Syndrome des jambes sans repos
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En cas de troubles chroniques du sommeil, de troubles d’apparition soudaine ou d’aggravation des symptômes, il est recommandé d’investiguer les causes possibles, notamment médicales (ex. : douleur), une comorbidité (ex. : TDAH, syndrome des jambes sans repos, parasomnies, apnée du sommeil, épilepsies) et, si nécessaire, d’orienter vers une consultation spécialisée des troubles du sommeil
En bref
- Attesté par : 1 document (HAS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Cadre clinique
Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) se caractérise par des sensations désagréables dans les jambes accompagnées d’un besoin irrépressible de les bouger (impatiences), survenant au repos, soulagées par le mouvement et plus fortes le soir que la journée [1] [2]. Ce syndrome peut être observé chez l’enfant et est souvent sous-évalué [2]. Le SJSR est secondaire à une carence en fer cérébrale, entraînant un dysfonctionnement de la production de dopamine, le fer étant un cofacteur majeur de l’enzyme tyrosine hydroxylase et une étape limitant la vitesse de synthèse de la dopamine [6].
Repères épidémiologiques
Les troubles du sommeil sont fréquents dans le TDAH : si 70 % des enfants avec TDAH présenteront des troubles du sommeil passagers, 10 % connaîtront des altérations du sommeil plus durables, d’une durée supérieure à 12 mois [6]. Environ 30 à 50 % des cas de TDAH sont associés à des troubles du sommeil [5]. Le SJSR est une comorbidité fréquente du TDAH [1] [2] [4] [5] [6] [7] [8] [10].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic du SJSR repose sur la présence de sensations désagréables dans les jambes augmentant le soir, obligeant le sujet à se relever [10]. L’existence d’un syndrome des jambes sans repos justifie de rechercher une carence martiale afin de la traiter et sinon d’orienter l’enfant vers un spécialiste du sommeil [10]. Chez un enfant présentant un ronflement et des symptômes évocateurs de TDAH, un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est à évoquer car il peut nécessiter d’orienter vers un ORL pour rechercher une hypertrophie (adéno)-amygdalienne [10].
Interventions recommandées
Pour limiter l’impact du SJSR sur le TDAH, l’hygiène du sommeil reste l’axe principal, en insistant sur l’évitement des excitants (caféine, nicotine, alcool), puis en corrigeant une éventuelle carence martiale et en prescrivant un agoniste dopaminergique si besoin [6]. Des mesures chronobiologiques peuvent être mises en place, comprenant l’instauration d’un temps calme privilégié avant le coucher, des horaires de coucher et lever réguliers, une augmentation de l’exposition lumineuse la journée et une limitation le soir, une incitation à l’activité physique dans la première partie de la journée [4] [10].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et droits spécifiques au syndrome des jambes sans repos.