Dysorthographie de surface
Mis à jour le
Allan (Hanley et coll., 1992) qui n’ont pas de difficultés en lecture et présentent en fait une dysorthographie de surface.
En bref
- Attesté par : 1 document (INSERM) — niveau de preuve : Preuve établie
Cadre clinique
La dysorthographie de surface est un trouble spécifique de l'acquisition de l'orthographe, souvent associé à la dyslexie. Elle se manifeste par des difficultés importantes dans l'orthographe des mots irréguliers, tandis que la lecture des mots réguliers et des pseudo-mots reste relativement préservée [KG-1]. Ce trouble fait partie des dysorthographies développementales, qui sont associées aux dyslexies développementales [2].
Les enfants présentant une dysorthographie de surface ont des difficultés à mémoriser les formes orthographiques des mots, ce qui conduit à des erreurs de transcription. Ces erreurs sont d'autant plus marquées que les mots sont orthographiquement complexes. En revanche, leur capacité à utiliser la médiation phonologique pour écrire des pseudo-mots est généralement préservée [1].
Repères épidémiologiques
Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de la dysorthographie de surface. Cependant, il est mentionné que la majorité des enfants présentant des troubles de la lecture et de l'orthographe ont des profils mixtes, combinant des difficultés phonologiques et visuo-attentionnelles. Les cas purs de dysorthographie de surface sont donc relativement rares [2].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic de dysorthographie de surface repose sur une évaluation approfondie des performances en lecture et en orthographe. Les critères diagnostiques incluent une dissociation significative entre la lecture des mots irréguliers et des pseudo-mots, avec des performances très déficitaires en dictée de mots irréguliers et des performances normales en dictée de pseudo-mots [1].
Les études de cas montrent que les enfants présentant une dysorthographie de surface n'ont pas de difficultés en lecture et que leur trouble est spécifique à l'orthographe. Par exemple, les cas Allan (Hanley et coll., 1992) et AW (Romani et Stringer, 1984) n'ont pas de difficultés en lecture et présentent une dysorthographie de surface [1].
Interventions recommandées
Les sources disponibles ne précisent pas les interventions spécifiques recommandées pour la dysorthographie de surface. Cependant, il est généralement admis que les interventions doivent être adaptées aux besoins individuels de l'enfant et viser à améliorer les compétences en orthographe, notamment en renforçant la mémorisation des formes orthographiques des mots [2].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les dispositions légales spécifiques pour les enfants présentant une dysorthographie de surface. Cependant, en France, les troubles spécifiques des apprentissages, dont font partie les dysorthographies, sont reconnus comme des handicaps et peuvent ouvrir droit à des aménagements pédagogiques et à des aides spécifiques [6].