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Psychostimulants

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Les psychostimulants (méthylphénidate principalement) sont les médicaments de première ligne dans le TDAH chez l'enfant et l'adolescent, à partir de 6 ans selon les recommandations HAS.

Psychostimulants

Définition clinique

Les psychostimulants sont des médicaments principalement utilisés dans la prise en charge du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ils agissent en augmentant la concentration des monoamines, notamment la dopamine et la noradrénaline, dans la fente synaptique [2]. Le méthylphénidate est le psychostimulant le plus couramment prescrit pour le TDAH [10].

Critères diagnostiques

Le diagnostic du TDAH repose sur des critères cliniques codifiés, incluant des symptômes persistants d'inattention, d'hyperactivité et d'impulsivité, qui entraînent une altération significative du fonctionnement scolaire, professionnel ou social. Ces symptômes doivent être présents avant l'âge de 12 ans et dans au moins deux contextes différents (par exemple, à la maison et à l'école) [1].

Évaluation

L'évaluation du TDAH doit être multidisciplinaire et inclure une évaluation rigoureuse de la sévérité, de la chronicité des symptômes et de leur impact sur le fonctionnement scolaire, familial et social. Cette évaluation doit également prendre en compte l'âge de l'enfant et les éventuelles comorbidités [2].

Intervention

Traitement pharmacologique

Les psychostimulants, et plus spécifiquement le méthylphénidate, sont recommandés en première ligne pour le traitement du TDAH chez les enfants de 6 ans et plus, lorsque les mesures non médicamenteuses s'avèrent insuffisantes [2]. Le méthylphénidate est indiqué dans le cadre d'une prise en charge globale du TDAH [2].

Modalités de prescription

La prescription initiale de méthylphénidate doit être faite par un spécialiste exerçant dans un établissement de santé public ou privé, tel qu'un pédopsychiatre, un neurologue, un neuropédiatre, un psychiatre, un pédiatre ou un médecin des centres du sommeil [2].

Efficacité et tolérance

Les psychostimulants montrent une efficacité importante pour réduire les symptômes du TDAH. Une méta-analyse en réseau de Cortese et al. a inclus 82 essais contrôlés randomisés et a montré une efficacité importante du méthylphénidate pour réduire les symptômes du TDAH en comparaison au placebo [3].

Effets secondaires

Les effets secondaires fréquents des psychostimulants incluent la perte d'appétit, les troubles du sommeil et les symptômes psychiatriques comorbides. Une élévation moyenne de 10 mmHg de la pression artérielle peut également être observée lors de la mise sous traitement par méthylphénidate [9]. La perte d'appétit est un des effets les plus fréquents des traitements psychostimulants du TDAH [10].

Recommandations officielles

Les recommandations de la HAS indiquent que les mesures psychosociales (guidance éducative parentale et aménagements scolaires) doivent être proposées en première ligne. En cas d'échec de ces mesures, un traitement pharmacologique peut être proposé [6]. Les psychostimulants sont recommandés en première ligne pour le traitement du TDAH [1].

Articulation avec autres professionnels

La prise en charge du TDAH nécessite une approche multidisciplinaire. Les psychostimulants sont délivrés par des spécialistes tels que les pédopsychiatres et les neuropédiatres [KG-3] [KG-4]. Une collaboration étroite avec les enseignants, les orthophonistes, les psychologues et les ergothérapeutes est également essentielle pour une prise en charge globale et coordonnée [2].

Références

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Sources mobilisées (4)