Remédiation cognitive (neuropsychologique)
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Thérapie psychosociale qui vise à optimiser les aptitudes cognitives de patients présentant le plus souvent un déficit dans les domaines attentionnels, mnésiques ou exécutifs. Chez l’enfant, c’est un entraînement cognitif fondé sur des techniques d’apprentissage, effectué notamment par le neuropsychologue, en individuel, en groupe (ex. PIFAM) ou assisté par ordinateur. Son efficacité dans le TDAH reste discutée, la forme assistée par ordinateur ayant le niveau de preuve le plus élevé ; la HAS en confirme l’intérêt dans le champ de la déficience intellectuelle.
En bref
- Cité par : HAS, Identidys, Institut du Cerveau de l'Enfant, Mémoire ou thèse universitaire
- Attesté par : 7 documents (dont 5 Identidys, 2 Institut du Cerveau de l'Enfant) — meilleur niveau de preuve : Pédagogique
Qu'est-ce que la remédiation cognitive (neuropsychologique) ?
La remédiation cognitive est une thérapie non médicamenteuse qui vise à améliorer les aptitudes cognitives de l'enfant. Elle s'appuie sur des techniques d’apprentissage pour aider l’enfant à mieux comprendre et gérer la façon dont il pense, apprend, se concentre et résout des problèmes [2]. Ces capacités, appelées processus cognitifs, sont essentielles pour accomplir des tâches quotidiennes et sont regroupées sous le terme de fonctions exécutives. Elles incluent des capacités comme la mémoire de travail, la flexibilité cognitive et l’inhibition [2].
La remédiation cognitive peut être proposée pour différents troubles du neurodéveloppement, notamment le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-11], les troubles des fonctions exécutives [KG-12], la déficience intellectuelle [KG-8], ou encore le trouble du spectre autistique [KG-2]. Elle est également utilisée pour des troubles spécifiques comme les difficultés de mémoire à court terme [5].
Ce que ça change au quotidien
La remédiation cognitive vise à améliorer les ressources cognitives de l’enfant et, par conséquent, son autonomie au quotidien, notamment à l’école et à la maison [2]. Elle peut aider à mieux gérer l’impulsivité, devenir plus flexible dans ses pensées, mieux se concentrer, être moins facilement distrait, ou encore mieux s’organiser [3].
Les séances de remédiation cognitive sont généralement organisées autour de plusieurs phases. Elles commencent par une communication simple aux parents et à l’enfant des difficultés cognitives en lien avec le trouble relevées lors du bilan neuropsychologique. Ensuite, une ou deux compétences à travailler sont sélectionnées en fonction du profil neuropsychologique et clinique de l’enfant. Des exercices structurés sont alors choisis pour améliorer ces compétences cognitives. Enfin, l’enfant est encouragé à mettre en pratique ces apprentissages à travers des exercices plus proches de la réalité, plus longs, plus scolaires, ou liés à des tâches du quotidien [3].
La remédiation cognitive peut être individuelle, en groupe, ou assistée par ordinateur. Le programme PIFAM, par exemple, est un programme de remédiation en groupe qui vise à stimuler les fonctions exécutives, notamment l’attention, ainsi que la motivation et les compétences psychosociales [1]. La remédiation cognitive assistée par ordinateur est une méthode ayant montré le plus d’efficacité avec un niveau de preuves scientifiques suffisant [1].
Ce qui peut aider
Avant de commencer une remédiation cognitive, il est important de déterminer l’intensité et la diversité des difficultés cognitives de l’enfant à l’aide d’un bilan neuropsychologique. Il faut également évaluer l’intensité et la diversité du retentissement du trouble attentionnel avec/sans hyperactivité pour l’enfant, ainsi que la motivation et la disponibilité de l’enfant et des parents pour la remédiation cognitive. Les ressources matérielles familiales, comme le réseau à proximité et le coût de la prise en charge, doivent aussi être pris en compte [2].
Tout au long de l’accompagnement, il est essentiel d’expliquer à l’enfant les compétences qui sont travaillées et de partager cette information avec les parents. Les parents sont encouragés à poursuivre ces exercices à la maison, en ajustant progressivement le niveau de difficulté. Il est crucial d’évaluer régulièrement les progrès de l’enfant, en identifiant ce qui reste difficile et ce qui s’améliore. Cela permet de valoriser l’enfant et ses parents et de consolider les progrès. Pour les compétences qui n’évoluent pas assez, de nouvelles stratégies de remédiation peuvent être mises en place [4].
La remédiation cognitive est généralement effectuée par un neuropsychologue, un psychologue spécialisé dans les relations entre le cerveau et les fonctions cognitives [KG-3]. Elle n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale [12].
Sources mobilisées (5)
- [1] TDAH : la remédiation cognitive est-elle efficace pour aider mon enfant ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] Identidys sphere-c-langage-ecrit — Identidys (2021) 📄 (2 extraits)
- [3] Identidys sphere-e-fonctions-executives — Identidys (2021) 📄 (2 extraits)
- [4] Identidys sphere-a-attention — Identidys (2021) 📄 (3 extraits)
- [5] Identidys sphere-b-langage-oral — Identidys (2021) 📄 (1 extrait)