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Tics chroniques

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Catégorie des troubles moteurs du neurodéveloppement rassemblant les tics moteurs et vocaux qui persistent dans le temps. Les classifications DSM-5 et CIM-11 rangent dans les troubles moteurs le trouble développemental de la coordination et les tics chroniques.

Cadre clinique

Les tics chroniques sont des mouvements ou des sons involontaires, répétés et non rythmiques, qui peuvent être moteurs (mouvements) ou vocaux (sons). Ils se produisent par salves et sont souvent observés au niveau des yeux, de la bouche, de la nuque, ou sous forme de grognements, de cris ou de bruits de gorge [9]. Les tics chroniques sont distincts des comportements compulsifs observés dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), bien qu'ils puissent parfois être confondus [9].

Les tics chroniques peuvent être isolés ou associés à d'autres troubles neurodéveloppementaux (TND), tels que le trouble du spectre autistique (TSA) ou le trouble du développement intellectuel. Dans ces cas, une prise en charge conjointe des deux pathologies est souvent nécessaire pour un accompagnement optimal de l'enfant [12].

Repères épidémiologiques

Les tics chroniques touchent plus fréquemment les garçons que les filles. Environ 15 à 25 % des enfants d'âge scolaire présentent des tics transitoires, tandis que les tics chroniques et le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) sont moins fréquents. Les tics débutent généralement vers l'âge de 5 à 7 ans et ont tendance à diminuer voire disparaître chez 75 % des adolescents à la fin de l'adolescence [5].

La prévalence des tics chroniques et du SGT n'est pas précisément détaillée dans les sources disponibles. Cependant, une tendance à la hausse des troubles du neurodéveloppement, incluant le TDAH et l'autisme, a été observée depuis une vingtaine d'années dans les pays développés [4].

Diagnostic et évaluation

Les critères diagnostiques des tics chroniques sont définis dans les classifications internationales DSM-5 et CIM-11. Selon le DSM-5, les tics chroniques sont caractérisés par des mouvements ou des sons involontaires, répétés et non rythmiques, qui persistent depuis plus d'un an [7]. La CIM-11 distingue les tics et les tics primaires sous le code 8A05.0 [7].

Le diagnostic des tics chroniques doit être posé par un professionnel de santé qualifié, en tenant compte de l'âge de l'enfant, de la durée des symptômes et de leur impact sur la vie quotidienne. Une évaluation complète peut inclure des tests moteurs et une analyse des compétences de coordination, notamment en cas de suspicion de trouble du développement de la coordination (TDC) [11].

Interventions recommandées

La prise en charge des tics chroniques repose sur une approche multidisciplinaire, incluant des professionnels de santé, des enseignants et des parents. Les interventions peuvent comprendre :

En cas de comorbidité avec d'autres troubles neurodéveloppementaux, une prise en charge conjointe est recommandée pour assurer un accompagnement global de l'enfant [12].

Cadre légal et droits

Les enfants présentant des tics chroniques peuvent bénéficier de mesures d'accompagnement spécifiques dans le cadre scolaire. Par exemple, le programme pHARe est un dispositif national visant à prévenir et lutter contre le harcèlement scolaire touchant les élèves présentant des troubles du neurodéveloppement [3].

Les parents peuvent également solliciter des aménagements pédagogiques ou des dispositifs d'accompagnement, tels que les unités pédagogiques d'intégration (UPI), pour soutenir leur enfant dans son parcours scolaire [6].

Les sources disponibles ne précisent pas les droits spécifiques ou les dispositifs légaux dédiés aux enfants atteints de tics chroniques en dehors du cadre scolaire.

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Sources mobilisées (7)