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Remédiation cognitive (neuropsychologique)

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Thérapie psychosociale qui vise à optimiser les aptitudes cognitives de patients présentant le plus souvent un déficit dans les domaines attentionnels, mnésiques ou exécutifs. Chez l’enfant, c’est un entraînement cognitif fondé sur des techniques d’apprentissage, effectué notamment par le neuropsychologue, en individuel, en groupe (ex. PIFAM) ou assisté par ordinateur. Son efficacité dans le TDAH reste discutée, la forme assistée par ordinateur ayant le niveau de preuve le plus élevé ; la HAS en confirme l’intérêt dans le champ de la déficience intellectuelle.

En bref

Comprendre le profil

La remédiation cognitive est une thérapie non médicamenteuse visant à optimiser les aptitudes cognitives des enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, notamment des difficultés attentionnelles, mnésiques ou exécutives. Elle s'appuie sur des techniques d’apprentissage pour aider l’enfant à mieux comprendre et gérer sa façon de penser, de se concentrer et de résoudre des problèmes [2]. Ces compétences, regroupées sous le terme de fonctions exécutives, incluent la planification, la prise de décision, la gestion des tâches, le contrôle des impulsions et l’adaptation à des situations nouvelles [2].

Avant de commencer une remédiation cognitive, il est essentiel de déterminer l’intensité et la diversité des difficultés cognitives de l’enfant à l’aide d’un bilan neuropsychologique. Ce bilan permet également d’évaluer le retentissement du trouble attentionnel avec ou sans hyperactivité pour l’enfant, ainsi que sa motivation et celle de sa famille pour la remédiation cognitive [2]. Les ressources matérielles familiales, comme le réseau à proximité et le coût de la prise en charge, sont également à prendre en compte [2].

Adaptations en classe

La remédiation cognitive peut être individualisée en fonction des besoins spécifiques de l’enfant. Par exemple, elle peut viser à mieux gérer l’impulsivité, devenir plus flexible dans ses pensées, se concentrer davantage, être moins facilement distrait, ou encore mieux s’organiser [3]. Les enseignants et les AESH peuvent jouer un rôle crucial en intégrant ces objectifs dans les activités scolaires. Par exemple, des exercices structurés axés sur l’amélioration de compétences cognitives spécifiques peuvent être proposés en classe [3].

Les outils et méthodes de compensation proposés par le neuropsychologue peuvent également être utilisés en classe. La métacognition, qui permet à l’enfant de mieux comprendre son propre fonctionnement, est une compétence clé à développer. Les enseignants peuvent encourager les élèves à réfléchir sur leurs stratégies d’apprentissage et à les adapter en fonction de leurs difficultés [5].

Accompagnement individualisé

La remédiation cognitive individuelle avec un thérapeute se déroule généralement sur 10 à 15 séances. Chaque séance est organisée autour de plusieurs phases : communication des difficultés cognitives, sélection des compétences à travailler, choix des exercices structurés, mise en pratique des apprentissages et séances de rappel pour consolider les progrès [3]. Tout au long de l’accompagnement, il est essentiel d’évaluer régulièrement les progrès de l’enfant et d’ajuster les stratégies de remédiation en conséquence [4].

Les enseignants et les AESH peuvent collaborer avec le neuropsychologue pour intégrer les exercices de remédiation cognitive dans le cadre scolaire. Par exemple, des exercices plus proches de la réalité, plus longs ou plus scolaires peuvent être proposés pour renforcer les compétences travaillées en séance [4].

Travail avec la famille

La psychoéducation des parents est un élément clé de la remédiation cognitive. Elle vise à rendre les parents experts des difficultés de leur enfant, leur permettant de jouer un rôle actif dans le processus de soin et de prise en charge des troubles du neurodéveloppement [5]. Les enseignants et les AESH peuvent collaborer avec les parents pour mettre en place des stratégies de compensation et d’adaptation à la maison et à l’école [5].

Les parents peuvent également être encouragés à poursuivre les exercices de remédiation cognitive à la maison, en ajustant progressivement le niveau de difficulté. Les enseignants peuvent fournir des conseils et des ressources pour aider les parents à soutenir leur enfant dans ses apprentissages [4].

Cadre réglementaire scolaire

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables. Cependant, la collaboration entre les enseignants, les AESH, les neuropsychologues et les familles est essentielle pour assurer une prise en charge cohérente et efficace. Les enseignants peuvent également travailler en étroite collaboration avec les équipes éducatives et les professionnels de santé pour adapter les méthodes pédagogiques et les stratégies d’accompagnement en fonction des besoins spécifiques de chaque enfant [5].

Ressources liées

Pour en savoir plus sur la remédiation cognitive et les troubles du neurodéveloppement, les enseignants et les AESH peuvent consulter les ressources suivantes :

Ces ressources fournissent des informations détaillées sur les différentes sphères cognitives et les prises en charge associées, permettant aux enseignants et aux AESH de mieux comprendre et soutenir les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement.

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Sources mobilisées (4)