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Sclérose tubéreuse de Bourneville

Maladie génétique. Le livret « Épilepsies et TND » (DITND/DGS, 2026) la cite parmi les causes génétiques d'épilepsie, l'épilepsie étant alors souvent associée à d'autres troubles du neurodéveloppement. La HAS (parcours épilepsie de l'enfant, 2023) rappelle que l'épilepsie peut être l'une des manifestations d'une telle pathologie, qui a également ses propres répercussions (troubles moteurs, sensoriels, psychopathologiques, intellectuels).

Cadre clinique

La sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) est une maladie génétique rare caractérisée par la formation de tumeurs bénignes (hamartomes) dans divers organes, notamment le cerveau, les reins, le cœur, la peau et les yeux [12]. Elle est associée à une prédisposition accrue aux crises épileptiques, souvent dès le plus jeune âge [3]. L'épilepsie dans ce contexte est fréquemment associée à d'autres troubles du neurodéveloppement, tels que des troubles cognitifs, des troubles du spectre de l'autisme (TSA) ou des troubles du développement intellectuel (TDI) [1] [3] [12].

Les manifestations cliniques de la STB sont variées et peuvent inclure des troubles moteurs, sensoriels, psychopathologiques et intellectuels [1]. Les crises épileptiques peuvent être de différents types, incluant des crises focales et généralisées, et peuvent être résistantes aux traitements anticonvulsivants [1] [3]. La phase postcritique peut être prolongée, avec des symptômes tels que désorientation, troubles du langage, troubles cognitifs, déficience motrice, asthénie ou endormissement [1].

Repères épidémiologiques

La prévalence de la sclérose tubéreuse de Bourneville est estimée à environ 1 cas pour 6 000 à 10 000 naissances [12]. Cette maladie est causée par des mutations dans les gènes TSC1 ou TSC2, qui jouent un rôle crucial dans la régulation de la croissance cellulaire [12]. La transmission peut être autosomique dominante, mais environ deux tiers des cas sont dus à des mutations de novo [12].

Les épilepsies sont plus fréquentes à l'âge pédiatrique, avec une incidence plus importante chez les enfants que chez les adultes [7]. Environ 5 % d'une classe d'âge a au moins une crise avant 5 ans, mais dans la plupart des cas, il s'agira d'un épisode unique [7]. L'épilepsie se caractérise par la survenue récurrente et spontanée de crises épileptiques [7].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de la sclérose tubéreuse de Bourneville repose sur des critères cliniques et génétiques [12]. Les critères diagnostiques incluent la présence de caractéristiques cliniques spécifiques, telles que des hamartomes cutanés (angiofibromes faciaux, plaques hypomélanotiques), des tumeurs rénales (angiomyolipomes), des tumeurs cardiaques (rhabdomyomes), des tumeurs cérébrales (astrocytomes sous-épileptiques, SEGA) et des manifestations neurologiques (crises épileptiques, retard de développement) [12].

L'évaluation globale de l'enfant avec épilepsie et STB doit intégrer les perspectives biologique, psychologique et sociale [1]. Cette évaluation est indispensable pour estimer le degré de complexité de la situation de l'enfant et pour organiser la réponse en définissant et en actualisant le projet de soins et le projet d'accompagnement [1].

Interventions recommandées

La prise en charge de la sclérose tubéreuse de Bourneville nécessite une approche multidisciplinaire, impliquant des neurologues, des généticiens, des pédiatres, des psychologues et des éducateurs spécialisés [1] [2]. Le traitement des crises épileptiques peut inclure des médicaments anticonvulsivants, une chirurgie de l'épilepsie dans certains cas, et des thérapies non pharmacologiques telles que la stimulation du nerf vague [1] [2].

Les enfants avec STB peuvent bénéficier d'un accompagnement spécifique pour les troubles du langage, les troubles cognitifs et les comportements défis [10]. Un suivi régulier est essentiel pour identifier et traiter précocement les troubles associés, tels que les troubles du sommeil, les troubles psychiatriques et les pathologies somatiques [10].

Cadre légal et droits

En France, les enfants avec sclérose tubéreuse de Bourneville et épilepsie peuvent bénéficier de droits spécifiques, tels que la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et l'accompagnement par des professionnels spécialisés [3]. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) instruit les demandes et notifie les droits ouverts aux familles [3].

Les centres de niveau 3, spécialisés en épileptologie de recours, jouent un rôle clé dans la coordination et l'animation des parcours de soins pour les enfants avec épilepsie complexe, y compris ceux avec STB [2]. Ces centres participent à des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) et à des consultations spécifiques sur le territoire [2].

Les sources disponibles ne précisent pas les critères CIM-10 ou DSM-5 pour la sclérose tubéreuse de Bourneville.

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Sources mobilisées (6)