Parcours TSLA Niveau 2 - Situations complexes
Niveau 2 du parcours HAS TSLA : équipe pluridisciplinaire coordonnée pour situations complexes. Multi-troubles, échec du niveau 1, comorbidités, ou besoin d'évaluation approfondie. Médecin coordonnateur formé aux TSLA.
Parcours TSLA Niveau 2 - Situations complexes
En bref
COMMENT AMÉLIORER LE PARCOURS DE SANTE D’UN ENFANT AVEC TROUBLES SPÉCIFIQUES DU LANGAGE ET DES APPRENTISSAGES ? 4. ssurer le suivi et l’accompagnement de l’enfant et de sa famille, d’accompagner l’inclusion scolaire et dans tout autre milieu de vie de l’enfant. 1. essentielle à la mise en œuvre de leurs missions de promotion de bonnes pratiques cliniques d’une part, et de recours pour les niveaux 2 d’autre part. 3.
HAS Dys 2017 — HAS (2017)
COMMENT AMÉLIORER LE PARCOURS DE SANTE D’UN ENFANT AVEC TROUBLES SPÉCIFIQUES DU LANGAGE ET DES APPRENTISSAGES ?
- Si besoin, orientation de l’enfant vers une équipe de niveau 2 En cas de situation complexe :
Besoin de coordination (pluridisciplinarité et gradation des aides avec besoin de synthèse, de priorisation des prises en charge, définition d’objectifs partagés) en rapport avec une complexité (cognitive, psycho-affective) ;Difficulté diagnostique : spécificité plus difficile à apprécier sur l’analyse de la symptomatologie ;
Suspicion de comorbidités (association de TSLA, déficit cognitif associé à des troubles de la sphère émotionnelle et/ou comportementale, à un déficit sensoriel, ou tout autre déficit d’autre nature) ; Réponse insuffisante à la prise en charge de première intention.La figure 3 décrit les interactions possibles entre le niveau 1 et le niveau 2.
HAS Les Parcours de Soins / Décembre 2017 25 — p.25
COMMENT AMÉLIORER LE PARCOURS DE SANTE D’UN ENFANT AVEC TROUBLES SPÉCIFIQUES DU LANGAGE ET DES APPRENTISSAGES ?
La prise en charge de niveau 2 Ce deuxième niveau de recours aux soins, entre le niveau 1 (soins primaires) et le niveau 3 (Centre de référence) concerne les enfants dont la situation nécessite une coordination pluridisciplinaire et une expertise du coordonnateur et de l’ensemble de l’équipe.
L’enjeu du niveau 2 est d’assurer, au plus près de l’enfant, et dans un délai raisonnable, une coordination entre les organisations ou les professionnels y participant, tout en garantissant des compétences complémentaires et expertes dans le domaine des TSLA.
La prise en charge de niveau 2 a pour objectif : de poser ou confirmer ou affiner un diagnostic pluridisciplinaire, de hiérarchiser les problématiques et de prioriser les prises en charge, de réduire l’impact des troubles en mettant en place une rééducation adaptée et en précisant les éléments d’accessibilité et de compensation nécessaires, d’assurer le suivi et l’accompagnement de l’enfant et de sa famille, d’accompagner l’inclusion scolaire et dans tout autre milieu de vie de l’enfant. — p.27
ssurer le suivi et l’accompagnement de l’enfant et de sa famille, d’accompagner l’inclusion scolaire et dans tout autre milieu de vie de l’enfant.
Description générale du niveau 2 Il vise à instaurer une offre globale de proximité coordonnée et lisible pour permettre l’accès à une expertise. Ce second niveau de prise en charge répond à un cahier des charges précis : Il évalue l’enfant selon une base commune cognitive neurodéveloppementale : les conceptions actuelles des TSLA au niveau international se fondent sur un modèle neuropsychologique, et font l’hypothèse forte d’un trouble neurodéveloppemental à fondement biologique ;
Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires formées, sous la responsabilité d’un médecin expert. Chaque membre, au-delà de sa qualification professionnelle initiale, devra s’être spécialisé dans le domaine des troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) ;
Il assure une coordination entre les professionnels et les organisations impliqués ;
Il accompagne les familles dans un parcours de santé structuré et cohérent qui leur est clairement expliqué ;
Il assure le lien avec le milieu de scolarisation, et si besoin, avec les MDPH ;
Il sert de ressource au niveau 1 (aide à la montée en compétence du niveau 1) (figure 3) et de « filtre » aux CRTLA avec lesquels il est en lien.
HAS Les Parcours de Soins / Décembre 2017 27 — p.27
essentielle à la mise en œuvre de leurs missions de promotion de bonnes pratiques cliniques d’une part, et de recours pour les niveaux 2 d’autre part.
- Équipe type de niveau 2 Le caractère spécialisé de ces équipes leur permet de mobiliser une expertise nécessaire à l’orientation ou à la réorientation du projet de soins d’enfants en situations complexes, sévères ou persistants malgré la prise en charge de niveau 1. Ces équipes doivent inclure : un responsable médical, médecin expert des TSLA (médecin généraliste, pédiatre, médecin de l’Éducation nationale, neurologue, neuro-pédiatre, pédopsychiatre ou médecin de Médecine physique et de réadaptation), et garant du diagnostic et de la synthèse ; dans tous les cas, les ressources nécessaires à l’évaluation des troubles cognitifs spécifiques : orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes, psychologues spécialisés en neuropsychologie ; selon le contexte ou si troubles associés, d’autres ressources nécessaires: neuropédiatre, pédopsychiatre et psychologue clinicien spécialisée en psychopathologie, orthoptiste (en cas d’association des TSLA à des troubles de la fonction visuelle (cf. annexe 5) et toute autre spécialité qui pourrait s’avérer nécessaire en cas de troubles associés ou de comorbidités. — p.32
Consensus TDC 2017 — Consensus TDC (2017)
projet de scolarisation en s’appuyant sur des échanges d’informations et des temps de concertation.
Un parcours de santé pluridisciplinaire
En cas de trouble avéré , cette prise en charge est organisée sous la forme d’un parcours de soins nécessairement coordonné et gradué avec 3 niveaux de recours aux soins selon le degré de complexité de la situation de l’enfant.
- Premier niveau
Il concerne les situations simples prises en charge en proximité par le médecin de l’enfant (médecin généraliste ou pédiatre) et le rééducateur spécialiste du trouble, en lien avec le médecin de l’Éducation nationale ou de la Protection Maternelle et Infantile.
Outils proposés par la HAS
Une fiche pour les médecins de premier recours sur les signes l’alerte et les actions à mettre en œuvre en cas de difficultés du langage oral, écrit ; du calcul et l’acquisition des coordinations et des praxies – Annexe du guide parcours de soins
Une fiche sur le rôle du médecin de l’enfant intervenant dans le premier niveau de recours
Une fiche sur le rôle de l’enseignant
- Second niveau — p.1
Il concerne les situations complexes nécessitant une coordination. Ce niveau 2 mobilise des équipes spécialisées pluridisciplinaires de proximité avec une prise en charge selon une base commune neurocognitive. L’équipe est composée d’un médecin spécialisé dans les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), coordonnateur et responsable du projet de soins, et de psychologues et rééducateurs nécessairement formés aux troubles spécifiques du langage et des apprentissages. D’autres ressources seront mobilisées chaque fois que nécessaire, et à la demande de l’équipe, en fonction des besoins de l’enfant.
Outils proposés par la HAS
Un cahier des charges pour toute organisation ayant le projet de participer à ce second niveau de recours aux soins pour les enfants présentant les signes évoquant un TSLA pour garantir une prise en charge de qualité - Partie 2 du guide parcours de soins , à partir de la page 27.
- Troisième niveau
Il concerne les situations les plus complexes relevant de l’expertise des Centres de Référence des Troubles spécifiques du Langage et des Apprentissages (CRTLA) rattachés à des CHU.
Des leviers identifiés pour améliorer le parcours
Favoriser la formation de l’ensemble professionnels aux TSLA ;
Prendre en compte les temps médicaux, paramédicaux, ou encore psychologiques nécessaires aux consultations diagnostiques ou aux réunions de synthèse ;
Faciliter l’accès aux professionnels libéraux non conventionnés ; — p.2
Serenaid — Serenaid (2024)
Troubles dys : par où commencer — C'est quoi ?
« Les dys » regroupent plusieurs troubles spécifiques et durables des apprentissages, chez des enfants intelligents et sans problème de vue ni d'audition : la dyslexie (difficulté à lire), la dysorthographie (difficulté à écrire sans fautes), la dyscalculie (difficulté avec les nombres et le calcul), la dysgraphie (difficulté du geste d'écriture) et la dyspraxie (difficulté de coordination des gestes). En France, les troubles spécifiques des apprentissages concernent 5 à 7 % des enfants d'âge scolaire (les formes sévères, 1 à 2 %). Souvent, plusieurs dys coexistent : environ 40 % des enfants concernés présentent plusieurs troubles associés. — p.1