Accueillir l'enfant à risque de TND en crèche ou en collectivité le plus tôt possible
Mis à jour le
La HAS recommande que les jeunes enfants à risque de trouble du neurodéveloppement, ou chez qui un trouble est suspecté, soient accueillis en crèche, halte-garderie ou multi-accueil le plus tôt possible, avec des places réservées. Cette socialisation précoce soutient le développement et prépare l'entrée à l'école ; elle n'attend pas la fin des bilans.
En bref
- Cité par : HAS
- Attesté par : 1 document (Handicap Agir Tôt) — niveau de preuve : Pédagogique
Qu'est-ce qu'un trouble du neurodéveloppement ?
Les troubles du neurodéveloppement regroupent un ensemble d'affections qui apparaissent durant la période du développement. Ils entraînent des difficultés significatives dans l'acquisition et l'exécution de fonctions spécifiques intellectuelles, motrices, sensorielles, comportementales ou sociales. Ces troubles incluent par exemple l'autisme, le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles dys (dyslexie, dysphasie, etc.) ou encore les troubles du développement intellectuel [KG-3] [6].
Un repérage précoce des troubles du neurodéveloppement est essentiel pour permettre une intervention rapide et adaptée. Plus un trouble est détecté tôt, plus les chances d'améliorer le développement de l’enfant et son inclusion augmentent [6]. Les parents sont souvent les premiers à remarquer des signes inhabituels, mais d'autres professionnels comme les médecins, les enseignants ou les professionnels de la petite enfance peuvent aussi intervenir [12].
Ce que ça change au quotidien
Accueillir un enfant à risque de trouble du neurodéveloppement ou chez qui un trouble est suspecté en crèche ou en collectivité le plus tôt possible est recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS). Cette inclusion précoce permet de préparer l’inclusion scolaire ultérieure et de soutenir le développement de l’enfant [2] [3]. Il est également recommandé de réserver des places de crèche ou multi-accueil pour ces jeunes enfants [1].
La socialisation en collectivité permet aussi de mettre en place une guidance parentale. Les parents sont placés au cœur de la prise en charge et de l’éducation de leur enfant. Des stratégies d’accompagnement et de soutien au développement des compétences de régulation émotionnelle sont intégrées aux programmes d'intervention proposés aux parents d’enfants vulnérables [1] [3].
Ce qui peut aider
Plusieurs dispositifs et outils sont disponibles pour aider les parents et les professionnels à repérer et accompagner les enfants à risque de trouble du neurodéveloppement.
- Consultation spécialisée en neurodéveloppement : Chez un enfant à haut risque de trouble du neurodéveloppement ou chez un enfant à risque modéré avec signes d’alerte, il est recommandé des consultations spécialisées en neurodéveloppement par un médecin référent formé aux troubles du neurodéveloppement [7].
- Plateformes de coordination et d’orientation (PCO) : Ces plateformes permettent un accès rapide aux bilans et interventions, pris en charge sans avance de frais jusqu’aux 7 ans de l’enfant [11].
- Outils de repérage : Des grilles d’observation validées et des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) sont disponibles pour faciliter le repérage des signes de trouble du neurodéveloppement [11].
En cas de suspicion de trouble du neurodéveloppement, il est important d’en parler à votre médecin traitant ou à un professionnel de santé. Des ressources sont également disponibles pour les professionnels de la petite enfance et les enseignants afin de les aider à repérer les premiers signes de trouble du neurodéveloppement [12].