Psychostimulants
Les psychostimulants (méthylphénidate principalement) sont les médicaments de première ligne dans le TDAH chez l'enfant et l'adolescent, à partir de 6 ans selon les recommandations HAS.
Qu'est-ce que c'est ?
Les psychostimulants sont des médicaments utilisés pour traiter le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez l'enfant et l'adolescent. Le méthylphénidate (comme le Ritaline®) est le psychostimulant de référence pour cette indication [KG-4]. Ces médicaments agissent en améliorant la capacité d'attention et en réduisant l'hyperactivité et l'impulsivité [KG-1].
Les psychostimulants sont recommandés en première ligne pour les enfants de 6 à 12 ans [1]. Ils peuvent être prescrits en association avec des mesures psychosociales, comme la guidance éducative parentale et les aménagements scolaires [10]. En cas d'échec de ces mesures ou si le retentissement du TDAH est important, un traitement pharmacologique peut être proposé d'emblée [10].
Ce que ça change au quotidien
L'utilisation de psychostimulants peut avoir un impact significatif sur le quotidien de l'enfant et de sa famille. Voici quelques changements possibles :
- Amélioration de la concentration : Les psychostimulants aident à orienter et maintenir la concentration sur une tâche, en filtrant les distracteurs [KG-5].
- Réduction de l'hyperactivité et de l'impulsivité : Ces médicaments peuvent diminuer les comportements perturbateurs et améliorer le comportement en classe et à la maison [3].
- Meilleure intégration sociale et scolaire : Avec une meilleure gestion des symptômes, l'enfant peut avoir une meilleure intégration sociale et scolaire [6].
Cependant, les psychostimulants peuvent aussi avoir des effets indésirables, comme des nausées, des douleurs, des troubles du sommeil, ou des signes extrapyramidaux (mouvements involontaires) [2]. Il est important de surveiller ces effets et d'en parler avec le médecin prescripteur.
Ce qui peut aider
Plusieurs approches peuvent compléter ou précéder le traitement par psychostimulants :
- Mesures psychosociales : La guidance éducative parentale et les aménagements scolaires sont proposés en première ligne [10]. Ces mesures peuvent inclure des programmes de psychoéducation pour les parents, comme le programme Barkley, et des aménagements scolaires pour favoriser la disponibilité et le comportement en classe [4].
- Prise en charge comportementale : Une prise en charge comportementale pour l'enfant peut aider à mieux gérer les comportements perturbateurs [4].
- Rééducation : La rééducation orthophonique et en psychomotricité peut être envisagée pour les troubles spécifiques des apprentissages [5].
- Suivi médical : La première prescription de psychostimulants doit émaner d'un médecin hospitalier ou travaillant dans une structure sanitaire, comme un Centre Médico-Psychologique (CMP) ou un Centre d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) [6]. Un suivi régulier est nécessaire pour ajuster le traitement et surveiller les effets indésirables.
En cas de troubles du sommeil retentissant sévèrement sur les capacités d’apprentissage ou la qualité de vie de l’enfant/adolescent ou de son entourage, et en l'absence ou insuffisance d’efficacité des interventions alternatives non médicamenteuses, la prescription de mélatonine sous forme magistrale peut être envisagée sous réserve d’une surveillance médicale du rapport bénéfice-risque [2].
Qui contacter
Les sources disponibles ne précisent pas de contacts spécifiques à mentionner.
Sources mobilisées (7)
- [1] HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS Autisme 2012 — HAS_ANESM (2012) 📄 (2 extraits)
- [3] TDAH : quand le suspecter ? (avant 6 ans) — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [4] TDAH : quand le suspecter ? (6-12 ans) — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [5] TAE TDAH — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [6] TDAH et pratique du sport — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [7] TDAH : quelle évolution à l’adolescence ? — expert (2024) 📄 (1 extrait)