Gestion des Émotions de l'Élève Malade
Accompagner les émotions intensifiées des élèves malades : peur, honte, tristesse face à la maladie. Adaptations : proposer des choix d'activités, éviter les contenus traumatisants, maintenir le dialogue avec parents et accompagnants.
Qu'est-ce que c'est ?
La gestion des émotions de l'élève malade concerne les réactions émotionnelles intenses que peuvent ressentir les enfants atteints de maladies chroniques. Ces émotions incluent la peur, la honte, la tristesse, mais aussi la joie face à la maladie ou aux progrès réalisés. Les situations scolaires suscitent de multiples émotions, et pour les élèves malades, ces questions sont particulièrement vives et demandent parfois des réponses adaptées en fonction de besoins éducatifs particuliers [2].
Les émotions à l’école conditionnent la socialisation de tous les élèves et leur réussite dans les apprentissages. Savoir identifier, exprimer, réguler ses propres émotions et celles des autres sont des compétences psychosociales qui contribuent à la promotion de la santé des jeunes et favorisent la qualité du climat scolaire [2].
Ce que ça change au quotidien
Les élèves malades peuvent être confrontés à des émotions supplémentaires, parfois intenses, en raison de douleurs chroniques ou aiguës, de fatigue, de limitations d’activité, de régimes, de traitements au long cours, ou d’hospitalisations. Ces épreuves de vie difficiles peuvent engendrer des émotions comme la peur, la honte, la tristesse, mais aussi la joie d’avoir surmonté des problèmes ou réussi malgré les entraves liées à la maladie [2].
Adaptations possibles
Pour répondre aux besoins éducatifs particuliers des élèves malades, plusieurs adaptations peuvent être mises en place :
- Proposer des situations d’apprentissage ouvertes pour répondre aux besoins éducatifs particuliers (BEP) des élèves malades [4].
- S’appuyer sur des partenaires professionnels de santé et dialoguer avec les parents [4].
- Valoriser les élèves qui progressent lentement en diversifiant les domaines de valorisation, comme l’autonomie, la capacité d’initiative, le sens des responsabilités, la gestion des émotions, et les efforts réalisés [5].
- Utiliser des démarches pédagogiques valorisantes comme la pédagogie de projet, la dédramatisation du statut de l’erreur, et les activités d’expression pour faciliter les échanges avec les autres [5] [7].
- Adapter les rythmes de travail, d’enseignement et d’apprentissage en fonction des douleurs et de la fatigue de l’élève [11].
Communication et expression
La communication sur la douleur et les émotions est essentielle. Les enseignants peuvent orienter les élèves vers des professionnels de santé si nécessaire, comme l’infirmière scolaire, le médecin scolaire, le psychologue, ou les personnels des Sessad (Services d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) [9].
Pour les plus jeunes, il est important de les réconforter et de leur dire que leur douleur n’est pas une punition. Pour les enfants de 7 à 11 ans, ils ont besoin d’être rassurés et d’avoir des explications détaillées sur leur maladie, son évolution, et les examens et traitements qu’ils subissent. Les adolescents doivent être encouragés à parler de leurs craintes et de leurs problèmes [6].
Ce qui peut aider
Activités et projets
Les activités théâtrales, les arts visuels, la danse, et les projets pédagogiques peuvent être motivants et aider à détourner l’élève de ses douleurs pour un temps [11]. Ces activités favorisent la valorisation des élèves malades et profitent à tous les élèves.
Dialogue avec les parents et les professionnels
Le dialogue avec les parents est crucial. Parfois, l’enfant peut évoquer en classe des questionnements qu’il ne mentionnera pas à la maison, dans le souci de protéger ses parents. Il est donc important de maintenir un dialogue ouvert avec les enseignants et les professionnels de santé [3].
Aménagements spécifiques
Les aménagements spécifiques peuvent inclure des adaptations des rythmes de travail, des activités motivantes, et des modalités d’évaluation adaptées. Il est également important de bénéficier de séances de biologie humaine et d’éducation à la santé, qui favorisent l’émergence de questions que le jeune n’ose parfois pas poser ailleurs [10].
Valorisation des progrès
Il est essentiel de valoriser les progrès des élèves, même s’ils sont lents. Outre les apprentissages disciplinaires, on peut valoriser le comportement, l’autonomie, la capacité d’initiative, le sens des responsabilités, la gestion des émotions, et les efforts réalisés [5].
Qui contacter
Les sources disponibles ne précisent pas de contacts spécifiques à mentionner.