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Diagnostic différentiel obligatoire des troubles du langage oral (3-6 ans)

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Le diagnostic de « troubles spécifiques du langage oral chez l'enfant entre 3 et 6 ans » est un diagnostic difficile. En cas de troubles graves, les troubles sont beaucoup plus souvent associés qu'isolés, ce qui rend indispensable le bilan médical pluridisciplinaire. Le bilan médical est essentiel pour affirmer le caractère primaire du retard ou du trouble du langage (non secondaire à une autre pathologie) et permettre d'orienter la prise en charge (grade B). Il s'agit de rechercher systématiquement 5 étiologies.

Comprendre le profil

Le diagnostic de « troubles spécifiques du langage oral chez l’enfant entre 3 et 6 ans » est un diagnostic difficile. En cas de troubles graves, les troubles sont beaucoup plus souvent associés à d’autres troubles qu’isolés, ce qui rend indispensable le bilan médical pluridisciplinaire. En cas de troubles légers et isolés, il faut faire la part entre trouble et retard [1].

Le bilan médical est essentiel pour affirmer le caractère primaire du retard ou du trouble du langage (non secondaire à une autre pathologie) et permettre d’orienter la prise en charge (grade B). Il s’agit de rechercher systématiquement cinq étiologies :

  1. Un déficit sensoriel notamment auditif : tout enfant ayant un trouble du langage doit avoir un bilan auditif (examen des tympans, voix chuchotée hors de la vue de l’enfant) et au moindre doute un examen eudiométrique complet (grade C) [2].
  2. Une pathologie neurologique : tout enfant ayant un trouble du langage doit bénéficier d’un examen neurologique clinique : régression du langage, recherche d’antécédents familiaux et personnels, d’un trouble neurologique moteur, d’une dysmorphie [9].
  3. Un retard mental [5].
  4. Des troubles des capacités motrices [5].
  5. Des troubles de l’attention avec hyperactivité, des troubles de l’humeur ou des troubles anxieux [5].

Adaptations en classe

En classe, il est important de repérer les signes d'alerte et de mettre en place des adaptations pédagogiques. Les enseignants, aidés par les membres du RASED (Réseau d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté), jouent un rôle clé dans ce repérage. Une distinction est à faire au-delà de la sémantique entre repérage, dépistage et diagnostic. Le repérage d’enfants présentant des signes d’alerte ou d’enfants en difficulté doit être naturellement effectué par le maître de la classe, aidé par un membre de RASED (notamment le psychologue scolaire) [10].

Les outils de repérage et de dépistage, tels que les questionnaires DPL 3, Chevrie-Muller, et les batteries de tests ERTL 4, PER 2000, et ERTL A6, peuvent être utilisés pour identifier les troubles du langage oral. Ces outils sont validés et adaptés aux différentes tranches d'âge entre 3 et 6 ans [6].

Accompagnement individualisé

L'accompagnement individualisé est crucial pour les enfants présentant des troubles du langage oral. Un bilan orthophonique est recommandé pour évaluer précisément le type et la gravité du trouble. Ce bilan permet d'évaluer les aspects expressifs (phonologie, vocabulaire, morphosyntaxe et récit), réceptifs (perception et compréhension) et pragmatiques (emploi du langage dans les interactions sociales et familiales) [7].

Chez l’enfant de 3 à 4 ans, il y a indication de bilan orthophonique :

Chez l’enfant de 4 à 5 ans, même en cas de retard moins sévère que précédemment, le bilan orthophonique peut être indiqué pour faire une évaluation quantifiée des troubles de l’expression et des troubles de la compréhension. En cas de retard dans l’expression et en particulier l’aspect phonologique du langage uniquement, en l’absence évidente de retard ou de trouble dans la compréhension, une simple surveillance paraît justifiée avec un réexamen de l’enfant 6 mois plus tard (grade C) [3].

À 5 ans, le bilan orthophonique est justifié non seulement dans les cas cités précédemment, mais aussi devant tout trouble du langage quel qu’il soit, authentifié par une batterie de dépistage. La persistance d’un trouble du langage, en particulier de troubles phonologiques, peut gêner considérablement l’apprentissage de la lecture au début du primaire (grade C) [3].

Travail avec la famille

Le travail avec la famille est essentiel pour une prise en charge globale de l'enfant. Les enseignants et les professionnels de santé doivent collaborer avec les parents pour rassembler toutes les informations utiles et mettre en place un plan de prise en charge adapté. A partir de ce repérage, et en rassemblant toutes les informations utiles fournies par la famille, l’enseignant, le membre du RASED, un médecin de P.M.I. (pour les enfants de 2 à 4 ans) et un médecin de l’Éducation Nationale (pour les autres) effectuent un dépistage des enfants suspects d’un trouble du langage. Ces enfants sont ensuite adressés à des professionnels de santé spécialisés dans ce domaine qui s’attacheront, autant que faire se peut, à constituer des réseaux de professionnels de santé multidisciplinaires et/ou en fonction de la gravité du cas, à des centres référents [10].

Cadre réglementaire scolaire

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables.

Ressources liées

Pour une prise en charge optimale, il est recommandé de faire appel à des professionnels spécialisés tels que les orthophonistes, les ergothérapeutes, et les psychologues scolaires. Ces professionnels peuvent évaluer et rééduquer les troubles du langage oral, et adapter l'environnement de l'enfant pour faciliter son autonomie et son apprentissage [KG-4] [KG-8].

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables. Pour plus d'informations sur les adaptations pédagogiques et les dispositifs scolaires, il est recommandé de consulter les recommandations de l'Éducation nationale et les professionnels de santé spécialisés.

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Sources mobilisées (5)