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Écriture / graphisme

Geste graphique et écriture manuscrite : tenue de l'outil, tracé des lettres, copie. Mobilise la motricité fine et les praxies ; impacté par la dysgraphie et la dyspraxie.

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Écriture / graphisme

En bref

Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie observés dans différents contextes pathologiques, notamment le TDC. Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie difficultés motrices dont celles d’écriture manuscrite (évaluer le caractère fonctionnel de cette écriture en situation de classe) et de… Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques • le second temps consiste à réaliser des tests spécifiques non verbaux qui peuvent être interprétés en relation avec les…

INSERM TDC 2019 — INSERM (2019)

Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie

   observés dans différents contextes pathologiques, notamment le
   TDC. Étant donné l’importance de l’écriture manuscrite aussi
   bien dans la réussite scolaire que professionnelle, le diagnostic
   et la prise en charge précoce des dysgraphies sont donc essen-
   tiels, ces troubles pouvant en effet avoir de graves conséquences
   pour l’enfant en impactant les apprentissages scolaires, notam-
   ment lors de situations de double tâche. Cependant, il est impor-
   tant de rester prudent sur le diagnostic de dysgraphie qui marque
   définitivement un trouble, alors que pour certains enfants il
   s’agit d’un retard de maturation du geste ou d’un trouble psy-
   chologique qui retentit sur le geste.
   Les enfants porteurs d’un TDC présentent des déficits de la
   motricité globale et de la motricité fine, avec notamment des
   difficultés à réaliser des gestes coordonnés dans un but précis,
   en général dans le cadre d’un apprentissage spécifique et contex-
   tualisé : utiliser des couverts, manier un outil, découper, des-
   siner, écrire, jouer d’un instrument, attraper une balle, etc. Le
   développement de la motricité fine, et plus particulièrement la
   capacité à réaliser des mouvements différenciés des doigts,
   contribue au développement de la prise de l’outil scripteur. De
   ce fait, il n’est pas étonnant qu’une des activités motrices fines
   qui pose le plus problème aux enfants présentant un TDC soit
   l’écriture. Plus de la moitié de ces enfants sont en effet dysgra-
   phiques, et ces difficultés constituent une des principales raisons
   de consultation.
   Les déficits en écriture observés chez ces enfants concernent
   non seulement le produit final (problème de lisibilité, nombre
   d’erreurs plus important que chez les enfants typiques) mais éga-
   lement le processus d’écriture. On constate une grande hétéro-
   généité concernant les déficits en écriture observés chez les
   enfants présentant un TDC, avec d’importantes variations inter-
   et intra-individuelles en fonction de la complexité de la tâche
   ou des contraintes imposées. Cette diversité des déficits est pro-
   bablement liée à la grande hétérogénéité des troubles présents
   chez ces enfants ainsi qu’à un aspect développemental de l’orga-

22 nisation gestuelle qui n’est pas pris en compte dans l’évaluation. — p.38

Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie

   difficultés motrices dont celles d’écriture manuscrite (évaluer le
   caractère fonctionnel de cette écriture en situation de classe) et
   de graphisme, les difficultés cognitives associées en lien avec les
   aspects scolaires (troubles de la perception visuo-spatiale et de
   l’attention entre autres) mais aussi la lenteur et fatigabilité.
   Concernant ces derniers points, le groupe d’experts rappelle par
   exemple que pour certains enfants le temps plein est compliqué
   et peut appeler à un aménagement de l’emploi du temps scolaire
   en lien avec son projet de vie. — _p.104_

INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques

   • le second temps consiste à réaliser des tests spécifiques non verbaux qui
   peuvent être interprétés en relation avec les modèles.
   Sur le versant productif, la coordination des gestes et leur planification dans
   le but d’un geste complexe constituent stricto sensu la fonction praxique ges-
   tuelle. Lorsque l’activité nécessite une construction visuo-spatiale, il s’agit
   d’une fonction cognitive mettant en jeu les relations visuo-spatiales dépen-
   dant du cortex pariétal. Sur le versant réceptif, outre les fonctions percepti-
   ves permettant d’intégrer les différentes modalités sensorielles tactiles et
   visuelles dans une activité comme recevoir une balle pour la relancer,
   d’autres fonctions visuelles (gnosies visuelles) et visuo-spatiales (perception
   des différentes relations topologiques) sont indispensables pour intégrer par
   exemple la construction complexe. L’acte graphique comporte la nécessité
   de planifier des gestes précis de la main pour tracer une figure complexe
   comme la figure de Rey ou les enchaînements calligraphiques, puis la possi-
   bilité de construire des relations spatiales. Sur le plan perceptif, dans la
   situation de copie, toutes les fonctions d’intégration visuelles et spatiales
   sont en jeu. L’apprentissage de l’écriture est, de plus, très lié à l’apprentissage
   de l’orthographe.
   Les dysgraphies peuvent être isolées, dans le cadre d’un trouble de l’acquisi-
   tion de la coordination, ou associées à une dyslexie ou un des éléments d’une
   dyspraxie. Ainsi, il importe de réaliser devant cette plainte, une évaluation à
   l’aide de tests standardisés.
   L’évaluation langagière permet d’affirmer la normalité des fonctions verbales
   et donc la spécificité du trouble. Les résultats des tests non verbaux cités
   ultérieurement dans le chapitre peuvent donc être considérés comme spéci-
   fiquement déficitaires.
   L’évaluation cotée, avec un test étalonné, du graphisme et de l’écriture défi-
   nit le profil et la gravité des déficits des différentes fonctions visuelles et spa-
   tiales. Des tests français existent, pour la plupart issus de tests étrangers.
   Le graphisme peut être apprécié par une copie de dessins étalonnés en fonc-
   tion de l’âge. La copie de dessins de la BREV (4 à 9 ans) est de réalisation
   rapide mais sommaire, la copie de dessins du VMI (Visual Motor Integrating
   test de Beery) est plus détaillée, ainsi que le Frostig saturé à 7 ans. Les deux
   figures de Rey A et B offrent une plus grande complexité de planification.
   L’écriture peut être évaluée par un test anglophone étalonné dans une popu-
   lation française : ce test, le BHK (Échelle d’évaluation rapide de l’écriture
   chez l’enfant) (Hamstra-Bletz et coll., 1987 ; Charles et coll., 2003), appré-
   cie la vitesse et la qualité de l’écriture tant en copie que dictée.
   L’évaluation spécifique des fonctions visuo-perceptives se fait à l’aide d’un
   test d’origine anglophone, le DTVP 2. Le versant constructif peut être éva-
   lué, outre la copie de figure de Rey (construction en 2 D), par les construc-

560 tions du test de Benton en 3 D. — p.578

Sante.fr Troubles cognitifs — DGS (2024)

es, pas de liens entre le nombre et la quantité…) ainsi que dans la mémorisation des faits numériques (difficultés à effectuer de simples opérations).

La praxie est le fait d’acquérir une gestion automatisée d’un geste après en avoir fait l’apprentissage (l’écriture, la conduite…). La dyspraxie est l’altération des praxies. Elle se manifeste par une maladresse importante et/ou une dysgraphie (difficultés dans l’écriture et le dessin). Les enfants dyspraxiques sont souvent lents, maladroits, ont des difficultés pour s’habiller, utiliser les outils scolaires (ciseaux, compas…) et ménagers (couteau, fourchette…). Ils ont également souvent associés des difficultés pour se repérer dans une feuille, ou sur un plan. — p.7

src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS-SFP (2007)

qui a automatisé ses gestes, mais qui devient difficile chez l’enfant qui doit se concentrer pour arriver à écrire correctement.

       L’exemple type, c’est les baguettes chinoises. On a tous un mal fou à utiliser les baguettes chinoises alors que
       les Chinois y arrivent facilement parce qu’ils ont eu un apprentissage qui leur a permis l’automatisation du
       geste. Quand on dit cela et qu’on a défini ce que sont les praxies et le contrôle du geste moteur, les
       dyspraxies restent un groupe hétérogène dans lequel les enfants sont assez différents et vont associer
       différents symptômes : certains vont avoir l’ensemble des symptômes dont j’ai parlé, certains n’en auront
       qu’une partie.

       Dans ces symptômes, il y a les troubles de la coordination motrice, des troubles de la motricité fine, des
       troubles des praxies, c'est-à-dire de la conceptualisation et de la programmation du geste, des troubles du
       tonus ou plutôt du contrôle postural qu’il ne faut pas confondre avec les problèmes d’hypotonie ou
       d’hypertonie, la lenteur – j’y reviendrai – qui est une notion relativement récente. Vous avez entendu tout à
       l’heure qu’à partir du moment où un geste était automatisé, il était plus rapide, une des caractéristiques des
       enfants dyspraxiques, c’est qu’ils sont lents. Et puis également, des troubles visuo-spatiaux et visuo-
       constructifs. — _p.48_

Sante.fr Dys durables — DGS (2024)

ouble est très souvent associé à une difficulté à maitriser l’orthographe (trouble spécifique des apprentissages avec déficit de l’expression écrite).

Ces dysfonctionnements sont souvent liés à un mauvais développement phonologique en amont de l’apprentissage de la lecture : difficultés à discriminer les sons proches, faible conscience phonologique (capacité à percevoir, découper et manipuler les unités sonores du langage telles que la syllabe ou le phonème) et/ou à des problèmes dans le traitement orthographique (confusions et inversion de lettres, mauvais codage de la position des lettres). Des problèmes visuo-attentionnels peuvent être associés. 

Le trouble développemental de la coordination (dyspraxie)

Les enfants concernés ont des difficultés motrices, notamment pour planifier, programmer et coordonner des gestes complexes. Ils ne peuvent pas automatiser un certain nombre de gestes volontaires, notamment l’écriture (ce qui entraîne une dysgraphie). Ces enfants contrôlent laborieusement le dessin de chaque lettre, ce qui absorbe une grande partie de leur attention et les empêche de prêter attention aux autres aspects (orthographe, sens des mots...). 

Ce trouble est souvent associé à des anomalies de repérage et d’organisation spatiale et à des difficultés de motricité des yeux qui perturbent l’appréhension de l’environnement par l’enfant.

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Dyspraxie : maladroit, vraiment ? – animation pédagogique – 1 min 53 – déc 2019 — p.7-8

FNO — FNO (2019)

L’écriture est l’une des activités scolaires les plus complexes. L’enfant doit acquérir l’ensemble des gestes à réaliser pour former toutes les lettres de l’alphabet minuscules et majuscules, les chiffres, les signes de ponctuation…Il apprend à passer d’une écriture scripte ( imprimée) à une écriture cursive ( manuscrite). L’apprentissage de ce nouveau code va être long et répétitif pour que le geste soit rapide et fluide. Les compétences dont l’enfant a besoin sont nombreuses -Les fonctions graphomotrices

la motricité fine volontaire permet une bonne tenue du crayon entre le pouce et l’index (voir photo à droite) la coordination œil-main qui permet de suivre la trace et d’écrire sur la ligne, et de corriger si nécessaire la mémoire du geste à produire pour chaque lettre -L’acte orthographique Il consiste à produire une expression écrite la main ou au clavier d’un ordinateur. L’expression écrite exige l’accomplissement de plusieurs tâches en parallèle : la mise en correspondance des sons et des lettres du mot à écrire la mémorisation de ce mot, des sons et des lettres qui le constituent ou l’utilisation du vocabulaire stocké si le mot est déjà mémorisé la formation des lettres l’application des règles de grammaire et d’orthographe la ponctuation l’utilisation de majuscules Toutes ces habiletés doivent être automatiques pour que l’écriture soit efficace. Selon les situations d’écritures, d’autres compétences interviennent

La copie nécessite en plus, une attention et une distinction visuelles, la mise en correspondance des lettres imprimées avec les lettres manuscrites, la mémoire du mot vu et lu, la vérification du mot au modèle. La dictée demande en plus une attention et une distinction auditives, la mémoire du mot ou de la phrase entendus, la vérification orthographique et l’application des règles. La production spontanée va en outre s’accompagner de la mise en mots de la pensée, du choix du vocabulaire, de la mise en œuvre de la mémoire de travail, c’est-à-dire se rappeler ce que l’on veut dire dans une phrase tout en réfléchissant à l’orthographe d’un mot; de l’organisation des idées, des mots dans la phrase et des phrases dans le texte. — p.1

Le métier de Psychomotricien — expert (2024)

domaines très variés (relationnel, visuo-spatial, planification…).

« Pourquoi rééduquer l’écriture, tout le monde écrit maintenant sur ordinateur ».

L’écriture manuscrite est importante dans le développement des enfants. Elle favorise la mémorisation, la concentration et la coordination motrice, compétences que le clavier ne stimule pas de la même manière. Quand les contraintes sont trop importantes pour l’enfant, un apprentissage du clavier peut être envisagé et sera proposé par un.e ergothérapeute.

Consultez nos autres fiches et vidéos ici.

Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP).

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L’apprentissage de l’écriture suppose une bonne installation sur la table, une bonne prise en main du stylo et une maîtrise des gestes graphiques qui serviront de base à l’écriture des lettres attachées.

Dans cette vidéo, nous vous détaillons les trois étapes clés nécessaire à l’apprentissage de l’écriture :

Un temps d’échauffement des doigts et des mains Un temps d’installation à table Des exercices de graphisme

 # Retrouvez toutes nos vidéos en suivant ce lien, et tous nos articles ici.

Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP).

Auteurs A Antoine Roger Moellic S Sophie Rimlinger M Maelle Allanore C Christelle Sbasnik M Melody Kedadouche J Julie Chagneau C Chloe Bassene L Lucile Neveux C CléPsy Articles similaires — p.1

Dyslexie : quels aménagements scolaires sont possibles ? — expert (2024)

rit) manuelle permet, dans une certaine mesure, de retenir l’orthographe des mots, renforcer la lecture, et fixer l’orientation de certaines lettres. 

Toutefois, chez un enfant présentant un trouble de l’apprentissage du langage écrit, avec des difficultés d’orthographe, la transcription constituera pour lui une activité cognitivement très coûteuse qui l’épuisera. Il mettra toute son énergie et son attention sur cette activité, au détriment de l’écoute et de la compréhension de la leçon. Même en copie, l’enfant dysorthographique n’ayant pas une vision globale du mot, mais une vision lettre à lettre, ne parviendra pas à retenir l’orthographe globale du mot. Ainsi, même une tâche de copie sera fatigante pour lui et délétère. 

Ceci est d’autant plus le cas si l’enfant peine à tenir son stylo, écrire et copier.

Il convient donc de limiter (plus ou moins fortement selon les enfants) l’activité de transcription pour qu’elle ne devienne pas contre-productive.

Différents types d’aides peuvent être mis en place :

Aides indirectes pour les troubles de la transcription : Aides directes pour les troubles de la transcription : Compensations des troubles de la transcription :

Parfois, dans le cas où les troubles sont trop importants, des outils de compensation (aide humaine ou informatique) sont préconisés :

Attention !! Eviter l’exposition aux erreurs — p.1

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Sources mobilisées (9)