Psychostimulants
Les psychostimulants (méthylphénidate principalement) sont les médicaments de première ligne dans le TDAH chez l'enfant et l'adolescent, à partir de 6 ans selon les recommandations HAS.
Qu'est-ce que c'est ?
Les psychostimulants sont des médicaments utilisés pour traiter le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les enfants et les adolescents. En France, le méthylphénidate est le seul psychostimulant disponible et indiqué pour cette pathologie [7]. Ces traitements agissent en augmentant la concentration de certaines substances chimiques dans le cerveau, comme la dopamine et la noradrénaline, ce qui améliore la capacité de concentration et réduit les symptômes d'hyperactivité et d'impulsivité [2].
Les psychostimulants sont recommandés en première ligne de traitement pour les enfants à partir de 6 ans, lorsque les mesures non médicamenteuses (comme les aménagements scolaires et la guidance éducative parentale) s'avèrent insuffisantes [1] [6]. Ils peuvent également être proposés dès le début si l'impact du TDAH est trop important [6]. Chez les jeunes enfants (avant 5 ans), les données sont plus limitées, mais certaines études montrent une efficacité des psychostimulants sur les symptômes du TDAH [3].
Ce que ça change au quotidien
Le traitement par psychostimulants peut avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant et de sa famille. Voici quelques points à considérer :
Effets positifs
- Amélioration des symptômes : Les psychostimulants sont efficaces pour réduire les symptômes de TDAH, comme les difficultés de concentration, l'hyperactivité et l'impulsivité [7].
- Effets sur les troubles cognitifs : Ils aident également à améliorer les troubles cognitifs associés au TDAH, tels que les déficits attentionnels et les fonctions exécutives [7].
Effets secondaires
- Perte d'appétit : La perte d'appétit est un effet secondaire fréquent des psychostimulants. Elle peut apparaître 30 à 60 minutes après la prise du traitement et disparaître lorsque l'effet du médicament s'estompe [10]. Il est important d'adapter les prises alimentaires pour garantir une croissance et une prise de poids régulières [10].
- Troubles du sommeil : Les psychostimulants peuvent également causer ou aggraver des troubles du sommeil. Si ces troubles persistent et perturbent la prise en charge, il est recommandé d'adapter le schéma de prescription avec un spécialiste [9].
- Effets cardiovasculaires : Une élévation moyenne de 10 mmHg de la pression artérielle peut être observée lors de la mise sous traitement par méthylphénidate. Une surveillance cardiovasculaire est donc nécessaire [9].
Adaptations nécessaires
- Alimentation : Pour gérer la perte d'appétit, il est conseillé de prévoir des collations riches en calories entre les repas, de privilégier des aliments nutritifs et énergétiques, et de faire des pauses dans le traitement si nécessaire [10] [12].
- Sommeil : En cas de troubles du sommeil, il peut être utile d'ajuster les horaires de prise du médicament ou d'opter pour des formes galéniques à durée d'action plus courte [9].
Ce qui peut aider
Stratégies non médicamenteuses
Avant de commencer un traitement par psychostimulants, il est recommandé de mettre en place des mesures non médicamenteuses, telles que :
- Guidance éducative parentale : Des programmes comme le programme Barkley peuvent aider les parents à mieux comprendre et gérer les symptômes du TDAH [KG-7].
- Aménagements scolaires : Des adaptations dans l'environnement scolaire peuvent être mises en place pour faciliter les apprentissages et réduire les difficultés liées au TDAH.
Suivi médical
- Prescription initiale : La prescription initiale de méthylphénidate doit être faite par un spécialiste, comme un pédopsychiatre, un neurologue, un neuropédiatre, un psychiatre, un pédiatre ou un médecin des centres du sommeil [2].
- Suivi régulier : Un suivi régulier par un professionnel de santé est essentiel pour ajuster la posologie, surveiller les effets secondaires et évaluer l'efficacité du traitement [2].
Alternatives thérapeutiques
Si les psychostimulants ne sont pas bien tolérés ou si leur efficacité est insuffisante, d'autres options thérapeutiques peuvent être envisagées, comme l'atomoxétine, un traitement non psychostimulant [6] [KG-6]. Il est important de discuter avec le médecin pour trouver le traitement le mieux adapté à l'enfant [12].
En résumé, les psychostimulants peuvent être une aide précieuse pour gérer les symptômes du TDAH, mais ils nécessitent une adaptation du quotidien et un suivi médical régulier pour en maximiser les bénéfices et minimiser les effets secondaires.
Sources mobilisées (4)
- [1] HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS TDAH 1er recours 2015 — HAS (2015) 📄 (4 extraits)
- [3] Comprendre les besoins nutritionnels de mon enfant de 6 à 15 ans — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] Comment gérer la perte d’appétit de mon enfant en lien avec son traitement du TD — expert (2024) 📄 (3 extraits)