Serenaid

Repérage des troubles du neurodéveloppement — 1re ligne

Mis à jour le

Parcours de repérage initial des signes d'alerte de troubles du neurodéveloppement par les professionnels de première ligne (médecin traitant, pédiatre, PMI, crèche, école).

En bref

Qu'est-ce que c'est ?

Le repérage des troubles du neurodéveloppement par les professionnels de première ligne vise à identifier précocement les signes d'alerte chez l'enfant. Ces professionnels incluent les médecins traitants, les pédiatres, les médecins de la protection maternelle et infantile (PMI), les professionnels de la petite enfance et les enseignants. Le processus commence souvent par une consultation médicale dédiée en soins primaires, où un examen clinique approfondi du développement de l'enfant est réalisé [3] [5].

Les signes d'alerte peuvent être repérés lors des examens médicaux obligatoires prévus dans le carnet de santé ou lors des visites médicales scolaires. Ces signes incluent des décalages dans les acquisitions par rapport à la population générale, une régression ou une non-progression des acquisitions, ou encore des inquiétudes des parents concernant le développement de l'enfant [5]. Des outils comme le carnet de santé, des questionnaires parentaux (IFDC, Brunet-Lézine-R, échelle de Denver, test simplifié de Gesell) peuvent compléter cette évaluation [3].

Dès l'entrée à l'école maternelle, il est recommandé de faire un lien avec l'école (PMI, médecin scolaire et enseignants) pour assurer un suivi continu [1] [7]. En cas de signes d'alerte détectés, une consultation spécialisée en neurodéveloppement est recommandée, réalisée par un médecin référent formé aux troubles du neurodéveloppement, idéalement dans le cadre d'un réseau de suivi [1] [7].

Ce que ça change au quotidien

Le repérage des troubles du neurodéveloppement permet de mettre en place des interventions précoces adaptées aux besoins de l'enfant. Ces interventions peuvent inclure des bilans et des rééducations spécifiques, comme un bilan orthophonique pour la communication et le langage oral, un bilan du développement moteur avec un psychomotricien, un kinésithérapeute ou un ergothérapeute, ou encore des consultations de suivi et de coordination des actions [9].

Le médecin traitant de l'enfant assure le suivi médical régulier et peut coordonner les soins en lien avec les parents et les équipes spécialisées. Il peut également solliciter l'aide d'un assistant de service social pour les démarches administratives, comme celles auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) [2]. En cas de facteurs aggravants liés à une situation sociale défavorisée, une orientation vers une PMI est recommandée pour mettre en place des mesures sociales adaptées, notamment par des visites à domicile [2].

Ce qui peut aider

Plusieurs professionnels peuvent intervenir pour soutenir l'enfant et sa famille. Par exemple, les puéricultrices de liaison peuvent assurer une guidance parentale, à domicile ou par télémédecine, pour accompagner les parents dans leur rôle éducatif [2]. Les enseignants et les professionnels de l'école jouent également un rôle clé en collaborant avec les parents et les professionnels de santé pour assurer un suivi cohérent [1] [7].

En cas de désaccord sur le plan diagnostique ou de situations complexes, il est recommandé de consulter une équipe spécialisée de deuxième ligne ou un Centre de ressources autisme (CRA) pour une évaluation multidimensionnelle et multiprofessionnelle [6] [9]. Les parents doivent être informés des bilans effectués et des progrès observés, et ils peuvent demander un deuxième avis médical si nécessaire [9] [11].

Qui contacter

En cas d'inquiétudes concernant le développement de l'enfant, il est recommandé de consulter le médecin assurant le suivi habituel de l'enfant, le médecin de crèche ou de l'Éducation nationale pour une consultation médicale de repérage [3]. Les professionnels de la petite enfance et de l'enfance doivent porter une attention particulière au développement de la communication sociale chez tous les enfants [3].

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (3)