Parasomnies (terreurs nocturnes, éveils confusionnels, somnambulisme)
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Groupe de troubles du sommeil comprenant le somnambulisme, les terreurs nocturnes et les éveils confusionnels (la HAS 2015 y ajoute l’énurésie). Terreurs nocturnes et éveils confusionnels surviennent pendant le sommeil profond, en début de nuit : l’enfant semble éveillé alors qu’il dort encore et ne garde aucun souvenir de l’épisode. Les cauchemars, mauvais rêves du sommeil paradoxal, sont décrits avec eux comme des troubles du sommeil distincts mais souvent confondus.
Qu'est-ce que c'est ?
Les parasomnies regroupent plusieurs troubles du sommeil, dont les terreurs nocturnes, les éveils confusionnels et le somnambulisme. Ces épisodes surviennent pendant le sommeil profond, généralement en début de nuit. L’enfant semble éveillé alors qu’il dort encore et ne garde aucun souvenir de l’épisode au réveil [KG-3] [KG-6].
- Les terreurs nocturnes se manifestent par des cris, une agitation intense et une expression de peur. Elles durent généralement quelques minutes et peuvent être impressionnantes pour les parents [KG-3].
- Les éveils confusionnels sont moins intenses et plus progressifs. L’enfant peut grogner, pleurer ou s’agiter, mais il ne sort pas souvent du lit. Ces épisodes peuvent durer de quelques minutes à plus d’une heure [KG-3].
- Le somnambulisme se caractérise par des déplacements ou des actions réalisées pendant le sommeil, comme marcher ou ouvrir des portes. L’enfant a les yeux ouverts mais ne répond pas aux stimuli extérieurs [KG-6].
Ces troubles sont fréquents chez les enfants. Par exemple, environ 17 % des enfants font l’expérience d’éveils confusionnels, et 20 % peuvent faire un épisode isolé de somnambulisme [KG-3] [KG-6]. Ils peuvent survenir dès l’âge de 2 ans et tendent à diminuer avec l’âge [KG-6].
Ce que ça change au quotidien
Les parasomnies peuvent avoir un impact sur la vie quotidienne de l’enfant et de sa famille. Les épisodes fréquents ou intenses peuvent entraîner une fatigue diurne, des difficultés de concentration ou une irritabilité [KG-3]. De plus, le risque de blessure existe, notamment si l’enfant tente de fuir ou de se déplacer pendant un épisode [KG-3].
Pour limiter les risques, il est conseillé de sécuriser la chambre et le domicile. Par exemple, en retirant les objets dangereux ou en installant des barrières de sécurité [KG-3]. Pendant un épisode, il est important de rester calme, de ne pas tenter de réveiller l’enfant et de le ramener doucement dans son lit [KG-3].
Ce qui peut aider
Plusieurs mesures peuvent être mises en place pour réduire la fréquence et l’intensité des parasomnies :
- Respecter une bonne hygiène du sommeil : instaurer un rituel calme avant le coucher, maintenir des horaires de coucher et de lever réguliers, et limiter les écrans le soir [KG-3].
- Éviter les facteurs de risque : s’assurer que l’enfant ne manque pas de sommeil, éviter les activités physiques intenses le soir et limiter la consommation de substances excitantes [KG-3].
- Consulter un professionnel : en cas d’épisodes fréquents, de mise en danger potentielle ou de répercussions sur le quotidien, il est recommandé de consulter un spécialiste du sommeil [KG-3].
Pour les enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), un accompagnement spécifique peut être nécessaire en raison de leur sensibilité accrue aux perturbations du sommeil [KG-9].
Sources mobilisées (5)
- [1] HAS TDAH 2024 — HAS (2024) 📄 (1 extrait)
- [2] HAS TDAH 1er recours 2015 — HAS (2015) 📄 (2 extraits)
- [3] Tous à l'école — INSHEA (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] Cauchemars, terreurs nocturnes, éveils confusionnels — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (4 extraits)
- [5] Somnambulisme : réagir quand votre enfant marche en dormant — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (4 extraits)