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Congé de proche aidant

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Le congé de proche aidant est un dispositif qui vous permet, en tant que salarié, de réduire votre activité professionnelle pour accompagner une personne handicapée ou âgée ou en perte d'autonomie. En l’absence de tels dispositifs conventionnels, vous pouvez prendre un congé de proche aidant pour une durée maximale de 3 mois. Sachez que ce congé de proche aidant peut être fractionné par demi-journée et renouvelé, sans toutefois dépasser un an sur toute la carrière d’un salarié.

En bref

Qu'est-ce que le congé de proche aidant ?

Le congé de proche aidant est un dispositif qui permet aux salariés du secteur privé ou public de réduire ou suspendre temporairement leur activité professionnelle pour accompagner un proche en situation de handicap, en perte d'autonomie ou âgé. Ce congé peut concerner un enfant, un conjoint, un parent, un frère, une sœur, ou tout membre de la famille jusqu’au 4e degré, ainsi que toute personne avec laquelle vous entretenez des liens étroits et stables [1]. La personne aidée doit résider en France de façon stable et régulière [1].

Pour bénéficier de ce congé, vous devez en faire la demande à votre employeur. En l’absence de dispositifs conventionnels, la durée maximale du congé est de 3 mois, renouvelable mais sans dépasser 1 an sur toute votre carrière. Ce congé peut être fractionné par demi-journée [2]. Le congé de proche aidant n’est pas rémunéré par l’employeur, sauf si des dispositions conventionnelles le prévoient [4].

Ce que ça change au quotidien

Le congé de proche aidant permet de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle en vous offrant un temps dédié pour accompagner votre proche. Cependant, cette période d’absence n’est pas rémunérée, ce qui peut impacter vos revenus. Pour compenser cette perte de salaire, vous pouvez faire une demande d’allocation journalière du proche aidant (AJPA) [4].

Pour obtenir l’AJPA, vous devez remplir plusieurs conditions : résider en France de manière stable et régulière, avoir un lien étroit et stable avec la personne aidée, et apporter votre aide de manière régulière et non professionnelle. La personne aidée doit avoir un taux d’incapacité d’au moins 80% reconnu par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), être invalide ou bénéficiaire de rentes d’accident du travail et de maladie professionnelle avec une majoration, ou avoir une perte d’autonomie correspondant à un GIR de 1 à 4 et être bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) [5].

L’AJPA est versée par la Caisse d’allocation familiale (Caf) ou la Mutualité sociale agricole (MSA) et est plafonnée à 22 jours par mois et 66 jours par personne aidée. Vous pouvez bénéficier de cette allocation pour accompagner jusqu’à 4 personnes sur l’ensemble de votre carrière [6].

Ce qui peut aider

Pour financer les solutions de répit, plusieurs aides existent. Vous pouvez demander l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) ou la prestation de compensation du handicap (PCH) pour financer des solutions de répit, telles que les déplacements ou la participation à la vie sociale de votre proche [11]. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) peut également être utilisée pour les aidants de personnes âgées en situation de handicap, avec une aide au répit d’un montant maximal de 548,54 euros [11].

En cas de difficulté, vous pouvez vous rapprocher d’associations spécialisées comme l’Association Française des Aidants, l’Association Je t’aide, ou la Compagnie des Aidants, qui proposent des réseaux de soutien et des formations [12]. Le Défenseur des droits peut également vous aider à mieux comprendre vos droits et vous orienter dans vos démarches [12].

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les sites Mon Parcours Handicap et Solidarité.gouv.fr, qui proposent des guides pratiques et des ressources actualisées sur les dispositifs disponibles pour les aidants [10].

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Sources mobilisées (4)