Monte les escaliers en alternant les pieds
L'enfant monte les marches un pied après l'autre.
Comprendre le profil
La capacité à monter les escaliers en alternant les pieds est un marqueur du développement moteur global de l'enfant, généralement acquis vers 2-3 ans [2]. Ce stade reflète une amélioration de la coordination, de l'équilibre et de la planification motrice. Les enfants qui atteignent ce développemental milestone démontrent une meilleure maîtrise de leur corps et une capacité accrue à naviguer dans leur environnement.
Adaptations en classe
Pour les enfants qui maîtrisent cette compétence, les activités en classe peuvent être adaptées pour renforcer leur motricité globale. Par exemple, intégrer des parcours moteurs avec des obstacles variés, comme des coussins ou des cartons plats, permet de varier les distances et les hauteurs, stimulant ainsi l'équilibre et la coordination [3]. Les enseignants peuvent également encourager les enfants à marcher de côté, en arrière ou à courir autour de la table pour diversifier les mouvements et éviter la lassitude [1].
Pour les enfants qui ont des difficultés à atteindre ce stade, des adaptations spécifiques peuvent être mises en place. Par exemple, utiliser des empreintes de pieds et de mains pour guider les mouvements ou proposer des sauts sur place et des petits sauts en avant peut aider à développer la coordination et la confiance en soi [1]. Les enseignants peuvent également sécuriser les activités pour éviter les chutes et encourager les enfants à lâcher progressivement les supports lorsqu'ils se sentent en sécurité [1].
Accompagnement individualisé
L'accompagnement individualisé est crucial pour les enfants qui ont des difficultés à monter les escaliers en alternant les pieds. Les enseignants et les AESH peuvent varier les propositions de mouvements, comme marcher de côté, en arrière ou courir autour de la table, pour stimuler la motricité globale [1]. Il est également important de varier les sols pour que l'enfant ressente différentes textures et sensations, ce qui l'aide à rester en équilibre sur tous types de surfaces [3].
Pour les enfants qui n'ont pas encore de compétences d'imitation motrice, les enseignants peuvent prévoir des mouvements très simples qu'ils peuvent guider physiquement [3]. Les routines de jeu physique, comme bouger ses doigts devant l'enfant en prononçant des comptines, peuvent également être répétées quotidiennement pour renforcer la coordination et la confiance en soi [6].
Travail avec la famille
Le travail avec la famille est essentiel pour soutenir le développement de l'enfant. Les parents peuvent être encouragés à varier les propositions de mouvements et à utiliser les escaliers de la maison pour stimuler la motricité globale [1]. Ils peuvent également être invités à participer à des routines de jeu physique avec leur enfant, comme des comptines avec des gestes simples et répétés [6].
Les enseignants peuvent également fournir des conseils aux parents sur la manière de sécuriser les activités pour éviter les chutes et encourager les enfants à lâcher progressivement les supports lorsqu'ils se sentent en sécurité [1]. Les parents peuvent être encouragés à utiliser des empreintes de pieds et de mains pour guider les mouvements de leur enfant et à varier les sols pour que l'enfant ressente différentes textures et sensations [3].
Cadre réglementaire scolaire
Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables pour les enfants qui ont des difficultés à monter les escaliers en alternant les pieds. Cependant, il est important de noter que les enseignants et les AESH peuvent travailler en étroite collaboration avec les familles et les professionnels de santé pour mettre en place des adaptations pédagogiques et un accompagnement individualisé adapté aux besoins de l'enfant.
Ressources liées
Pour les enseignants et les AESH qui souhaitent en savoir plus sur la manière de soutenir le développement moteur global des enfants, plusieurs ressources sont disponibles. Par exemple, le site Naitre et Grandir propose des conseils et des activités pour stimuler la motricité globale des enfants de moins de 3 ans [6]. Les enseignants peuvent également consulter les recommandations de la DGS-SFP pour comprendre les étapes du développement moteur et les compétences associées [2].
En cas de difficultés persistantes, les enseignants peuvent orienter les familles vers des professionnels de santé spécialisés, comme des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes ou des pédiatres, pour une évaluation et une prise en charge adaptée [KG-4] [KG-5] [KG-6]. Les médecins généralistes peuvent également jouer un rôle clé dans le repérage précoce des troubles du neurodéveloppement et l'orientation vers les professionnels appropriés [KG-7].