Monte les escaliers en alternant les pieds
Mis à jour le
L'enfant monte les marches un pied après l'autre.
En bref
- Âge repère : 36 mois
- Domaine : motor_gross
- Signe d’alerte si absent à cet âge : Oui
- Attesté par : 1 document (Handicap Agir Tôt) — niveau de preuve : Pédagogique
Qu'est-ce que c'est ?
À 3 ans, un enfant est généralement capable de monter les escaliers en alternant les pieds, c'est-à-dire en posant un pied après l'autre sur chaque marche. Cette compétence fait partie des étapes clés du développement de la motricité globale, qui inclut également la capacité à sauter d'une marche ou à empiler plusieurs cubes [1]. Cette acquisition montre que l'enfant a développé une meilleure coordination et un meilleur contrôle de ses mouvements.
Si votre enfant ne parvient pas à monter les escaliers de cette manière à cet âge, cela peut être un signe d'alerte. Il est alors conseillé de consulter un médecin, un pédiatre ou un professionnel de la protection maternelle et infantile (PMI) spécialisé dans le développement de l'enfant. Ces professionnels pourront évaluer la situation et vous guider si nécessaire [1].
Ce que ça change au quotidien
La capacité à monter les escaliers en alternant les pieds est un indicateur de la progression de la motricité globale de votre enfant. Cela peut influencer son autonomie et sa confiance en lui. Par exemple, il pourra se déplacer plus facilement dans les espaces à étages et participer à des activités qui nécessitent une bonne coordination [1].
Pour aider votre enfant à développer cette compétence, vous pouvez proposer des activités adaptées. Par exemple, utiliser des escaliers sécurisés et accessibles, ou varier les propositions de mouvements comme marcher de côté, en arrière, ou sauter sur place. Il est également important de sécuriser votre enfant pour éviter les chutes et de privilégier des séances de jeu courtes et variées pour éviter la lassitude [2].
Ce qui peut aider
Si votre enfant rencontre des difficultés à monter les escaliers en alternant les pieds, plusieurs professionnels peuvent vous accompagner. Un kinésithérapeute peut proposer des exercices de rééducation motrice pour améliorer la coordination et l'équilibre [KG-3]. Un ergothérapeute peut évaluer et adapter l'environnement de votre enfant pour faciliter ses déplacements [KG-5].
En cas de doute ou de signe d'alerte, il est recommandé de consulter un pédiatre ou un médecin généraliste. Ces professionnels assurent le suivi du développement de l'enfant et peuvent repérer précocement d'éventuels troubles du neurodéveloppement [KG-4] [KG-6].
Pour stimuler votre enfant, vous pouvez également varier les sols et les hauteurs lors des jeux, utiliser des supports comme des coussins ou des cartons plats, et proposer des parcours sensoriels ludiques. Ces activités aident à renforcer les muscles et à améliorer l'équilibre [4] [6].
Si vous remarquez d'autres comportements inhabituels chez votre enfant, comme des troubles du sommeil, des difficultés alimentaires ou un fort rejet des changements, il est important d'en parler à un professionnel de santé. Ces comportements peuvent également être des marqueurs à prendre en compte pour une évaluation plus approfondie [1].
Sources mobilisées (4)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — INPES (2007) 📄 (2 extraits)
- [2] Comment stimuler mon enfant de moins de 2 ans ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (3 extraits)
- [3] Mon enfant autiste marche sur la pointe des pieds. Que faire ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] AgirTot — Handicap Agir Tôt (2019) 📄 (1 extrait)