Tics chroniques
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Catégorie des troubles moteurs du neurodéveloppement rassemblant les tics moteurs et vocaux qui persistent dans le temps. Les classifications DSM-5 et CIM-11 rangent dans les troubles moteurs le trouble développemental de la coordination et les tics chroniques.
Qu'est-ce que c'est ?
Les tics chroniques sont des mouvements ou des sons involontaires, répétés et brefs, qui persistent depuis plus d'un an. Ils peuvent être moteurs (mouvements) ou vocaux (sons). Quand ces tics moteurs et vocaux sont présents simultanément, on parle de syndrome de Gilles de la Tourette [5]. Les tics chroniques font partie des troubles moteurs du neurodéveloppement, tout comme le trouble développemental de la coordination [7].
Les tics chroniques sont classés dans les troubles du neurodéveloppement (TND) par les classifications DSM-5 et CIM-11 [KG-2] [KG-3]. Ils débutent souvent vers l'âge de 5 à 7 ans et touchent plus fréquemment les garçons que les filles. Environ 15 à 25 % des enfants d'âge scolaire présentent des tics transitoires, mais les tics chroniques et le syndrome de Gilles de la Tourette diminuent voire disparaissent dans 75 % des cas à la fin de l'adolescence [5].
Ce que ça change au quotidien
Les tics chroniques peuvent avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant. Par exemple, les tics sévères, comme la coprolalie (expressions involontaires de mots obscènes), peuvent être socialement invalidants et exposer l'enfant au harcèlement et au rejet à l'école [3]. Les enfants avec des tics chroniques peuvent également rencontrer des difficultés à former des amitiés étroites en raison de leur comportement impulsif ou autoritaire [3].
Les tics peuvent fluctuer au cours du temps, avec des périodes plus intenses et d'autres moins. Leur intensité peut augmenter en situation de stress ou de fatigue, mais diminuer lorsque l'enfant est concentré, par exemple à l'école ou lors d'une activité qui demande beaucoup d'effort attentionnel [5].
Ce qui peut aider
Il est recommandé de surveiller régulièrement l'apparition ou l'aggravation des tics moteurs ou verbaux, notamment au cours d'un traitement médicamenteux comme le méthylphénidate [1]. En cas d'augmentation de la fréquence des tics, il est conseillé de consulter le spécialiste primoprescripteur pour réévaluer les modalités de prise en charge [1].
Pour les enfants présentant des tics chroniques, il est important de prendre en charge les difficultés associées, comme un trouble du spectre autistique ou un déficit intellectuel, pour accompagner au mieux l'enfant. Il est essentiel de s'assurer que les demandes faites à l'enfant correspondent à son niveau d'adaptation et d'autonomie [12].
La communauté éducative a un rôle clé à jouer dans la prévention et la lutte contre le harcèlement scolaire touchant les élèves présentant des tics chroniques. Le programme pHARe est un dispositif national qui peut aider à prévenir et à lutter contre ce harcèlement [3].
Si les sources disponibles ne précisent pas d'autres mesures spécifiques pour aider les enfants avec des tics chroniques, il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé pour obtenir des conseils adaptés à la situation de l'enfant.
Sources mobilisées (7)
- [1] HAS TDAH 1er recours 2015 — HAS (2015) 📄 (2 extraits)
- [2] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (2 extraits)
- [3] HAS TDAH 2024 — HAS (2024) 📄 (2 extraits)
- [4] src-maisondelautisme-harcelement-tnd — DGS (2024) 📄 (1 extrait)
- [5] Stratégie TND 2023 — DGS (2023) 📄 (1 extrait)
- [6] Les TICS : c’est quoi ? Que faire ? — expert (2024) 📄 (3 extraits)
- [7] TAE TDAH — expert (2024) 📄 (1 extrait)