Haut Potentiel Intellectuel
Profil cognitif avec QI total ≥ 130 selon les normes du WISC-V (norme française). Le HPI ne constitue pas un trouble en soi mais peut s'accompagner de besoins éducatifs particuliers (asynchronie développementale, hypersensibilité, ennui scolaire) et d'une fréquence accrue de troubles associés (TDAH, anxiété, troubles dys). Une prise en charge spécifique peut être nécessaire si retentissement scolaire, social ou émotionnel.
Haut Potentiel Intellectuel
En bref
Jusqu’à la publication du DSM-5, le trouble du spectre de l’autisme (TSA) était un critère d’exclusion dans l’établissement du diagnostic de TDAH, et les deux diagnostics ne pouvaient être posés en… des difficultés d’apprentissage ou des troubles attentionnels. Les critères diagnostiques communs aux troubles des acquisitions scolaires de la CIM-10 sont présentés dans le tableau 6.I.
HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024)
Jusqu’à la publication du DSM-5, le trouble du spectre de l’autisme (TSA) était un critère d’exclusion dans l’établissement du diagnostic de TDAH, et les deux diagnostics ne pouvaient être posés en con- comitance. Des études rapportent que 30 à 70 % des patients atteints de TSA pourraient satisfaire aux critères du TDAH et des patients TDAH peuvent présenter des déficits sociaux importants et des symptômes de même nature que le TSA. Les mouvements associés aux troubles du spectre de l’autisme et aux autres troubles neurodévelop- pementaux (par exemple, troubles des mouvements stéréotypés, syndrome de la Tourette) peuvent être confondus avec l’hyperactivité. Le traitement du TDAH par psychostimulant en cas de TSA comorbide est souvent efficace, mais l’ampleur de son effet peut être moindre et le risque qu’il entraîne des effets indésirables, accru (4). Il est recommandé d’évaluer attentivement l’ensemble de la médication de l’enfant pour déterminer son potentiel à induire des symptômes de TDAH, d’anxiété, de dépression ou de psychose. Il faut être particulièrement attentif aux enfants qui fonctionnent aux extrêmes du développement co- gnitif, tels que ceux qui ont un handicap intellectuel ou un fonctionnement intellectuel supérieur, qui peuvent être déconnectés et inattentifs en classe, les premiers parce que la matière présentée peut être trop difficile, et les seconds parce qu’ils la maîtrisent déjà. Le fonctionnement intellectuel Le haut potentiel intellectuel (HPI) pourrait être un facteur protecteur du TDAH. Cependant, si un bon fonctionnement cognitif peut permettre de masquer ou compenser les troubles, il peut aussi conduire à l’établissement d’un diagnostic de façon plus tardive. Plusieurs hypothèses sont formulées pour la compensation du TDAH par le HPI. Les corrélats cognitifs des personnes HPI atteintes du TDAH sont similaires en type et en sévérité à ceux des personnes avec un quotient intellectuel (QI) moyen atteintes du TDAH, mais sont facilement négligés lorsqu’ils sont comparés aux témoins avec un QI moyen. Selon cette hypothèse, les corrélats cognitifs du TDAH chez les individus HPI ne sont observés que lorsqu’ils sont comparés à des témoins HPI, mais pas – ou moins – lorsqu’ils sont comparés à des témoins moyennement intelligents (250). Un score de QI plus élevé est significativement moins associé aux troubles de l’attention. Les troubles d’attention – d’une façon moindre pour les problèmes d’hyperactivité/impulsivité – prédisent une défi- cience fonctionnelle à l’école, également dans la fourchette de QI supérieure. Les troubles de l’attention chez les enfants HPI sont exceptionnels et affectent les performances sco- laires ; ils constituent donc un motif de préoccupation clinique (251, 252). Le HPI est moins corrélé au dysfonctionnement exécutif aux évaluations chez l’adulte TDAH. Les adultes souffrant de TDAH et ayant un QI plus élevé présentent moins de signes de déficits des fonc- tions exécutives que ceux souffrant de TDAH et ayant un QI standard ; cela suggère qu’un degré plus élevé d’efficacité intellectuelle peut compenser les déficits des fonctions exécutives, ce qui pose des problèmes pour établir un diagnostic clinique précis (253). Le trouble de l’usage de substances (TUS) Plusieurs études révèlent un taux plus élevé de TUS chez les adultes atteints de TDAH par rapport à la population générale, et le TDAH en soi est un facteur de risque du TUS. Les patients atteints de TDAH sont exposés à un risque significatif d’utiliser des substances (par exemple, la nicotine, la co- caïne et le cannabis), et ce, à un âge plus précoce que la population générale. En outre, la faible estime de soi et l’impulsivité associées au TDAH peuvent prédisposer le patient à l’apparition du TUS. — p.66
des difficultés d’apprentissage ou des troubles attentionnels. Pour les enfants de 5 ans à 16 ans.
WISC-V Évaluation de l’intelligence de l’enfant de 6 ans à 16 ans. Échelle d’intelligence de Wech- Permet une évaluation des fonctions cognitives globales de l’enfant (com- sler pour enfants et adolescents préhension verbale, raisonnement, mémoire de travail, vitesse de traite- ment...). Apprécie aussi l’impact du TDAH sur les fonctions cognitives et permet d’éliminer certains diagnostics différentiels comme la déficience intellec- tuelle. Plusieurs versions selon l’âge : − WPPSI : petite enfance (2,5 ans à 6 ans) − WISC : 6 à 16 ans − WAIS : à partir de 16 ans
2.6.5. Autres bilansChez l’enfant et l’adolescent, devant la suspicion d’un TDAH, d’autres troubles du neurodéveloppe- ment sont à rechercher, ainsi que d’autres troubles psychiatriques associés, à la fois en tant que co- morbidité ou en tant que diagnostic différentiel. — p.90
INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)
isitions scolaires. Les critères diagnostiques communs aux troubles des acquisitions scolaires de la CIM-10 sont présentés dans le tableau 6.I.
Tableau 6.I : Critères diagnostiques communs aux troubles spécifiques des acquisitions scolaires selon la CIM-10 • La note obtenue aux épreuves, administrées individuellement, se situe à au moins deux écarts-types en dessous du niveau escompté, compte tenu de l’âge chronologique et du QI • Le trouble interfère de façon significative avec les performances scolaires ou les activités de la vie courante • Le trouble ne résulte pas directement d’un déficit sensoriel • La scolarisation s’effectue dans les normes habituelles • Le QI est supérieur ou égal à 70160 16. Quotient intellectuel (QI) mesuré entre 6 et 16 ans à l’aide du WISC-IV (Wechsler, 2005). — p.178
pas directement d’un déficit sensoriel • La scolarisation s’effectue dans les normes habituelles • Le QI est supérieur ou égal à 70
Selon une tendance récente, l’appellation « Troubles spécifiques des apprentissages » ne devrait pas être attribuée seulement sur la base des résul- tats à différentes épreuves, mais elle devrait être réservée aux enfants dont les troubles résistent à un traitement conséquent (prise en charge pédagogique et/ou orthophonique). Par ailleurs, les progrès des connaissances des dernières années ont amené à évoquer dans les définitions l’origine neurobiologique voire héréditaire des troubles spécifiques des apprentissages ainsi que leurs mécanismes cognitifs, même si ces processus cognitifs font encore l’objet de discussions et d’explorations. Il faut également souligner que dans le cadre des travaux de recherche, les critères adoptés peuvent varier en fonction du nombre de sujets observés. En effet, les études qui portent sur des effectifs — _p.666_
src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l — DGS-SFP (2007)
GUIDE PRATIQUE
18 FICHE PRATIQUE 3 suite : DIFFICULTÉS SCOLAIRES CHEZ L’ENFANT INTELLECTUELLEMENT PRÉCOCE (EIP)Définition de “précocité intellectuelle” couramment retenue : QI > 130 au test du WISC II 1. Selon cette définition, 2,3 % des enfants sont intellectuellement précoces. La prévalence est la même chez les filles et les garçons.
Si la précocité intellectuelle est un diagnostic différentiel à évoquer devant des difficultés scolaires, elle peut aussi être associée Plus de 1/3 d’élèves surdoués à un trouble des apprentissages, réalisant un tableau seraient en échec en classe de 3e. souvent atypique qui pourra être diagnostiqué avec retard. 20 % d’entre eux n’atteindraient pas le bac2. — p.18
src-dgs-sfp-langage-collection-03-expert-coll — DGS-SFP (2007)
pas directement d’un déficit sensoriel • La scolarisation s’effectue dans les normes habituelles • Le QI est supérieur ou égal à 70
Selon une tendance récente, l’appellation « Troubles spécifiques des apprentissages » ne devrait pas être attribuée seulement sur la base des résul- tats à différentes épreuves, mais elle devrait être réservée aux enfants dont les troubles résistent à un traitement conséquent (prise en charge pédagogique et/ou orthophonique). Par ailleurs, les progrès des connaissances des dernières années ont amené à évoquer dans les définitions l’origine neurobiologique voire héréditaire des troubles spécifiques des apprentissages ainsi que leurs mécanismes cognitifs, même si ces processus cognitifs font encore l’objet de discussions et d’explorations. Il faut également souligner que dans le cadre des travaux de recherche, les critères adoptés peuvent varier en fonction du nombre de sujets observés. En effet, les études qui portent sur des effectifs — _p.30_
Sources mobilisées (4)
- [1] HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024) 📄 (2 extraits)
- [2] INSERM Dys 2007 — INSERM (2007) 📄 (2 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-03-expert-coll — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)