Troubles du langage : par où commencer
Le trouble développemental du langage (TDL) — anciennement appelé dysphasie — est une difficulté durable à acquérir le langage oral, chez un enfant d'intelligence normale et sans cause comme une surdité. Il peut toucher la production (l'enfant a du mal à parler, à trouver ses mot
Cadre clinique
Le trouble développemental du langage (TDL), anciennement appelé dysphasie, est une difficulté durable à acquérir le langage oral chez un enfant d'intelligence normale, sans cause identifiable comme une surdité. Ce trouble affecte la production (difficulté à parler, à trouver ses mots, à faire des phrases) et/ou la compréhension (difficulté à comprendre ce qu'on lui dit). Les troubles du langage oral sont fréquents chez l'enfant, et la dysphasie en représente la forme la plus sévère, touchant environ 1 % des troubles de l'expression orale [1].
La dysphasie se caractérise par une perturbation profonde et durable des performances verbales, non expliquée par une lésion organique, des troubles sensoriels ou moteurs graves, une déficience mentale ou un trouble émotionnel majeur. Elle peut se manifester par des troubles de l'évocation lexicale, de l'encodage syntaxique, de la compréhension verbale, ou de la production d'unités verbales sur commande [5] [7].
Repères épidémiologiques
Selon une étude, le trouble du langage touche 2,3 % de la population [9]. Les troubles du langage oral peuvent prendre différentes formes et toucher les compétences d’expression, les compétences de compréhension, ou les deux. Sur chacun de ces versants, différents domaines peuvent être concernés, tels que le vocabulaire, la construction des phrases, du discours, et l’adaptation de ce discours au contexte et à l’interlocuteur [8].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic de dysphasie repose sur des évaluations réalisées par un orthophoniste. Il est important de suspecter une dysphasie si l’enfant n’a pas produit de mot à deux ans ou de premières phrases à trois ans, ou si à l’âge de quatre ou cinq ans, on observe une stabilité du déficit de communication. Les orthophonistes peuvent également observer des anomalies des praxies bucco-faciales ou des troubles de l'évocation lexicale, de l'encodage syntaxique, de la compréhension verbale, ou de la production d'unités verbales sur commande [5] [7].
Un bilan orthophonique permet d’explorer ces différents aspects et de poser le diagnostic de trouble du langage oral. Ce bilan est essentiel pour identifier les domaines spécifiques touchés et pour mettre en place une prise en charge adaptée [8].
Interventions recommandées
La prise en charge précoce est cruciale pour améliorer le pronostic. Un dépistage et une prise en charge sont recommandés dès la maternelle, avant 5 ans et si possible dès 3 ans. L'orthophoniste est le professionnel clé pour le langage : il réalise les bilans et la rééducation, souvent suffisante. Le médecin coordonne et oriente si besoin vers d'autres professionnels [3] [4].
Des associations, comme la Fédération Française des DYS et APEDYS France, accompagnent également les familles concernées par les troubles du langage [3].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques pour les enfants atteints de troubles du langage. Pour plus d'informations, il est recommandé de consulter les ressources locales et les associations spécialisées.
Sources mobilisées (8)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-dysphasie-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-trouble-langage-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [3] Sante.fr Dys durables — DGS (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [5] FNO — FNO (2018) 📄 (1 extrait)
- [6] Trouble du langage oral : Quels aménagements scolaires ? — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [7] Glossa — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [8] Serenaid — Serenaid (2024) 📄 (4 extraits)