Picto Facile
Application de communication par pictogrammes (CAA) pour personnes autistes et non-verbales. Permet de créer des séquences visuelles personnalisées.
Picto Facile
En bref
tps://youtu.be/tYVkRsFpwtg Un site pour en savoir plus : http://www.caapables.fr Les outils numériques en CAA (ex : Proloquo2go, Snapcorefirst, Grid…) Il existe de nombreuses applications d’aide à la… oici le lien du dictionnaire des signes : https://dico.elix-lsf.fr/ Les pictogrammes en CAA : PECS et tableaux de communication PECS (Bondy et Frost) Le PECS (Picture Exchange Communication System)… stallés sur une tablette informatique suffisamment grande.
Communication Alternative et Augmentée (CAA) : les différents outils — expert (2024)
tps://youtu.be/tYVkRsFpwtg Un site pour en savoir plus : http://www.caapables.fr Les outils numériques en CAA (ex : Proloquo2go, Snapcorefirst, Grid…)
Il existe de nombreuses applications d’aide à la communication. Le vocabulaire est présenté sous forme de pictogrammes et accessible par pointage (on touche l’écran avec le doigt) ou par balayage visuel (l’application permet de suivre le regard de l’enfant) avec des dispositifs particuliers. Les banques de pictogrammes sont très fournies et offrent jusqu’à 10 000 images. On présente à l’enfant un vocabulaire de base qui permet dès le début de produire des messages variés (des demandes, des commentaires, …) et qui correspondent à ce dont on a le plus besoin de dire : « je » , « tu », « arrêter », « aimer », « pas », « encore », « faire » par exemple. Les icônes restent toujours à la même place ce qui facilite l’apprentissage de l’outil. Les applications peuvent gérer la grammaticalisation des messages, c’est-à-dire conjuguer les verbes, accorder les adjectifs… Elles proposent également une synthèse vocale qui permet d’entendre le message à l’oral.
Tout est très personnalisable : le nombre de pictogrammes sur la grille, la taille des images, les voix de synthèse vocale etc.
Une vidéo pour illustrer : https://youtu.be/0HVpy10WszI Un site pour en savoir plus : https://www.assistiveware.com/fr/apprendre-caa — p.1
oici le lien du dictionnaire des signes : https://dico.elix-lsf.fr/
Les pictogrammes en CAA : PECS et tableaux de communication PECS (Bondy et Frost)
Le PECS (Picture Exchange Communication System) est un outil basé sur l’échange d’images pour communiquer. L’enseignement à l’utilisation du PECS est très structuré et composé en 6 phases c’est pourquoi il est important d’être formé pour débuter avec cet outil. Les premières étapes vont consister à apprendre à l’enfant (ou l’adulte) à donner l’image (sous forme d’un pictogramme) d’un objet souhaité à son partenaire de communication, le parent par exemple. Le partenaire de communication va répondre immédiatement à sa demande. On s’appuie sur la motivation de l’enfant pour lui enseigner l’échange d’images dans des situations variées et avec différentes personnes.
Au fur et à mesure, l’enfant apprendra à choisir la bonne image en fonction de son souhait, à associer plusieurs images pour former des phrases et à diversifier les types de messages (d’abord des demandes, puis des commentaires ou des réponses à des questions).
Il existe plus de 3000 pictogrammes PECS mais on peut également enrichir la banque d’images de photos ou de pictogrammes différents. Il existe également une version numérique du classeur sous forme d’une application. Le partenaire de communication (le parent ou l’enseignant par exemple) verbalise toujours le message de l’enfant afin que celui-ci puisse entendre ce qu’il a construit avec les images. — p.1
stallés sur une tablette informatique suffisamment grande.
Les Tableaux en CAA : PODD (Tableaux Dynamiques à Organisation Pragmatique) (Gayle Porter)
Le PODD (Pragmatic Organisation Dynamic Dysplay) est un système de classeur de communication. On dit qu’il est dynamique car il est composé de plusieurs pages qu’il faut tourner. On dit qu’il est organisé de manière pragmatique car les items sont organisés par thèmes mais aussi en fonction de leur contexte d’utilisation. C’est un outil de communication qui offre un vocabulaire étendu et spécifique, des possibilités d’utiliser la syntaxe pour construire une phrase et permet d’exprimer toutes sortes de messages et pas seulement des demandes. C’est un outil papier que l’on personnalise en fonction des intérêts et des besoins de communication de la personne pour qui on le construit. Un des points forts est qu’il permet également de renforcer la compréhension du langage car l’interlocuteur (le parent par exemple) pointe les symboles pour accompagner sa parole. Le PODD existe également en version informatique.
Une vidéo pour illustrer : https://youtu.be/tYVkRsFpwtg Un site pour en savoir plus : http://www.caapables.fr Les outils numériques en CAA (ex : Proloquo2go, Snapcorefirst, Grid…) — p.1
parent ou l’enseignant par exemple) verbalise toujours le message de l’enfant afin que celui-ci puisse entendre ce qu’il a construit avec les images.
Une vidéo pour illustrer : https://youtu.be/PcPACeY-AxE Un site pour en savoir plus : https://pecs-france.fr/picture-exchange-communication-system-pecs/ Tableaux de pictogrammes (aussi appelés tableaux de langage assisté)
Les pictogrammes (ou même d’autres types d’images selon les personnes) peuvent être présentés et organisés sur des supports structurés qui facilitent leur utilisation au quotidien.
Les tableaux de communication thématiques peuvent être utilisés sous forme volante plastifiée, peu encombrante, à disposition en fonction des lieux (cuisine, salle de bain, voiture…) ou dans un sac (à main, à dos…). Les mêmes peuvent être installés sur une tablette informatique suffisamment grande.
Les Tableaux en CAA : PODD (Tableaux Dynamiques à Organisation Pragmatique) (Gayle Porter) — p.1
Communication Alternative et Améliorée (CAA) : Comment s’y prendre concrètement — expert (2024)
ent professionnel spécialisé. Il s’agit de choisir un outil en fonction du profil, des besoins et des préférences de la personne que vous accompagnez.
Certaines personnes seront attirées par les images ou les photos, d’autres réagiront bien à des gestes ou à des pictogrammes : fiez-vous à ce que vous observez, testez, ajustez. Les outils peuvent évoluer avec le temps, selon ce qui fonctionne le mieux pour votre enfant. Dans cette fiche, vous trouverez donc des pistes concrètes pour débuter la communication alternative et améliorée à la maison ou dans les situations du quotidien.
Communication Alternative et Améliorée : les tableaux de communication ou de pictogrammes
Ce sont des tableaux avec des pictogrammes, c’est-à-dire des images signifiantes. Ils sont créés pour communiquer dans une situation ou activité spécifique. Ils permettent d’avoir sur une seule feuille tout le vocabulaire lié à une thématique ou à une activité, les verbes pour décrire les actions ainsi que les réactions et émotions que l’activité peut susciter. Parfois ils sont aussi appelés “tableau de langage assisté” (TLA). Ils peuvent être volants sur une feuille A4 plastifiée et à disposition en fonction du lieu (cuisine, voiture, salle de bain…), réunis dans un classeur que l’on transporte, ou même au format image/pdf sur une tablette suffisamment grande. — p.1
ieu (cuisine, voiture, salle de bain…), réunis dans un classeur que l’on transporte, ou même au format image/pdf sur une tablette suffisamment grande.
Notez que dans la même logique, avec certaines personnes, on peut commencer avec des tableaux très simples (6- 9 cases) et/ou des images à la place des pictogrammes (accès au sens plus simple). Là encore, l’outil de CAA est avant tout adaptable aux besoins et aux ressources de l’enfant.
Exemple : un tableau de pictogrammes autour du coucher
Ce tableau de pictogrammes pour le coucher regroupe le vocabulaire essentiel utilisé au moment d’aller dormir. Au début, il n’est pas attendu que votre enfant le pointe lui-même ou l’utilise de façon autonome. L’objectif est d’abord qu’il vous voie vous en servir. Pour cela, vous pouvez désigner les mots-clés tout en les disant à voix haute. Ce sera donc à vous, dans un premier temps, d’utiliser l’outil, sans attendre forcément que votre enfant vous réponde ou répète. Prenez votre temps, parlez lentement, et laissez-lui le temps d’observer.
Le vocabulaire est choisi et organisé sur la page afin qu’il corresponde plus facilement à la construction syntaxique d’une phrase.
Exemple d’une phrase avec le tableau autour du coucher : “Tu vas aller dormir avec doudou” — p.1
us facilement à la construction syntaxique d’une phrase.
Exemple d’une phrase avec le tableau autour du coucher : “Tu vas aller dormir avec doudou”
Les supports visuels (comme les emplois du temps ou les calendriers) permettent de structurer et d’anticiper les activités du quotidien. Ils aident votre enfant à mieux se repérer dans le temps, à suivre une routine, et à limiter l’anxiété face aux imprévus. En y intégrant des pictogrammes issus de la CAA, ils deviennent encore plus accessibles et compréhensibles. Simples à utiliser et à transporter, ces outils sont très utiles dans les moments clés de la journée.
Vous cherchez un format plus pratique qu’un tableau ? Pourquoi ne pas créer un porte-clés de pictogrammes, à garder toujours sur vous ! Avec une plastifieuse et une perforatrice, vous pouvez fabriquer un support compact, personnalisé, facile à emporter partout.
Le repas (set de table A3) Télécharger l’image Les toilettes Télécharger l’image Autres ressources disponibles Un exemple en vidéo d’utilisation d’un tableau de communication installé en salle d’attente à l’hôpital : Pack de départ CAApable ici Tableaux de communication rapides Proloquo2Go Crescendo ici La théorie des TLA (tableaux de communication) – CAApable ici Comment construire un TLA ? – CAAUSETTE ici — p.1
otrice), ce n’est pas grave : chaque tentative compte. Encouragez-les avec bienveillance, c’est ce qui favorise leur appropriation et leur répétition.
Dictionnaire des signes ici Page Facebook de signes illustrés « comment ça se signe » ici Les bonnes pratiques en Communication Alternative et Améliorée Montrez-lui comme ça marche (et que ça marche !) : Si vous utilisez vous-même l’outil de communication, vous montrez à votre enfant que c’est un moyen valable de s’exprimer. Cela élargit ses possibilités et renforce sa confiance dans cet outil. Il apprend aussi en vous observant. Utiliser l’outil même à la maison, même si vous comprenez votre enfant : ce n’est pas parce que vous le comprenez sans outil que celui-ci devient inutile. Au contraire, cela vous permet de lui montrer comment s’en servir dans un cadre sécurisé. C’est une bonne occasion de modéliser, c’est-à-dire montrer l’utilisation, sans que l’enfant soit en difficulté, et de l’encourager à l’utiliser dans différents contextes. Et peut-être qu’un jour, il vous dira quelque chose que vous n’auriez pas deviné autrement… L’utiliser dans tous les environnements : Plus votre enfant utilise son outil dans des lieux variés (à la maison, à l’école, dans les magasins, les transports…), plus la communication devient naturelle, fluide et spontanée. Laisser à disposition tous les pictogrammes habituels : Surtout avec des outils comme le PECS, il est important que votre enfant garde l’accès à l’ensemble de ses pictogrammes, même si vous ne pouvez pas toujours répondre à sa demande. Quand un enfant qui parle vous demande 20 fois des biscuits, vous ne l’empêchez pas de parler. C’est pareil avec un classeur de communication. Commencer par un vocabulaire simple, centré sur ses besoins : Essayez de penser à ce que votre enfant aimerait vous dire dans son quotidien. L’objectif n’est pas d’en faire un outil scolaire ou un moyen de donner des consignes, mais bien de soutenir une communication spontanée, à partir de ses intérêts (jeux, aliments, activités préférées…). Répéter, encore et encore : Comme pour le langage oral, plus un mot est entendu ou vu, plus il est intégré… puis utilisé. N’hésitez pas à reformuler, pointer, signer, répéter — chaque exposition compte. Encourager la multimodalité : Un enfant peut s’exprimer avec des mots, des gestes, des pictos, des mimiques… L’essentiel est de reconnaître toutes ses tentatives et de les soutenir. Si votre enfant montre un objet du doigt, inutile de faire semblant de ne pas comprendre. Profitez-en pour reformuler son message à l’oral, en montrant le pictogramme correspondant. Valoriser chaque échange : Quand votre enfant utilise son outil de communication, soyez présent, attentif, et encourageant. Plus l’échange est valorisant, plus il aura envie de recommencer. — p.1
Communication Alternative et Améliorée (CAA) : comment aider un enfant qui ne pa — expert (2024)
de craindre qu’un outil de communication rende plus visibles les difficultés de votre enfant. Mais en réalité, c’est souvent l’inverse qui se produit.
L’outil permet à votre enfant d’interagir plus facilement avec les autres, de participer aux jeux, aux échanges, aux rituels du quotidien. En l’accompagnant dans l’utilisation de cet outil avec d’autres enfants, vous l’aidez à se faire une place dans le groupe et à créer du lien. L’expérience montre que les autres enfants même grands s’emparent très volontiers des outils de CAA qui « arrivent » ainsi dans la conversation.
C’est en réalité l’absence de moyen de communication qui risque d’isoler votre enfant, de le frustrer et de freiner sa socialisation. Pouvoir s’exprimer — par tous les moyens — est ce qui ouvre la porte aux autres.
Quels professionnels peuvent nous accompagner ?
Les orthophonistes sont les professionnels de référence pour tout ce qui touche à la communication. Ils sont donc tout à fait à même de vous guider dans la mise en place d’un outil de CAA.
Les ergothérapeutes, sont souvent bien formés aux solutions technologiques. Ils peuvent vous aider à choisir et utiliser une application ou un matériel adapté, notamment si votre enfant présente des troubles moteurs ou des handicaps associés.
Enfin, d’autres professionnels, comme les psychologues, psychomotriciens ou les éducateurs spécialisés, peuvent également être formés à la CAA et vous accompagner dans son intégration au quotidien. — p.1
expliquent par une impossibilité à se faire comprendre. La CAA permet d’offrir à l’enfant un moyen accessible et concret pour entrer en communication.
Il est important de rappeler que communiquer est un droit. La Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU inclut la CAA, et en France, la loi de 2005 sur le handicap impose l’accessibilité à l’information et aux services publics pour les personnes ayant besoin de systèmes de communication adaptés. Pour aller plus loin, consultez le plaidoyer du GNCHR. Est-ce que cela va empêcher mon enfant de parler ?
Non. L’objectif de la CAA n’est pas de remplacer le langage oral, mais bien de soutenir son développement. En parallèle de l’utilisation des outils de CAA, votre enfant est toujours encouragé à parler quand il le peut.
Utiliser un outil de communication ne l’empêchera donc pas de parler — au contraire, cela peut renforcer son envie ou son aptitude à communiquer, et soutenir l’apparition ou l’enrichissement du langage.
Et si la parole finalement ne se développe pas, alors l’outil de CAA lui permettra de s’exprimer et de recevoir des informations autrement, pour interagir avec son entourage et participer à la vie sociale.
Mon enfant parle déjà un peu : est-ce que la CAA est utile quand même ? — p.1
yntaxe ou de formulation. Dans ces moments-là, l’outil de communication permet à l’enfant d’exprimer ce qu’il pense plus facilement et d’être compris.
Enfin, la parole n’est pas toujours accessible en toutes circonstances. De nombreuses personnes expliquent que la fatigue, le stress ou une surcharge sensorielle peuvent rendre l’expression orale difficile, voire impossible. Dans ces moments, avoir un outil de CAA bien connu, disponible et maîtrisé, permet de continuer à communiquer sans s’épuiser.
Est-ce qu’il est trop jeune / trop âgé pour commencer ?
Non. Il n’y a pas d’âge pour utiliser un outil de CAA. Plus tôt votre enfant l’utilisera, plus il sera naturel et efficace pour lui. Et de la même manière, il n’est jamais trop tard pour commencer ! Il n’y a aucune contre-indication à l’utilisation d’un outil de CAA, pas de raison a priori de ne pas les introduire ce d’autant qu’ils sont extrêmement adaptables et personnalisables en fonction du profil et de l’âge de l’enfant.
J’ai peur qu’il soit stigmatisé…
Il est naturel de craindre qu’un outil de communication rende plus visibles les difficultés de votre enfant. Mais en réalité, c’est souvent l’inverse qui se produit. — p.1
Langage Quand s'inquiéter ? Communication Alternative et Améliorée (CAA) : comment aider un enfant qui ne parle pas ou peu ? Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 6 min de lecture Écouter cet article Lire
Quand un enfant ne développe pas le langage comme prévu, ou a du mal à se faire comprendre par la parole, les inquiétudes sont souvent grandes. Faut-il attendre ? Est-ce qu’il parlera un jour ? Comment l’aider à exprimer ce qu’il pense, ce qu’il ressent, ce dont il a besoin ?
La Communication Alternative et Améliorée (CAA) regroupe des outils et stratégies qui permettent de communiquer autrement que seulement par la voix : par gestes, pictogrammes, applications ou classeurs adaptés.
Dans cette série de fiches, vous trouverez des repères concrets pour comprendre ce qu’est la CAA, découvrir les outils existants, et savoir comment les utiliser au quotidien — à la maison, à l’école, ou ailleurs.
Cette fiche 1 vous aide à comprendre ce qu’est la CAA, pourquoi elle est proposée, et à quoi elle peut vraiment servir… même si votre enfant parle déjà un peu. — p.1
Sources mobilisées (3)
- [1] Communication Alternative et Augmentée (CAA) : les différents outils — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] Communication Alternative et Améliorée (CAA) : Comment s’y prendre concrètement — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [3] Communication Alternative et Améliorée (CAA) : comment aider un enfant qui ne pa — expert (2024) 📄 (4 extraits)