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Détresse psychique et souffrance émotionnelle

Mal-être psychologique, anxiété, dépression ou idées suicidaires chez l'enfant et l'adolescent. Risque majoré chez les jeunes TND, victimes de harcèlement ou isolés. Lignes d'écoute et accompagnement.

Détresse psychique et souffrance émotionnelle

Définition clinique

La détresse psychique et la souffrance émotionnelle chez l'enfant et l'adolescent se caractérisent par des idées selon lesquelles la mort ou le suicide pourraient être des solutions à une situation de douleur ou de détresse jugée comme insupportable par la personne [1]. Ces idées peuvent survenir dans le contexte d’une pathologie psychiatrique (dépression, trouble anxieux, trouble des conduites alimentaires, trouble schizophrénique, trouble bipolaire) mais aussi sans trouble sous-jacent [3]. Des traits de tempérament ou de personnalité, comme l’impulsivité, la difficulté de gestion des émotions ou la rigidité, peuvent représenter des facteurs de vulnérabilité [3].

Critères diagnostiques

Les idées suicidaires sont plus fréquentes chez l’adolescent que chez l’enfant et plus fréquentes chez les filles que les garçons [3]. Elles peuvent être précédées de signes tels que des changements de comportement, des difficultés scolaires, un isolement social, ou des expressions de tristesse intense [6]. La détresse émotionnelle déclenche des pensées négatives automatiques, conduisant à une interprétation négative de la réalité [3].

Évaluation

L’évaluation des idées suicidaires doit être directe et bienveillante. Les questions sur les idées suicidaires peuvent être posées ouvertement, ce qui n’augmente pas le risque de passage à l’acte mais permet d’évaluer le degré d’urgence de la situation [1]. Il est crucial d’écouter l’enfant de façon bienveillante sans le juger et de consulter rapidement un médecin (généraliste, pédiatre, service d’urgences) pour une évaluation approfondie [6].

Intervention

En cas d’idées suicidaires, il est important de consulter rapidement un professionnel de santé. Le médecin pourra évaluer l’urgence de la situation et orienter vers un psychologue ou un psychiatre pour une prise en charge adaptée [6]. En cas d’urgence et de haut risque de passage à l’acte, une hospitalisation peut être proposée pour évaluer et mettre en place des prises en charge adaptées (psychothérapie, traitement) [6].

Recommandations officielles

Les recommandations officielles incluent la mise en place de lignes téléphoniques d’écoute et d’aide, telles que le numéro national de prévention du suicide (3114) [5]. Il est également recommandé d’accompagner l’enfant dans l’utilisation d’outils pratiques permettant une meilleure gestion des idées suicidaires et des émotions négatives [5].

Articulation avec autres professionnels

La prise en charge de la détresse psychique et de la souffrance émotionnelle nécessite une collaboration entre différents professionnels de santé. Les médecins généralistes et les pédiatres jouent un rôle clé dans le repérage précoce et l’orientation vers des spécialistes [KG-6] [KG-7]. Les psychologues réalisent l'évaluation psychologique et peuvent proposer des thérapies adaptées [KG-8]. Les neuropsychologues, comme ceux de la Maison du Bilan, peuvent également intervenir dans le cadre des troubles du neurodéveloppement [KG-4].

Références

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Sources mobilisées (5)