Congé de proche aidant
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Le congé de proche aidant est un dispositif qui vous permet, en tant que salarié, de réduire votre activité professionnelle pour accompagner une personne handicapée ou âgée ou en perte d'autonomie. En l’absence de tels dispositifs conventionnels, vous pouvez prendre un congé de proche aidant pour une durée maximale de 3 mois. Sachez que ce congé de proche aidant peut être fractionné par demi-journée et renouvelé, sans toutefois dépasser un an sur toute la carrière d’un salarié.
En bref
- Cadre légal : Code du travail, articles L3142-16 à L3142-21
Congé de proche aidant
Le congé de proche aidant permet à un salarié de réduire ou suspendre temporairement son activité professionnelle pour accompagner un proche en situation de handicap, en perte d'autonomie ou âgé. Ce dispositif s'adresse à toute personne aidant régulièrement un membre de sa famille ou une personne avec laquelle elle entretient des liens étroits et stables. La personne aidée doit résider en France de façon stable et régulière [1].
Ce congé peut durer jusqu'à 3 mois, fractionné par demi-journées, et être renouvelé sans dépasser 1 an sur toute la carrière. Bien qu'il ne soit pas rémunéré par l'employeur, vous pouvez demander une allocation journalière du proche aidant (AJPA) pour compenser partiellement la perte de salaire. Pour en bénéficier, vous devez remplir un formulaire Cerfa et fournir les pièces justificatives à la Caisse d'allocations familiales (Caf) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) [2].
Pour obtenir ce congé, il faut en faire la demande à votre employeur, sans condition d’ancienneté. La personne aidée doit avoir un taux d'incapacité d'au moins 80% reconnu par la MDPH, être invalide ou bénéficiaire de rentes d'accident du travail, ou avoir une perte d'autonomie correspondant à un GIR de 1 à 4 et être bénéficiaire de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) [2]. Pour plus d'informations, consultez les articles liés sur les droits des aidants et les solutions de répit [KG-1] [KG-6].