Psychostimulants
Les psychostimulants (méthylphénidate principalement) sont les médicaments de première ligne dans le TDAH chez l'enfant et l'adolescent, à partir de 6 ans selon les recommandations HAS.
Cadre clinique
Les psychostimulants, et plus particulièrement le méthylphénidate (MPH), constituent la première ligne de traitement médicamenteux du Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) chez l'enfant à partir de 6 ans et l'adolescent [2]. Le MPH n'est ni une amphétamine, ni un dérivé d'amphétamine, et son mécanisme d'action diffère de ces substances [2]. En France, le MPH est le seul psychostimulant disposant d'une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour le traitement du TDAH [2].
Repères épidémiologiques
Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence du TDAH en France ni le nombre d'enfants et d'adolescents traités par psychostimulants.
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic du TDAH repose sur les critères du DSM-5 ou de la CIM-10, évalués par un pédopsychiatre ou un neuropédiatre [KG-2] [KG-3]. Les critères diagnostiques incluent des symptômes persistants d'inattention, d'hyperactivité et d'impulsivité, présents dans au moins deux contextes (école, domicile, etc.) et entraînant une altération significative du fonctionnement ou du développement [1].
Interventions recommandées
Traitement non médicamenteux
Avant l'âge de 6 ans, les mesures non médicamenteuses sont systématiquement recommandées, incluant les Programmes d'Entraînement aux Habiletés Parentales (PEHP) et les aménagements scolaires [1] [5]. Chez les enfants de plus de 6 ans, ces mesures doivent être associées à toute prescription médicamenteuse [2].
Traitement médicamenteux
Psychostimulants
Le MPH est recommandé en première ligne chez les enfants de plus de 6 ans et les adolescents en cas d'échec des mesures non médicamenteuses [2]. Il existe sous différentes formes galéniques, incluant des formulations à libération immédiate et prolongée [2] [3]. Les formes à libération prolongée sont préférées chez les adolescents, notamment en cas d'antécédents de trouble lié à l'usage de substances [8].
Non-psychostimulants
Les non-psychostimulants, comme l'atomoxétine (sous Autorisation d'Utilisation Temporaire, AAC) et la clonidine (hors AMM), sont proposés en deuxième ou troisième ligne en cas de contre-indication, d'inefficacité ou de mauvaise tolérance aux psychostimulants [3] [4].
Activité physique
La pratique d'une activité physique régulière est recommandée pour ses effets bénéfiques sur les capacités cognitives et le comportement [1]. Le MPH est compatible avec la pratique sportive, mais une vigilance accrue est nécessaire concernant les effets secondaires potentiels [7].
Prise en charge à l'adolescence
À l'adolescence, la prise en charge doit inclure des mesures préventives contre les comportements d'addiction, le syndrome amotivationnel, et les idées suicidaires [8]. Les traitements médicamenteux doivent être adaptés, avec une préférence pour les formes à libération prolongée [8].
Cadre légal et droits
En France, le MPH n'a pas d'AMM pour le traitement du TDAH chez les enfants de moins de 6 ans, bien qu'il puisse être prescrit dans des cas particulièrement sévères après avis pluridisciplinaire [1]. L'atomoxétine bénéficie d'une AAC pour les enfants et adolescents après échec ou contre-indication des traitements bénéficiant d'une AMM [4]. La clonidine est utilisée hors AMM dans le traitement du TDAH [4].
Les sources disponibles ne précisent pas les droits spécifiques des patients traités par psychostimulants ni les modalités de remboursement de ces traitements.