Sante.fr - Troubles cognitifs, les troubles qui ne se voient pas
Article mpedia/AFPA relaye par le portail officiel Sante.fr (publie 07/03/2025). Classe les troubles cognitifs en 3 familles : (1) deficiences intellectuelles globales, (2) troubles cognitifs specifiques acquis (traumatisme cranien, AVC, tumeur - rares chez l'enfant), (3) troubles cognitifs specifiques developpementaux (champ des dys + HPI + TDAH). Detail de chaque trouble : dyslexie/dysorthographie (trouble du langage ecrit), dysphasie (trouble structurel du langage oral, programmation des sons, syntaxe), dyscalculie (comprehension et utilisation des nombres), dyspraxie/dysgraphie (automatisation des gestes, maladresse, reperage spatial), TDA/H (fonctions attentionnelles, distraction, hyperactivite). Souligne la coexistence frequente de plusieurs troubles dys. Diagnostic : bilan pluridisciplinaire prescrit par medecin (pediatre, neuro-pediatre, pedopsychiatre) avec psychologue/neuropsychologue, psychomotricien, orthophoniste, ergotherapeute, kinesitherapeute. Mentionne les outils informatiques adaptes (logiciels aide ecriture, lecture, multifonctions). Liens : Association dysphasie, FFDys, guide INPES, AEEH, CDAPH.
C'est quoi ?
Les troubles cognitifs sont des difficultés pour apprendre. Ils touchent les enfants. Il y a 3 types de troubles cognitifs [2] :
- Les déficiences intellectuelles globales. Elles touchent tous les apprentissages.
- Les troubles cognitifs spécifiques acquis. Ils surviennent après un choc. Par exemple : un traumatisme crânien, un accident vasculaire, une tumeur. Ils sont rares chez l’enfant [1].
- Les troubles cognitifs spécifiques développementaux. Ils affectent une fonction précise. Par exemple : la lecture, l’écriture, le calcul, l’attention. Ils sont durables. Ils concernent 5 à 7% des enfants d’âge scolaire [6].
Les troubles cognitifs spécifiques développementaux sont souvent appelés « troubles dys ». Ils incluent [6] :
- La dyslexie. C’est un trouble de la lecture.
- La dysorthographie. C’est un trouble de l’orthographe.
- La dyscalculie. C’est un trouble du calcul.
- La dysphasie. C’est un trouble du langage oral.
- La dyspraxie. C’est un trouble de la coordination.
- Le TDAH. C’est un trouble de l’attention.
Ce que cela veut dire pour vous
Les troubles cognitifs peuvent rendre les apprentissages difficiles. Par exemple [6] :
- Un enfant avec une dyslexie a du mal à lire. Il lit lentement. Il fait des erreurs. Il comprend mal.
- Un enfant avec une dyscalculie a du mal à comprendre les nombres. Il a du mal à calculer.
- Un enfant avec un TDAH a du mal à se concentrer. Il est distrait. Il peut être hyperactif.
Ces troubles peuvent causer des difficultés à l’école. Ils peuvent aussi causer des difficultés psychologiques. Par exemple : l’anxiété, le manque de confiance en soi [6].
Ce que vous pouvez faire
Diagnostic
Un médecin peut diagnostiquer les troubles cognitifs. Le médecin peut être un pédiatre, un neuro-pédiatre, un pédopsychiatre. Le diagnostic se fait avec des bilans spécialisés. Par exemple [9] :
- Un bilan orthophonique pour les troubles de langage, de lecture ou de calcul.
- Un bilan psychomotricien ou ergothérapeute pour les troubles de coordination.
- Un bilan neuropsychologique pour les troubles de l’attention.
Prise en charge
La prise en charge dépend du trouble. Elle peut inclure [12] :
- De l’orthophonie pour les troubles de langage, de lecture ou de calcul.
- De la psychomotricité pour les troubles de coordination.
- De l’ergothérapie pour les troubles de l’écriture.
- De l’orthoptie pour les troubles visuels.
- Du soutien psychologique.
Aides
Il existe des aides pour les enfants avec des troubles cognitifs. Par exemple [3] :
- L’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH). C’est une aide financière.
- La Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH). Elle peut décider des aides pour l’enfant.