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Dyspraxie verbale (CAS)

Mis à jour le

Trouble sensorimoteur de la planification et programmation motrice de la parole (Childhood Apraxia of Speech). Distinct du TDC, affecte la production des sons et séquences verbales. Prévalence 1-2/1000 enfants.

En bref

Définition clinique

La dyspraxie verbale (DV), également appelée Childhood Apraxia of Speech (CAS), est un trouble sensorimoteur rare affectant la planification et la programmation motrice des sons de la parole. Elle touche un à deux enfants sur mille et est 2 à 3 fois plus fréquente chez les garçons que chez les filles [1] [3]. Ce trouble neurologique congénital se caractérise par des difficultés à produire correctement les sons en raison de problèmes de coordination des mouvements des lèvres, de la langue et des cordes vocales [1] [4].

Critères diagnostiques

Les critères diagnostiques de la dyspraxie verbale incluent des erreurs importantes et inconstantes dans la production phonologique, une grande inintelligibilité de la parole, et des difficultés à atteindre et maintenir des configurations articulatoires précises [4]. La DV ne doit pas être confondue avec des troubles neuromusculaires, des paralysies ou des faiblesses musculaires [4]. Elle peut être idiopathique, congénitale ou acquise [7].

Évaluation

L'évaluation de la dyspraxie verbale doit inclure des épreuves de séries diadococinésiques pour évaluer la planification et la programmation motrices, ainsi que des épreuves d'instabilité des productions de parole [12]. Il est également important d'évaluer la stimulabilité, reconnue comme un prédicteur fiable de l'efficacité des interventions [12].

Intervention

L'intervention orthophonique est essentielle pour les enfants présentant une dyspraxie verbale. Les approches motrices centrées sur la précision articulatoire et la prosodie, comme la ReST (Rapid Syllable Transitions), sont recommandées [KG-3]. L'utilisation de dispositifs de communication alternative et augmentée (CAA) peut également être bénéfique [KG-1].

Recommandations officielles

Selon l'American-Speech-Language-Hearing Association (ASHA), la dyspraxie verbale doit être évaluée et traitée en tenant compte des difficultés spécifiques de planification et de programmation motrice [3]. Les interventions doivent être systématisées et basées sur les meilleures pratiques disponibles [2].

Articulation avec autres professionnels

L'orthophoniste joue un rôle clé dans le suivi et le traitement de la dyspraxie verbale [KG-2] [KG-5]. Une collaboration avec d'autres professionnels de santé, tels que les psychologues, les ergothérapeutes et les psychomotriciens, peut être nécessaire pour une prise en charge globale de l'enfant [KG-2].

Références

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Sources mobilisées (4)