pour qu’elle ne devienne pas contre-productive. Différents types d’aides peuvent être mis en place, comme des outils de compensation (aide humaine ou informatique) [9].

Il est également important de noter que l’écriture manuscrite favorise la mémorisation, la concentration et la coordination motrice, compétences que le clavier ne stimule pas de la même manière. Quand les contraintes sont trop importantes pour l’enfant, un apprentissage du clavier peut être envisagé et sera proposé par un ergothérapeute [6].

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Sources mobilisées (10)