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Adaptation de l'EPS pour élève malade

Principes d'adaptation de l'EPS : adapter plutôt que dispenser, en fonction du certificat médical détaillant ce que l'élève peut faire.

Adaptation de l'EPS pour élève malade

Définition clinique

L'adaptation de l'éducation physique et sportive (EPS) pour les élèves malades vise à permettre la pratique sportive en tenant compte des contraintes médicales spécifiques. Cette adaptation repose sur un certificat médical d'inaptitude partielle ou totale, qui doit détailler les incapacités fonctionnelles de l'élève [3]. L'objectif est de lutter contre l'exclusion et de favoriser la santé globale de l'élève, en évitant les dispenses systématiques [1].

Critères diagnostiques

Les inaptitudes à la pratique de l'EPS sont établies par un médecin et peuvent concerner divers types de maladies, telles que l'asthme, le diabète de type 1, l'épilepsie, l'obésité sévère, la mucoviscidose, les hémophilies, et les maladies rares [1]. Ces inaptitudes doivent être distinguées des dispenses administratives, qui relèvent de la compétence du chef d'établissement [3].

Évaluation

L'évaluation des besoins éducatifs particuliers (BEP) des élèves malades doit être réalisée en collaboration avec les professionnels de santé, notamment le médecin scolaire et l'infirmière scolaire [7]. Le certificat médical d'inaptitude constitue le document majeur pour proposer un enseignement adapté, en précisant les types d'incapacités fonctionnelles, les types d'effort, les types de mouvement, et les types d'environnement [3].

Intervention

Les adaptations en EPS peuvent être de différents niveaux et doivent être pensées en fonction des ressources de l'élève malade. Elles peuvent inclure des adaptations de temps, d'espace, d'intensité, ou sur le plan matériel [4]. Par exemple, un élève asthmatique peut pratiquer le volley-ball comme les autres élèves, mais avec des temps de récupération plus longs. Un élève obèse peu mobile peut bénéficier d'une surface de jeu réduite au ping-pong [4].

Recommandations officielles

Les recommandations officielles insistent sur la nécessité de proposer des activités adaptées à l'élève malade, en tenant compte de sa fatigabilité et de son histoire singulière. Les activités théâtrales et les projets pédagogiques doivent être accessibles et pensées en fonction des ressources de l'élève [6]. Les enseignants doivent privilégier des activités qui permettent à l'élève de s'exprimer et de participer activement au projet collectif [12].

Articulation avec autres professionnels

La collaboration avec les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) est essentielle pour aménager au mieux les situations d'apprentissage et la vie quotidienne à l'école [8]. Les enseignants doivent également collaborer avec les médecins et infirmières scolaires, ainsi qu'avec les professionnels des services d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) [8].

Références

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Sources mobilisées (8)