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Alimentation et oralité

Comportements alimentaires et fonctionnement oral : succion, mastication, sélectivité, hypersensibilité orale.

Cadre clinique

Les troubles de l’oralité alimentaire concernent les fonctions orales liées à l’alimentation, incluant la succion, la mastication et la déglutition. Ces troubles peuvent se manifester par des difficultés à passer d’une étape alimentaire à une autre, comme le passage du biberon à la cuillère ou l’introduction des morceaux. Ils peuvent également s’accompagner de troubles sensoriels, tels que des difficultés à toucher, sentir ou goûter les aliments, ainsi que de difficultés oro-motrices, comme des problèmes de succion ou de mastication [4] [5].

Les troubles de l’oralité alimentaire sont fréquents chez les nouveau-nés prématurés en raison de leur immaturité cardio-respiratoire, de leurs pathologies pulmonaires, digestives ou neurologiques, et de leur exposition à des stimulations nociceptives (sondes, aspirations respiratoires itératives). Ces facteurs peuvent entraîner une inhibition de la succion, une exacerbation de la sensibilité bucco-faciale et une hypersensibilité du réflexe nauséeux [2].

Repères épidémiologiques

Les troubles de l’oralité alimentaire peuvent être prédictifs de troubles du langage. Ils sont particulièrement fréquents chez les nouveau-nés prématurés en raison de leur immaturité et des conditions hospitalières précoces et prolongées [2]. Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de ces troubles dans la population générale.

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic des troubles de l’oralité alimentaire repose sur l’identification de difficultés persistantes depuis plus de deux semaines. Les critères incluent des difficultés à passer d’une étape alimentaire à une autre, des troubles sensoriels (difficultés à toucher, sentir ou goûter les aliments) et des difficultés oro-motrices (problèmes de succion ou de mastication). Les signes cliniques peuvent inclure des haut-le-cœur fréquents, des vomissements, une consommation limitée d’aliments (moins de 20 aliments à 18 mois), un manque de plaisir à s’alimenter, des repas longs (supérieurs à 30 minutes), le stockage prolongé de la nourriture dans la bouche, et une sélection rigide des aliments en fonction de la texture, du goût, de la couleur ou de la température [4] [5].

Interventions recommandées

L’accompagnement par un professionnel formé aux troubles de l’oralité, tel qu’un orthophoniste, un ergothérapeute ou un psychologue, favorise la réalisation de progrès au quotidien. Les interventions peuvent inclure des stratégies pour encourager l’enfant à explorer de nouveaux aliments, comme choisir les aliments à découvrir avec l’enfant et utiliser des récompenses. Il est également recommandé de féliciter l’enfant pour ses progrès, même minimes, et de noter les petites réussites pour valoriser les progrès réalisés et soutenir la motivation. La patience et la persévérance sont essentielles, tout comme l’innovation dans les approches proposées [3] [6].

Pour les enfants plus grands, il est conseillé de les laisser dans leur zone de confort en attendant de consulter un professionnel. On peut les laisser manger ce qu’ils aiment pour qu’ils aient suffisamment de calories, sans forçage sur les autres aliments. Il est également important de privilégier des moments de repas chaleureux, de choisir des conversations non centrées sur ce qu’il y a dans l’assiette, et de prévoir des assiettes colorées et attractives. Autoriser l’enfant à manger avec les doigts et utiliser des cure-dents ou pics pour attraper les aliments peut également être bénéfique [10].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés aux troubles de l’oralité alimentaire.

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Sources mobilisées (7)