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ULIS TSLA (Troubles Spécifiques Langage/Apprentissages)

ULIS spécialisée pour les élèves dys (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie) et TDAH avec retentissement scolaire majeur. Plus rare que les ULIS TFC.

Comprendre le profil

Les ULIS TSLA (Troubles Spécifiques Langage/Apprentissages) sont des dispositifs scolaires spécialisés pour les élèves présentant des troubles cognitifs spécifiques neurodéveloppementaux. Ces troubles, souvent appelés « troubles dys », incluent la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie, la dyspraxie, la dysphasie et le TDAH. Ils sont définis par des difficultés persistantes et significatives dans les apprentissages, non expliquées par une déficience intellectuelle globale [2]. Les élèves concernés peuvent présenter un ou plusieurs de ces troubles, souvent associés [4].

Les TSLA sont répertoriés dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) et la Classification internationale des maladies (CIM-10). Ils sont durables, présents dès les premières étapes du développement, et interfèrent avec la réussite scolaire et les activités de la vie courante [2].

Adaptations en classe

Les adaptations pédagogiques sont essentielles pour les élèves en ULIS TSLA. Elles incluent des aménagements spécifiques en fonction des troubles repérés, comme éviter la « double tâche » ou proposer des stratégies de contournement [12]. Par exemple, pour un élève dyslexique, des outils comme des logiciels de synthèse vocale ou des polices de caractères adaptées peuvent être utilisés [KG-4]. Pour un élève dyspraxique, des adaptations de la motricité fine et de la calligraphie sont nécessaires [KG-5].

Les enseignants doivent également prendre en compte les temps de concertation et de préparation des cours pour ces élèves [12]. Les adaptations peuvent se poursuivre jusqu’au brevet, voire jusqu’au bac, selon l’évolution de l’élève [3].

Accompagnement individualisé

L’accompagnement individualisé est au cœur du dispositif ULIS TSLA. Chaque élève bénéficie d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS), qui définit les modalités d’aménagement de sa scolarité et les actions répondant à ses besoins particuliers [1]. Un enseignant spécialisé coordonne le travail des élèves en fonction des indications du PPS de chacun [1].

Les élèves en ULIS TSLA sont regroupés en petit effectif (12 au maximum) et bénéficient d’un enseignement adapté, mais aussi d’une scolarisation individuelle dans leur classe de référence avec les autres élèves de l’école ou de l’établissement [1]. Un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) est présent en permanence au sein du dispositif pour fournir une aide humaine collective [5].

Travail avec la famille

La collaboration avec les familles est essentielle pour le parcours de santé et de scolarisation des élèves en ULIS TSLA. Les parents sont associés à chaque étape du processus, notamment lors de l’élaboration du PPS et de l’orientation en ULIS [10]. La MDPH instruit les demandes et notifie les droits ouverts aux familles [11].

Les familles peuvent également bénéficier d’informations et de soutien via des associations spécialisées, comme la Fédération française des Dys (FFDys) ou l’Association Avenir dysphasie France (AAD France) [8].

Cadre réglementaire scolaire

L’orientation en ULIS TSLA est décidée par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) au sein de la MDPH, après accord des parents [9]. L’affectation dans le dispositif relève de la responsabilité du directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen), qui affecte les élèves en fonction de leurs besoins, du secteur et des places disponibles [9].

Les ULIS TSLA sont intégrées dans les établissements scolaires ordinaires, que ce soit à l’école, au collège ou au lycée [1]. Elles permettent aux élèves de bénéficier d’un enseignement spécialisé tout en étant scolarisés dans leur classe d’âge [5].

Ressources liées

Plusieurs ressources sont disponibles pour les enseignants, les AESH et les familles afin de mieux comprendre et accompagner les élèves en ULIS TSLA. Parmi elles, on trouve des sites spécialisés comme « Mon cerveau à l’école » développé par l’unité de neuroimagerie cognitive (unité Inserm/CEA 992) [8]. Des outils spécifiques, comme « Le cartable fantastique » pour les élèves dyspraxiques, sont également disponibles [8].

Les associations de patients, telles que la Fédération française des Dys (FFDys) ou l’Association Avenir dysphasie France (AAD France), offrent également des ressources et un soutien aux familles et aux professionnels [8].

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Sources mobilisées (4)